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06/01/2022

Flow

You have to flow with the river.
There is no other way. 
Alan Watts

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Citation piquée ici
 

17:36 Publié dans Boussole | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cooper, venise, watts, pat caza

07/07/2021

"tout doucement..."

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Je prends tout doucement les hommes comme ils sont
J'accoutume mon âme à souffrir ce qu'ils font;
Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville,
Mon flegme est philosophe autant que votre bile. 
 
Chamfort Molière (voir commentaire)
 

11:13 Publié dans Boussole | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : chamfort, eastwood

09/02/2021

Mahabharata

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" Arjuna :

 

- Si la guerre, comme un orage indécis, nous menace et ne crève jamais, dois-je perdre toute ma vie à la préparer et mourir à la fin inutile et déçu ?

 

Krishna :

 

- Arjuna, je te le dis avec certitude : tu n’auras pas le choix entre la paix et la guerre.

 

- Quel sera mon choix ?

 

- Entre une guerre et une autre guerre.

 

- Cette autre guerre, où va-t-elle se dérouler ? Sur un champ de bataille ou au fond de mon cœur ?

 

- Je n'y vois pas une vraie différence. "

 

14/08/2020

Retrouvailles

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Grâce à ce livre (archi-sérieux & documenté sur Gurdjieff) de Roger Lipsey, j'apprends avec sidération que, dans le Paris des années 20, s'est tenu un concours de cuisine amical opposant G. à Brancusi (le sculpteur), avec pour serveur le poète Ezra Pound !

 

04/08/2020

"Que cherchez-vous à faire ?"

« - Monsieur Gurdjieff, que cherchez-vous à faire ?

- Ce que je cherche à faire ? J’essaie de montrer aux hommes que, quand il pleut, les rues sont mouillées. »

Extrait d’une interview de Gurdjieff lors de sa première visite new-yorkaise

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07:39 Publié dans Boussole | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gurdjieff

07/04/2020

" votre propre..."

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Vivez votre propre vie. C'est-à-dire là où vous êtes, tel que vous êtes, avec ce que vous êtes, avec qui vous êtes. Prenez appui sur la situation dans laquelle vous vous trouvez, et essayez en même temps de vous y adapter. Vous ne pouvez pas y échapper. 

Swami Prajnanpad

 

23/03/2020

Monsieur G.

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Appartement parisien de Gurdjieff.

 

18:27 Publié dans Boussole | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gurdjieff

14/12/2019

Folie ?

La folie contrôlée est l'art de la tromperie contrôlée ou l'art de faire semblant d'être complètement absorbé par une action en cours de feindre si bien que personne ne peut deviner que cette action n'est pas l'action réelle. La folie contrôlée n'est pas une tromperie totale, mais une façon sophistiquée, artistique d'être séparé de tout, tout en continuant à faire partie intégrante de tout. La folie contrôlée est un art. Un art très gênant et très difficile à apprendre. Beaucoup de sorciers ne le supportent pas, non parce qu'ils trouvent dans cet art quelque chose d'intrinsèque qui serait mauvais, mais parce qu'il faut beaucoup d'énergie pour l'exercer. [...] Quand nous accédons à la sorcellerie, notre personnalité est déjà formée et tout ce que nous pouvons faire, c'est pratiquer la folie contrôlée et nous moquer de nous-mêmes.  

Carlos Castaneda, "La force du silence"

 

05:31 Publié dans Boussole | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : folie, castaneda

05/11/2019

« Aujourd’hui j’ai invoqué tout dieu disponible dans la forêt embrumée... »

jim harrisson,harrisson,brice matthieussent,une heure de jour en moins,dieux

J’ai oublié où j’ai entendu que les poèmes

sont censés réveiller les dieux endormis ;

de nos jours et à leur manière habituelle,

ils prennent des formes presque méconnaissables ;

l’un est un chien, l’autre un épouvantail

hors d’usage – les corneilles se perchent

sur ses manches fouettées par le vent,

l’un est un charpentier qui ne devient pas Jésus,

un autre une fille montée au ciel

soixante ans trop tôt. Les dieux meurent,

pas toujours de leur plein gré,

tels des chats myopes bondissant

entre deux immeubles de sept étages.

Un dieu a fait sortir des plumes hors de ma peau

pour que je vole, une faveur frisant la terreur.

Mais je ne dresse pas ici une carte des dieux.

S’ils habitent les rivières,

c’est qu’elles sont sans équilibre figé ;

les dieux détestent l’équilibre, car tout

ce qui vit bouge ; les rocs

sont une guerre d’atomes, le pissenlit

perfore le goudron de la route.

Le scarabée tropical de Seltzer grandit à partir

d’une boule larvée dans le bras d’un homme,

pour en sortir adulte, en agitant ses pinces.

Sur le mont Cuchama il y avait tant de dieux

qui passaient là que je me suis terré au creux

d’un rocher, réveillant l’un d’eux par accident.

J’ai fui en serrant les fesses, mort de trouille.

Je pourrais tracer une carte du lieu,

mais on ne les surprend jamais deux fois

au même endroit. 

 

Jim Harrisson, « Une heure de jour en moins » (trad. Brice Matthieussent)