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26/11/2012

Parution

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Vous trouverez un (long) texte de moi dans cette anthologie. J'y suis en TRES bonne compagnie. Vous voulez connaître le générique complet, commander l'ouvrage ? ICI.

10/08/2012

Pendant ces vacances...

... l'acquisition (et la lecture) de ces deux ouvrages... 

vinau,houdaer,le pédalo ivre,engeances,les derniers seront les derniers,remue.net,curiosity,mars

 

 

vinau,houdaer,le pédalo ivre,engeances,les derniers seront les derniers,remue.net,curiosity,mars

... sont vivement recommandées pour vous protéger des méduses (qui font plus de morts chaque année que les requins), de l'insolation et des programmes télés sportifs.

Plus de renseignements sur le livre de Thomas Vinau ? Ici.

Plus de renseignements sur le mien d'ouvrage ? .

Autrement, on me signale une incroyable nouvelle : j'aurais posé un orteil en territoire "remue.net" (un peu comme la machine Bidule qui a posé une roue sur la planète Truc). 

08/08/2012

JUBILÉ

 

il est historien de formation

 

si l’on en croit la légende qui figure sous sa photo

 

dans le journal

 

il se fait fort de nous expliquer

 

le pourquoi de certaines superstitions

 

son analyse est censée mettre à mal

 

des légendes populaires qui se perdent dans la nuit des temps

 

à mieux regarder son portrait

 

on lit dans son regard une tristesse incommensurable

 

et sa veste rouge n’y peut rien changer

 

 

extrait de mon prochain recueil à paraître (fin 2012)

 

12/07/2012

GRAINS


elle trace des huit
dans le sable
avec l’unique sandale
que les flots lui ont laissée

sous les mats et les mouettes
ses parents sont trop occupés à se disputer
pour l’avoir vue se noyer

 
extrait de "ENGELURES"

08/07/2012

VAR # 1

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En guise de carte postale toulonnaise, cet extrait de mon polar (inédit) « TRACEUSES » qui se déroule… devinez où.  

 

« Midi à l’horloge de la gare. Façades noircies par la pollution comme par un monstrueux fusain. Parfois, quelques tâches de rouge ayant viré au rose, des fringues qui sèchent aux balustrades, couleurs passées au soleil. Un, dix, cent volets fermés laissent filtrer vers l’extérieur les lumières inquiétantes de postes de télévision. Chaque pâté d’immeuble sert de coffrage à une centrale nucléaire en plein accident Tchernobyl.

Marion avance. Marche. Trace. La laideur comme un feu d’artifice permanent. Fausse blonde à l’âge indéterminé, Cine Sex Video, fausse blonde mangeant pizza, Elegance Canine, fausse blonde portant de vraies chaînes en or, Parfumerie Sandy, fausse blonde avec un méchant coquard, cinoche à la programmation 100% américaine, fausse blonde engueulant une autre fausse blonde, aloès albinos, fausse blonde sortant d’un hammam, plaque commémorative « Membres de l’Eglise Réformée de France morts pour la Patrie », fausse blonde crachant dans une fontaine à sec, bagarre dans le local des Associations des Harkis du Var, fausse blonde s’arrachant la peau bronzée de son bras droit contre le tronc d’un palmier, des fringues impossibles, toute une mode vestimentaire exhibant des zones érogènes parfaitement cramées, fausse brune… »

10:56 Publié dans a.2) MES TEXTES, polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toulon

30/05/2012

Parutions en revue

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(...) Les quatre poèmes présentés ici relèvent de ce que l'on appelle communément la "poésie du quotidien" et visent à mettre en valeur toutes ces petites transformations du monde qui ont lieu sans que, la plupart du temps, nous y prêtions attention. Or, mieux qu'une photographie ou qu'un tableau - tous deux évoqués à plusieurs reprises -, le poème de Frédérick Houdaer permet de rendre vie à ce qui passe. Il peut s'agir de nous-mêmes, passants anonymes de ce monde dans "Triomphe intime", où le poème devient la mémoire paradoxale de ce qui semble avoir vocation à s'effacer, nos pas, notre présence en ce monde. De regardé, le "nous" devient ensuite "je"-regard dans "Making-off" qui montre littéralement le monde en train de se faire. Ce qui peut paraître en soi un non-évènement ("un chantier tout frais") devient un évènement pour le poète dont le "je" n'a de raison d'exister que par ce mouvement entre intérieur et extérieur, et il s'affirme second par rapport au réel, brisant, dans un clin d'oeil malicieux à Apollinaire, toute tentation lyrique : "je n'aurai plus qu'à partir". Car il y a de la malice dans ces poèmes, qui va parfois aussi jusqu'à l'autodérision ("mon ordinateur fait de plus en plus de bruit / pas mes livres"). Ce n'est pas que le poème ne soit pas chose sérieuse - même s'il ne semble pas interdit chez ce poète d'effleurer la question -, ce qui est visé concerne plutôt tous ces gestes faits machinalement et dont nous perdons le sens, tel celui de "double-cliquer", "comme une double prosternation", nous dit l'auteur. Les poèmes de Frédérick Houdaer sont donc une invitation à désapprendre les gestes courants, comme avec la langue de tous devenue sienne, il fait "des portraits / pour apprendre à gommer / la technique acquise".

Blandine Poinsignon-Douailler, "PLACE DE LA SORBONNE, revue internationale de poésie de Paris Sorbonne"


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Site de la revue "Dissonances" ICI.

25/04/2012

SI TANT EST

 

à l’heure où l’ami découvre

le dessous des cartes

à l’heure où

peut-être

il découvre le visage de ses nouveaux parents

oui

me reviennent les souvenirs d’une discussion

que j’ai eue avec lui

au sujet de la réincarnation

nous étions dans sa chambre d’hôpital

et avions fini de nous moquer

des programmes de la télévision

et de la laideur de l’infirmière

et tranquillement

nous avons évoqué les différents scénarii possibles

qui nous verraient nous rencontrer à nouveau

dans de prochaines vies

cela nous a pris un certain temps

 

F.Houdaer