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22/06/2018

Dobermann

La grande Gina, le regard fuyant, sachant plus trop quoi faire, enfila son velours, fute hivernal, qu’elle se collait quotidiennement sur la peau dès qu’elle mettait son rongeur en veilleuse. Décarrer en jupe fendue et balconnet dentelle, c’était pas son genre. Merci bien. Pour mettre les locataires de son immeuble, véritable village aux furtives médisances en émoi, c’était vraiment pas la peine. D’autant que, cette nuit, pour sa pomme, c’était la der des der. Son petit bouclard de fleurs, dont elle avait dissimulé l’existence à Aldo et consorts, voulant définitivement couper les ponts, elle l’avait bien à elle désormais, grâce à l’ultime complaisance d’un micheton haut placé dans le croum professionnel. Dorénavant, et pour un temps qu’elle espérait infini, elle vendrait plus aux clilles que des gerbes de roses, en nombre impair évidemment, et plus jamais des « feuilles de rose » qu’elle avait, dans le passé, accordées au bonus. (…) Terminarès !

dobermann,joël houssin,houssin

 

05/01/2018

(Double) Hommage

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Paul Otchakovsky-Laurens

 

Pascal

 

28/12/2017

Crumley

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" - Ecoute, je sais le genre de soupe sentimentaliste qu'est ma poésie, et je sais le genre de chierie machiste que constitue ma prose (je suis aussi bidon que ma foldingue de mère), mais j'ai appris des choses durant ces derniers mois de folie... "

 

06:13 Publié dans polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james crumley, crumley

05/11/2017

"Vos goûts..."

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- Vos goûts en matière de décoration ne manquent pas d'intérêt.
- J'aime le bois qu'on utilisait dans les années vingt. (Je désignai la table, près d'elle, où était posé mon échiquier.) De l'ébène de Macassar.
J'omis de préciser que c'était à mon ex-fiancée que j'avais confié, sur son insistance, mais à mes frais, la décoration de mon bureau. Avant qu'elle ne s'en occupe, je n'avais que des meubles provenant des surplus de l'armée, et un nécessaire de bureau des services de la sûreté ; si vous aviez fredonné l'hymne national dans la pièce, tout le mobilier se serait mis au garde-à-vous. À présent, mon ex-fiancée m'a quitté, et on me prend pour un homme de goût. 


William Kotzwinkle, "Le jeu des trente"

 

 

21/05/2017

100 % Goodis

" Rien, voilà à quoi son existence se résumait. Pas de boulot, pas d'argent, pas de petite amie. Il grappillait quelques pièces de monnaie à droite et à gauche, jouait au billard et buvait du mauvais whisky. Les jours se traînaient, gris, interminables, remplis de la douleur sourde des désirs refoulés. Jusqu'au jour où il la rencontra. Elle vint à lui, surgie du froid glacial et de la pourriture des ruelles étroites. Opulente, sensuelle et consentante, et brusquement, elle se retrouva entre ses bras, une traînée de bas étage qui mit sa vie en pièces et lui donna... Tout. "

David Goodis

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23/03/2017

Vous trouverez...

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... le texte que j'ai écrit à quatre mains avec Jérôme Leroy à Nantes ("Nos poètes sont tous des héros de roman noir") dans le dernier numéro de "L'Indic" !

 

26/01/2017

Un plateau impensable de nos jours...

... Malet, Manchette, A.D.G... 

 

19:51 Publié dans polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : a.d.g, malet, manchette