UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2021

Exagérations

wild bunch9.jpg

The human race exaggerates

everything : its heroes,

its enemies,

its importance.

 

Charles Bukowski

 

09/05/2021

Peer Gynt

Erik Theodor Werenskiold (1855-1938).jpg

- Peer, peux-tu me dire en quoi les trolls sont différents des hommes ?
- Je ne vois pas la différence : les grands trolls veulent tout bouffer et les petits trolls veulent griffer tout le monde. Si les hommes étaient courageux, c'est ce qu'ils feraient... 
 
"Peer Gynt", Henrik Ibsen
illustration : Erik Theodor Werenskiold
 

28/04/2021

"Povre..."

Truffaut 52.jpg

Povre je suis de ma jeunesse
De povre et de petite extrace.
François Villon
 

25/04/2021

Chaissac

176939746_10159371223458872_8651692137584882926_n.jpg

Je ne me dis pas artiste, je ne me dis pas poète, mais je me sens artiste, je me sens poète parfois. Je me sens paysan. Je me sens traceur de piste, guide. Je me sens dompteur. Je me sens prêtre. Je me sens voyageur. Et je me sens surtout le spectateur d’une pièce où tous les hommes et tout ce qui existe sur la terre, jouent un rôle. Je me sens soldat qui doit lutter pour la paix. Je me sens tout. 

Lettre de Gaston Chaissac à Raymond Queneau, mars 1946

 

24/03/2021

William Seabrook

162744424_10159296466278872_3156795057188076426_o.jpg

Quel livre ! Quelle autobiographie (écrite deux ans avant de se tuer…. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Seabrook écrit comme un homme qui n’a plus rien à perdre) !

Extrait # 1 :

« - Will, pourquoi tu ne te reprends pas ? me dit un jour le Dr Beaufort. Tu es plus intelligent que la plupart des étudiants, et pourtant tu restes à la traîne et tu rêvasses au fond de la classe. Tu es plus intelligent que ton père, j’imagine que je n’ai pas besoin de te le dire, mais c’est un homme bon et utile, alors que toi, mon garçon, tu n’es ni bon ni utile… »

162526432_10159296466123872_2331587382373675868_o.jpg

# 2 :

« M. Hearst, pour nous les mercenaires qui ne travaillions que pour l’argent, était un employeur généreux, franc, direct et impitoyable, et ceux d’entre nous qui le connaissaient personnellement l’aimaient intimement. Mais des dizaines de blagues circulaient au bureau, dont la favorite concernait un jeune homme, un peu comme moi, qui était venu à New-York, s’était fait embaucher par Hearst, faisait du « bon boulot » et envoyait de gros chèques à sa chère vieille mère. Un jour où elle vint lui rendre visite, il implora ses amis :

- Pour l’amour de Dieu, ne dites pas à ma mère que je travaille pour Hearst… son cœur lâcherait.

- Qu’est-ce qu’elle croit que tu fais ? demanda l’un de ses amis.

- Elle croit, hoqueta le chien savant, que je suis pianiste dans un bordel. »

163986274_10159301873288872_7495281546189852380_n.jpg

# 3 :

« Le lendemain alors que nous étions au bord de la fontaine, elle me dit :

- Ecoute. Si tu ʺécrisʺ ce que tu m’as ʺracontéʺ cette nuit, tu auras un chapitre. Si tu arrives à rendre ton écriture aussi cohérente que tu as rendu cohérent ton récit oral hier soir, tu auras un livre qui tient debout.

- Tu étais là. Si mon récit était cohérent, c’est parce que j’ai voulu te faire plaisir, t’enchanter et te savoir heureuse. Être assis seul devant la Remington et essayer d’écrire, c’est comme un chien qui bat les pattes à la fenêtre en espérant qu’une vieille dame inconnue passera et lui lancera un sourire ou un os.

Deborah réfléchit quelques instants avant de poursuivre :

- Je suppose qu’il n’est pas plus naturel pour un homme normal de s’asseoir seul et d’écrire qu’il n’est naturel pour un chien normal de s’asseoir sur son derrière et d’agiter ses pattes avant dans le vide de la solitude. Mais que ce soit naturel ou non puisque c’est le boulot que tu as commencé, que tu as promis de finir et pour lequel tu es payé, je pense que tu ferais mieux de rentrer chez toi tout de suite, de t’asseoir sur tes pattes arrière, de frétiller, de poser tes papattes avant sur le clavier et de frapper les touches, les écrabouiller s’il le faut, jusqu’à ce que tu aies terminé ce chapitre. Et arrête de m’en parler ou d’en parler à d’autres jusqu’à ce que tu l’aies fait. »

28/02/2021

Ferlinghetti

2333933659.jpg

Nous avons vu les meilleurs esprits de notre génération détruits par l'ennui lors des lectures poétiques.

Ferlinghetti (1919-2021)
 

10/11/2020

Quelques auteur(e)s lyonnais(e)s dans les années 80...

... photographié(e)s par Evelyne Proriol pour les besoins de ce livre aujourd'hui introuvable :

couv.jpeg

Patrick Dubost (si !)

pat.jpeg

Jean-Pierre Andrevon

andrevon.jpeg

Geneviève Metge

Metge.jpeg

Jacques Ancet

Ancet.jpeg

Mon amie Cécile Philippe

patrick dubost,geneviève metge,jacques ancet,cécile philippe,françois montmaneix,paul gravillon,calaferte,belletto,annie salager,bernard simeone,alain wexler,pierre péju,planchon,paul fournel,bernard frangin,andrea genovese,roger dextre,robert piccamiglio,annie zadek,henri poncet,juliet,jean-pierre andrevon,evelyne proriol,jean-marie auzias

(qui a été l'un de mes anges gardiens à Montréal en 2002-2003, et que j'évoque dans mes "Anges profanes" sans la citer)

 

François Montmaneix

montmaneix.jpeg

Paul Gravillon

gravillon.jpeg

Louis Calaferte

Calaferte.jpeg

René Belletto

beletto.jpeg

Annie Salager

Salager.jpeg

Bernard Simeone

simeone.jpeg

Alain Wexler

wexler.jpeg

Pierre Péju

péju.jpeg

Roger Planchon

planchon.jpeg

Paul Fournel

fournel.jpeg

Bernard Frangin

frangin.jpeg

Andrea Genovese

genovese.jpeg

Roger Dextre

dextre.jpeg

Robert Piccamiglio

piccamiglio.jpeg

Annie Zadek

zadek.jpeg

Henri Poncet

H Poncet.jpeg

Charles Juliet

Juliet.jpeg

 

12/08/2020

"Je ne le sais pas ni ne pose la question..."

Pessoa altman.jpg

Au-delà du tournant de la route
Il y a peut-être un puits et peut-être un château,
Ou peut-être simplement la route qui continue.
Je ne le sais pas ni ne pose la question.
Et quand je suis sur la route avant le tournant
Je ne regarde que la route avant le tournant,
Parce que je ne peux voir que la route avant le tournant.
Cela ne me servirait à rien de regarder au-delà,
Vers ce que je ne vois pas.
Préoccupons-nous seulement de l'endroit où nous sommes.
Il y a assez de beauté à être ici et non quelque part ailleurs.
S'il y a quelque chose au-delà du tournant de la route,
Que d'autres s'interrogent sur ce qu'il y a au-delà du tournant
de la route,
C'est bien là ce qu'est la route pour eux.
Si nous devons arriver là-bas, nous le saurons quand nous
y arriverons.
Pour l'instant tout ce que nous savons c'est que nous n'y sommes pas.
Ici, il n'y a que la route avant le tournant et avant le tournant
Il y a la route sans aucun tournant.

 

Pessoa

("Poèmes jamais assemblés d’Alberto Caeiro", traductions du portugais de Jean-Louis Giovannoni, Isabelle Hourcade, Rémy Hourcade & Fabienne Vallin, éditions Unes, 2019) 

                                                                                                                                                          

07/08/2020

"couleurs diverses"

116548416_10158695287873872_1833075518954988491_n.jpg

Ecrire
sur les soûleries
les idéologies
on discute
les parents
les élans
les amourettes
les relations
la solitude
les étapes
encore une fois sur l'idéologie
et sur ce qui s'ensuivit.

C'est tout de même de la merde
mais nous voulons désormais
chier en couleurs diverses. 

 

Jean-Patrick Manchette

(texte piqué ici)