UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/06/2020

CARTE POSTALE PRÉ-REMPLIE

sous un ciel d’un bleu parfait

ma terrasse & mon double café

buvable

face à moi

ma fille plongée dans son nouveau cahier de vacances

je mate le corbillard

les vêtus de noir

qui animent le parvis de l’église un peu plus loin

à la table d’à côté

des femmes parlent du contrôle technique de leur voiture

elles s’y connaissent visiblement plus que moi

sous mon coude

un recueil d’Apollinaire décevant

Guillaume m’aura tout fait

 

F.Houdaer

(extrait d'un recueil à paraître)

 

17/12/2019

"Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir"

jérôme leroy,fondu au noir,maison de la poésie de nantes,poésie et polar,guillevic,villon,pirotte,brautigan,calaferte,pasolini,verlaine,apollinaire,rimbaud

Il y a trois ans, Jérôme Leroy et moi nous enfermions pendant trois jours dans un hôtel nantais (rien de sexuel), sur l’invitation de l'association "Fondu au noir" et la Maison de la Poésie… de Nantes. Nous avons commis ces LITANIES SANGLANTES ("Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir".). Les avons partagées sur scène. Avons été enregistrés (ce que j’ignorais, c’est Jean-Baptiste Cabaud qui vient de m’envoyer le lien de la vidéo).

 

Poésie & polar - Lecture à deux voix, de Jérôme Leroy et Frédérick Houdaer from Maison de la Poésie Nantes on Vimeo.

21/11/2018

Apollinaire (prix Cécile Coulon)

guillaume_apollinaire.jpg

la guerre est jolie

 

Apollinaire (prix Cécile Coulon, 1917)

 

07/07/2016

Le boss # 2

appolinaire.jpg

Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

1311540-Guillaume_Apollinaire_et_sa_femme_Jacqueline_Kolb.jpg

10/08/2014

WANTED # 3

wanted.jpg

wanted3.jpg

apollinaire.jpg

Apollinaire arrêté (plus de précisions)

Le point de vue de Tom Waits sur la question

 

Wanted # 2

Wanted # 1

23/12/2013

Vrac de vrac # 12

Pas (ou très) superstitieux, j'ai glissé quelques poèmes dans le numéro 13 de la revue "COHUES". A lire ICI.

Après le Facteur Cheval et celui qui sonnait deux fois, Thomas Vinau a trouvé un autre Super-Facteur.

Et toujours... Guillaume.

528295_3002611520359_2060402380_n.jpg

 

12/09/2012

Bonne fête à tous les Apollinaire...

apollinaire.jpg

Le poète... photographié lors de son arrestation (on le soupçonnait d'avoir volé la Joconde !).

16/08/2012

"De vives mains et même feu..."

J’ai jeté dans le noble feu

Que je transporte et que j’adore

De vives mains et même feu

Ce passé ces têtes de morts

Flamme je fais ce que tu veux.

                                                           

 

Apollinaire

 

 

03/01/2012

"... décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard."

 

toulet,lapaque,les contrerimes,au hasard et souvent,steinmetz,apollinaire,boileau,curnonsky,guétary

« Je relis Paul-Jean Toulet. « Les Contrerimes », au hasard et souvent, autrement et encore. (…) A l’âge des aéroplanes et des premiers carnages industriels, l’auteur de « Mon amie Nane » a aimé « L’Art Poétique » de Boileau, le tracé voluptueux des jardins à la française, les taxautos pris sur les Champs-Elysées avec des filles vénéneuses et les paquebots des Messageries maritimes. Par là, il a relevé l’antique tradition de subversion de la laideur établie, décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard. Refusant la poésie prétentieuse et les vers tarabiscotés, il a cultivé un lyrisme simple et mélancolique. « Que tu es loin, mon beau septembre, / Loin comme le Pays, / Quand ses hanches, et le maïs, / Etaient couleur de l’ambre » Classique et fantaisiste, il a réinventé les enjambements, les phrases nominales, les ellipses et les accélérations : « On rit, on se baise, on déjeune… / Le soir tombe : on n’est plus très jeune. »

Las des effusions romantiques, Toulet a congédié les ruines, les gondoles et les parcs ravagés au profit de motifs proches de la vie : la tonnelle fleurie, l’aubergette, la table de bois blanc et les jambons pendus. D’une santé fragile, usé par la vie d’artiste et les abus divers commis avec Curnonsky, Toulet est mort à Guéthary, sur le rivage basque, le 6 septembre 1920. Amateur de règles anciennes, virtuose du vers français, il fut un grand novateur. (…) Merveilles formelles, les contrerimes sont formées de quatrains alternés de huit et six pieds dont les vers s’embrassent, faisant rimer entre eux des mètres différents. « Trottoir de l’Elysé’-Palace / Dans la nuit en velours / Où nos cœurs nous semblaient si lourds / Et notre chair si lasse. » On note l’élision du e muet, qui marque la rigueur de l’auteur des Contrerimes. Mais il y a aussi de la liberté dans ses vers, ainsi que le rappelle Jean-Luc Steinmetz. « Contemporain d’un Apollinaire dont le livre Alcools comporte une pareille observance de l’ancienne prosodie (à égalité avec les audaces du vers libre), Toulet occupe cette marge étroite où la tradition s’autorise maintes transgressions, guère visibles toutefois pour les yeux peu exercés. »

C’est ainsi que Paul-Jean est grand »

Sébastien Lapaque, « Au hasard et souvent », éd. Actes Sud