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11/04/2017

André Blanchard (#1)

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Fier de publier mon prochain roman au Dilettante, l'éditeur de André Blanchard (qui, lui, n'aurait jamais commis de roman).

Je l'ai découvert peu de temps après qu'il soit décédé (grâce à un article de Beigbeder, je n'ai pas honte de le préciser). Me suis jeté sur ses Carnets de Vesoul (amis lyonnais, vous les trouverez à la Bibliothèque de La-Part-Dieu... oui, faites que ces ouvrages tournent en permanence, que jamais ils ne soient désherbés...)

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" Des choses qui arrivent trop tard, c'est courant dans une vie, et celle de l'écrivain pousse à la roue. Ne parlons pas du succès qui débarque pile pour étoffer la couronne mortuaire, c'est on ne peut plus répertorié, envisageons cette autre attrape, combien plus tordue : posséder son art et perdre le goût d'en user.

Comme quoi Rimbaud fut deux fois précoce. "

André Blanchard

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" Même quand elle ne nous fait plus rire, la vie reste comédie. C'est nous, le drame. "

 

 

 

14/11/2016

Je n'ai vu la coïncidence relevée nulle part...

... Leonard nous a quitté un 10 novembre, tout comme Rimbaud. Et sans doute des millions d'autres personnes.

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17/09/2010

Ah bon ?

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Donc… parler de moi, pour éviter d’évoquer x ou y et mordre.

J’écris.

Je suis invité, dans le cadre du festival Parole Ambulante, à croiser le fer avec Alexandre Dumal et Mouloud Akkouche le dimanche 24 octobre au Centre Edouard Brenot à Grigny.

Le 20 et 21 novembre, je signerai lors du festival Sang D’Encre, à Vienne.

Lu et chroniqué (pour « Livre & Lire ») deux remarquables ouvrages ces derniers temps :

« Sous le manteau » de Sylvie Fontaine.

« Le Zaroff » de Julien d’Abrigeon. Puisque Rimbaud avait raison, « quand l’on a faim et soif, il y a quelqu’un qui vous chasse. »

R.A.R (rien à rajouter) ? R.A.R.

 

10/01/2010

JEU DE MASSACRE

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De son pistolet d’arçon, Robespierre vise quelques pipes de terre. Saint-Just le rejoint et la dispute peut commencer. Robespierre est noir, Saint-Just un blanc très maigre et portant la djellaba. Nous sommes à la veille du centenaire de la Révolution, et Rimbaud fait répéter à des proches un drôle de drame. Rimbaud ne décolère pas, et la pièce s’en ressent. Ne porte-t-il pas le bonnet phrygien ? Et où sommes-nous exactement ? Dans quel asile, quel repaire de voleurs ? De quelle scène est-il question ? À quel narrateur avons-nous affaire (« je suis le parfait cobaye, votre meilleur spectateur ») ?

S’en mêlent Fouché puis David en action, en peinture. « David, c’est Verlaine. Du verbe, rien que du verbe, et de la couardise à revendre. » Quelle histoire ! Il n’est que de découvrir celle de la genèse de ce texte que Gérard Guégan nous résume dans une brève préface. Dans un monde de faux-semblants, il se livre à un jeu où ne tombent pas que des masques.

Un texte souverainement libre, un de plus, publié aux jeunes éditions "A rebours".

25/03/2008

Bande d'idiots

« On ne sait rien jusqu’à présent de ce qu’est au vrai la poésie, une expression, une connaissance ou simplement un jeu de mots. Mais le peu que l’on sache, et ceci empiriquement, du poète, même du plus inspiré, du plus inspiré surtout, c’est qu’il semble devoir être un peu bête, assez bête pour faire en sorte que sa raison brille par son absence devant la création, et que cette bêtise est une condition sine qua non, de son rendement.

Pouchkine fut un des premiers à faire cette observation paradoxale : « que Dieu me pardonne, écrivait-il, mais la poésie doit être toujours un peu bête. » Au sujet de William Blake, Chesterton écrivit de même : « Ce fut un idiot inspiré ; idiot parce qu’inspiré ! » Byron lui-même ; grand poète tout comme Pouchkine, affirmait que Wordsworth n’était qu’un « idiot dans sa gloire » ; Hugo trouvait que Barbey d’Aurevilly était un « formidable imbécile » et Leconte de Lisle que Hugo était bête comme l’Himalaya ! Ajoutons, si vous voulez, ce que Sophocle disait d’Eschyle : « Ce que celui-ci faisait était très bien, bien qu’il le fit inconsciemment ».

Benjamin Fondane, « Rimbaud le voyou » (1936)

13/03/2008

C'est le "Printemps des Poètes"...

... c'est officiel, un peu comme les élections municipales :

Donc tu te dégages

Des humains suffrages,

Des communs élans !... 

(Rimbaud)

 

Deux infos : plus que deux jours pour découvrir le festival "Poésie nuit".

Et je viens d'apprendre qu'Il se produisait à Fourvière le 9 juillet !

02/12/2005

Bienvenue à Palma

« Bienvenue à Palma », le site de l’ami Dominique où l’on retrouve LE plaisir du cinéma. Ou comment glisser « la lettre au voyant » de Rimbaud dans une critique de « Dead zone » !

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27/05/2005

Vendredi 27 mai

mon éditeur mange du chorizo

mon éditeur est aussi un poète

comme moi

il fait avec son corps

avec sa voix

comme moi

il lui arrive de bien se débrouiller

comme moi

il s’en sort parfois d’extrême justesse

je nous souhaite de faire

de vieux os

lui

continue de frayer avec

les fantômes des « morts trop jeunes »

qu’il les chasse 

ou qu’il relise plus attentivement

les manuels

Lautréamont n’est pas mort à 27 ans

mais à 77

Rimbaud n’est pas mort à 37 ans

mais à 70

et tous deux étaient chinois

pour ne prendre que leur exemple

je crois avoir convaincu mon éditeur

quand je le vois brûler ses papiers

d’identité

jeter sa montre

son portable

tout ce qui l’obligeait à porter

le fardeau de l’heure

le mensonge des dates

mon éditeur va faire de vieux os

moi aussi