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17/12/2017

Céline par Buk

 

Mais Céline, il m'a donné honte du pauvre écrivain que je suis, j'ai eu envie de tout jeter par la fenêtre. Un foutu maître chuchotant dans ma tête. Dieu, l'impression d'être redevenu un petit garçon. Tout ouïe. Entre Céline et Dostoïevski il n'y a rien, si ce n'est Henry Miller. Enfin, passé le vertige qui m'a saisi en découvrant combien j'étais insignifiant, j'ai repris la lecture, et je me suis laissé mener par la main, volontiers. Céline était un philosophe qui savait que la philosophie était vaine ; un queutard qui savait que la baise était du vent ; Céline était un ange, il a craché dans les yeux des anges et puis il est descendu dans la rue.

Bukowski

 

27/03/2017

Où je sais me faire des cadeaux

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Commentaire de ma fille trouvant ce livre de Bukowski dans la boîte aux lettres :

- Mais... Il savait vraiment écrire qu'en anglais ?!

 

27/12/2016

Poésie & polar # 2

 

08/12/2016

Cet homme...

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... n'est pas candidat à la primaire (et il conduit une voiture non habilitée à rouler).

 

01/12/2016

"Deux frères"

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Le livre de Sammy Sapin vient de sortir. C'est un "Polder" (revue Décharge / éditions Gros Textes). J'en signe la préface. La couv' est de Sara Laé.

Avec la (grosse) participation de Ludwig Wittgenstein & de Charles Bukowski.

 

27/10/2016

La poésie, aux chiottes !

Comme promis, une vidéo chaque jeudi.

  

12/10/2016

Supplique à une jeune passante



fille en short, qui ronges tes ongles en tortillant du cul,
les garçons te regardent -
tu as plus d'importance, semble-t-il,
que Gauguin ou Brahma ou Balzac,
plus, en tous cas, que les crânes qui nagent à nos pieds,
ta démarche hautaine brise la Tour Eiffel,
fait tourner la tête des vieux vendeurs de journaux à la sexualité
éteinte depuis longtemps ;
tes bêtises réfrénées, ta danse de l'idiote,
tes grimaces délicieuses - ne lave jamais tes sous-vêtements
sales, ne chasse jamais tes actes d'amour
à travers les allées résidentielles -
ne nous gâche pas ça
en accumulant kilos et fatigue,
en acceptant la télévision et un mari gnangnan ;
n'abandonne jamais ce déhanchement maladroit et inepte
pour arroser la pelouse le samedi -
ne nous renvoie pas à Balzac ou à l'introspection
ou à Paris
ou au vin, ne nous renvoie pas
à l'incubation de nos doutes ou au souvenir
du frétillement de la mort, salope, affole-nous d'amour
et de faim, garde les requins, les requins sanglants
loin du cœur.

Charles Bukowski (in "Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines")

Trad. Thierry Beauchamp