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07/07/2016

Le boss # 2

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Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

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10/08/2014

WANTED # 3

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Apollinaire arrêté (plus de précisions)

Le point de vue de Tom Waits sur la question

 

Wanted # 2

Wanted # 1

23/12/2013

Vrac de vrac # 12

Pas (ou très) superstitieux, j'ai glissé quelques poèmes dans le numéro 13 de la revue "COHUES". A lire ICI.

Après le Facteur Cheval et celui qui sonnait deux fois, Thomas Vinau a trouvé un autre Super-Facteur.

Et toujours... Guillaume.

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12/09/2012

Bonne fête à tous les Apollinaire...

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Le poète... photographié lors de son arrestation (on le soupçonnait d'avoir volé la Joconde !).

16/08/2012

"De vives mains et même feu..."

J’ai jeté dans le noble feu

Que je transporte et que j’adore

De vives mains et même feu

Ce passé ces têtes de morts

Flamme je fais ce que tu veux.

                                                           

 

Apollinaire

 

 

03/01/2012

"... décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard."

 

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« Je relis Paul-Jean Toulet. « Les Contrerimes », au hasard et souvent, autrement et encore. (…) A l’âge des aéroplanes et des premiers carnages industriels, l’auteur de « Mon amie Nane » a aimé « L’Art Poétique » de Boileau, le tracé voluptueux des jardins à la française, les taxautos pris sur les Champs-Elysées avec des filles vénéneuses et les paquebots des Messageries maritimes. Par là, il a relevé l’antique tradition de subversion de la laideur établie, décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard. Refusant la poésie prétentieuse et les vers tarabiscotés, il a cultivé un lyrisme simple et mélancolique. « Que tu es loin, mon beau septembre, / Loin comme le Pays, / Quand ses hanches, et le maïs, / Etaient couleur de l’ambre » Classique et fantaisiste, il a réinventé les enjambements, les phrases nominales, les ellipses et les accélérations : « On rit, on se baise, on déjeune… / Le soir tombe : on n’est plus très jeune. »

Las des effusions romantiques, Toulet a congédié les ruines, les gondoles et les parcs ravagés au profit de motifs proches de la vie : la tonnelle fleurie, l’aubergette, la table de bois blanc et les jambons pendus. D’une santé fragile, usé par la vie d’artiste et les abus divers commis avec Curnonsky, Toulet est mort à Guéthary, sur le rivage basque, le 6 septembre 1920. Amateur de règles anciennes, virtuose du vers français, il fut un grand novateur. (…) Merveilles formelles, les contrerimes sont formées de quatrains alternés de huit et six pieds dont les vers s’embrassent, faisant rimer entre eux des mètres différents. « Trottoir de l’Elysé’-Palace / Dans la nuit en velours / Où nos cœurs nous semblaient si lourds / Et notre chair si lasse. » On note l’élision du e muet, qui marque la rigueur de l’auteur des Contrerimes. Mais il y a aussi de la liberté dans ses vers, ainsi que le rappelle Jean-Luc Steinmetz. « Contemporain d’un Apollinaire dont le livre Alcools comporte une pareille observance de l’ancienne prosodie (à égalité avec les audaces du vers libre), Toulet occupe cette marge étroite où la tradition s’autorise maintes transgressions, guère visibles toutefois pour les yeux peu exercés. »

C’est ainsi que Paul-Jean est grand »

Sébastien Lapaque, « Au hasard et souvent », éd. Actes Sud

02/11/2011

IL Y A UN SIÈCLE…

Spéciale dédicace à mes amis poètes qui se cramponnent à leurs rêves de Bisounours :

« Plus sombre encore sera 1911. Guillaume [Apollinaire], injustement compromis dans l’affaire du vol de la Joconde, fera une semaine de prison, ce qui l’affectera outre mesure et pour longtemps, malgré le non-lieu prononcé en sa faveur quelques mois plus tard. À cette occasion, il sera déçu par son ami Picasso qui, fou de terreur à l’idée d’être compromis, lui aussi, dans cette mésaventure, le reniera et leur amitié en sera modifiée.

Viré du journal L’Intransigeant, à la suite du scandale auquel son nom a été mêlé, Guillaume sera violemment attaqué dans L’œuvre, organe socialiste de Gustave Téry, par le journaliste Urbain Gohier qui le traitera de « métèque » et de « pornographe ». Deux ans plus tard, Georges Duhamel reprendra le même thème quand paraîtra Alcools. Dans un méchant article du Mercure de France, il traitera Guillaume de « marchand brocanteur qui tient à la fois du Juif levantin, de l’Américain du Sud, du gentilhomme polonais et du facchino… ».

« La gourmandise de Guillaume Apollinaire » de G.Dormann

 

Ceci étant posé, j'en profite pour signaler aux lecteurs de mon blog que les mois qui viennent me verront rebondir (Skippy?) en tant que directeur de collection... quelque part, du côté de la poésie. Histoire de gagner beaucoup plus d'argent qu'en publiant des romans pour le compte des éditions "A plus d'un titre".