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14/04/2026

Pépite

 

13/01/2026

"Mais..."

Alexander Gronsky 2.jpg

Des monceaux de têtes s’effacent à l’horizon
Là-bas je me réduis, nul ne me remarque plus.
Mais en de tendres livres, et dans les jeux d’enfants.
Je ressusciterai pour dire : le soleil brille. 
 
Mandelstam
(photo : Alexander Gronsky)
 

14/11/2025

L'ami Tilman

 

29/09/2025

Toulet

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Un Jurançon 93
Aux couleurs du maïs,
Et ma mie, et l’air du pays :
Que mon cœur était aise.
 
Paul-Jean Toulet
 

20/08/2025

Poésie actuelle ?

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D'une certaine poésie actuelle.
On donne une pièce rarissime, invendable, inéchangeable, à un type qui meurt de faim, qui demande vingt sous pour acheter un bout de pain.

Georges Perros

 

15/04/2025

"la soie qu'on tisse..."

Édouard Manet’s Seascape With Sailing Ships, 1868.jpg

Il ne faut jamais préjuger d’une voile
de son tissu de sa forme de sa force
on ne sait toujours pas les limites
de la liberté.
On ne sait pas de quoi sont faits les nerfs
ni quelle aube nous arrache à notre peau
de servitude.
On ne sait pas la soie qu’on tisse
ni les bateaux que l’on répare
ni les fauves de l’océan qu’on palpe
avec le souffle
ni les lacs minuscules où l’on se noie.
On ne sait pas les aboiements des fleuves
sans niche ni piège ni collier
ni le désir qui gonfle la toile
et qui donne au vent la fureur
d’inventer sa force sa forme
et sa nouvelle solitude.
 
Yves Boisvert
Poèmes de l'avenir
(Ed. Écrits des Forges, 1994)
Tableau : Édouard Manet, 1868
 

10/05/2024

Ce mardi...

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... à la Maison de la Poésie !

Les ami(e)s parisien(ne)s, soyez au rendez-vous !

 

23/04/2024

"... mains vides..."

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Nul ne possède rien. Pour posséder quelque
chose, il est nécessaire de le mettre à nu, de
s'emparer de son centre et d'avoir un espace où
le protéger.
Pour posséder une rose,
nul ne peut la dévêtir de ses pétales et retenir son arôme.
Les mains de l'homme sont toujours des mains
vides. Peut-être notre exercice fondamental
consiste-t-il à aimer et à écrire avec les mains
vides.
 
Roberto Juarroz, Fragments verticaux, éd. José Corti
 

11/04/2024

"Pour vivre ici"

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Aucun homme n’est invisible
Aucun homme n’est plus oublié en lui-même
Aucune ombre n’est transparente.
Je vois des hommes là où il n’y a que moi
Mes soucis sont brisés par des rires légers
J’entends des mots très doux croiser ma voix sérieuse
Mes yeux soutiennent un réseau de regards purs
Nous passons la montagne et la mer difficiles
Les arbres fous s’opposent à ma main jurée
Les animaux errants m’offrent leur vie en miettes
Qu’importe mon image s’est multipliée
Qu’importe la nature et ses miroirs voilés
Qu’importe le ciel vide je ne suis pas seul. 

Paul Eluard, Pour vivre ici