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13/12/2019

Entre nous soit dit... # 2

Et si... mes amis z'auteurs qui jamais ne saluent d’autres z'œuvres que la leur, jamais sur leur site ne tire leur chapeau à d’autres z'écrivains, jamais ne glissent le moindre lien, jamais n’assument leurs z'ardoises, jamais ne rappellent que d’une façon ou d’une autre ils appartiennent à une chaîne, commettaient la pire des erreurs ?

Ici, c'est non fumeur, Monsieur.jpg

22/06/2019

"Les années perdues ?"

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Les années perdues ? Nous avons tous les nôtres. Je l'ai écrit un jour, moi j'ai perdu dix ans de ma vie intellectuelle à me laisser bercer par les ronrons de ces farceurs de poètes, qui sont, je le pense fermement, zéro pour la culture spirituelle et les progrès de l'esprit. 

 

Paul Léautaud

 

30/04/2019

Zabu

Nous avons eu la chance l’été dernier, moi et d’autres poètes, d’être accompagnés lors d’une lecture publique à Sète par Lucien Zabuski, le premier chanteur de « Magma ».
« Zabu » vient de partir. Son ami Pierre Tilman lui rend un magnifique hommage.

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Blues for Lucien,

 

Sète, le jeudi 25 avril 2019
Nous avons tous vu Lucien traînant derrière lui, sur des roulettes, son ampli et sa guitare tenus par un sandow, marchant lentement dans la rue, gentiment comme un être de paix, doucement comme un rêveur éveillé, avec une certaine élégance, comme le chat qui irait faire sa sieste. Nous avons tous aimé sa façon de jouer de la guitare et sa façon de chanter. Vous, les musiciens, vous pourrez en parler bien mieux que moi. Moi, je dirais simplement qu’il était impeccable, parfait. Sa voix, ha, sa voix... sa belle voix, grave, un trésor, un don du, ciel, éraillée, rauque, cassée, mais aussi caressante et douce quand il le voulait, toujours pulsante, swinguante sans jamais en faire trop. Voix de Noir. Super accent américain. Infatigable, toujours fatigué, mais pouvant chanter en plein air, dans la rue, sur une terrasse, dans un bar, un restaurant, sans faiblir, durant des heures d’affilée. Il n’avait pas d’autre ambition que de faire ça. Business, carrière, réussite, tout ça était derrière lui, dans un passé oublié. Le groupe Magma, la série télévisée Navarro; oubliés, dans le brouillard d’un vieux miroir. Il se tenait en dehors de la course. Se mettre en valeur, il n’en avait rien à foutre. Il était trop bouleversé par la misère des autres pour prendre quoi que ce soit à qui que ce soit. On pourrait appeler ça: de l’humilité, une forme de renoncement, avec la fierté, la tête haute, de faire des choses justes. On pourrait appeler ça: de la philosophie. Lucien Zabu avait compris beaucoup de choses. Son nom était Zabuski. Polonais d’origine. Vous saisissez d’où il venait, des plus considérables et sombres tueries de l’Histoire. Il vivait dans une dimension mentale, avec ce qu’il faut de méditation et de mélancolie pour en faire de l’art. Il avait beau être un chanteur de rue, il ne faisait pas dans la facilité. Les gens ne reprenaient pas en chœur ses morceaux pour la simple raison qu’ils ne les connaissaient pas ou qu’ils ne les reconnaissaient pas; même les blues, même les standards américains, il les interprétait à sa façon. Il avait mis en musique plusieurs poèmes, dont un de moi, intitulé «Le choix des couleurs», et aussi «Pour un art poétique»de Raymond Queneau : Prenez un mot prenez en deux faites les cuir’ comme des œufs prenez un petit bout de sens puis un grand morceau d’innocence faites chauffer à petit feu au petit feu de la technique saupoudrez de quelques étoiles poivrez et mettez les voiles Où voulez vous donc en venir? À écrire Vraiment À écrire?
Il avait fait des études à la Sorbonne. Il voulait connaître les fondements de la poésie et était passionné par les traités de versification et de rimes, par les grands rhétoriqueurs de la fin du XVème et début du XVIème, des cours de France, de Bourgogne, de Bretagne et de Flandre : Joachim du Bellay, Pierre de Ronsard, Théodore Agrippa d’Aubigné...Pour les mêmes raisons, il aimait les écrivains modernes de l’Oulipo, Raymond Queneau, Georges Perec, Jacques Roubaud, qui s’intéressaient aux mathématiques, aux règles et aux contraintes. Je l’ai souvent vu chez Homard et Dindon, silencieux, absorbé, son crayon à la main, faisant les mots croisés de Midi Libre. Ce goût de la tenue, de la précision et du système, je crois que ça va avec le besoin de construction qu’éprouvent les musiciens. Enfin, j’en sais trop rien, c’est à eux de dire, mais peut-être que chaque musicien a sa propre perception. Moi, j’ai rencontré Lucien à travers ma poésie et la poésie. Il avait lu des trucs de moi. Il m’a dit que mes poèmes avaient quelque chose de musical et c’est lui qui m’a proposé qu’on fasse quelque chose ensemble. J’étais ravi. On a répété chez moi, dans mon atelier. J’ai vu qu’il possédait une sacrée technique du blues et qu’il était très clair. Il prenait soin de m’expliquer ce qu’il faisait. Il tenait à répéter souvent et beaucoup, et là encore il était infatigable. Il avait peut-être un peu peur d’oublier. Pour moi, c’était plus facile, mes poèmes étaient écrits sur papier, je les lisais, je ne risquais pas de me planter. Quand on passait en public, je trouvais qu’il se tenait trop derrière moi, qu’il était trop discret. Je le faisais s’avancer pour que je puisse croiser son regard et échanger un sourire. Je voulais qu’il sourit, qu’il n’ait pas l’air triste. Je luis demandais de mettre sa jolie veste de dandy. On s’est produit une dizaine de fois, à Paris, à Sète et dans la région. À Paris, il jouait chaque semaine dans un bar restaurant. Je l’ai vu. On s’est retrouvé dans différents endroits, dans des bistrots à plusieurs reprises, l’alcool lui était interdit, on parlait tranquillement ensemble. Je dois quand même dire qu’il m’a parfois raconté plusieurs fois les mêmes histoires. Ça doit être le côté répétitif des accords du blues. Il tournait un peu en rond, égocentrique, mais c’était un beau cercle, un rond bleu, une sphère cosmique, comme un soleil froid. Après, oui, après... nous nous sommes parlé trois ou quatre fois au téléphone. Sa voix était toujours aussi belle. Il ne se plaignait pas. Il m’a dit que la chimiothérapie, c’était une drôle de traversée. Il m’a dit que ses cheveux repoussaient, qu’il avait envie de jouer et de chanter à Sète et qu’il viendrait aux beaux jours. Et, c’est lorsque le son en fut définitivement coupé, que l’on se rendit compte combien sa musique avait été nécessaire dans la ville de Sète. Juste une chose pour finir, juste une, mais certainement la plus importante. Il y a quelqu’un, il n’est pas loin, il est là, et nous sommes ce soir réunis chez lui pour rendre hommage à Lucien. Chez Mélo. Merci à toi, Carmelo. Tu es le cœur qui bat au cœur de toute cette histoire.

 

Pierre Tilman

 

 

13/03/2019

la vie parisienne coûte cher

(pour Gilles)

la vie parisienne coûte cher
trop ?
ma journée d’hier
vécue dans un cercle de 500 m de diamètre
autour de la Porte de Saint-Ouen
ne pas l’oublier

ma zone de panique je ne l’ai atteinte
qu’en voyant les pharmaciens paniquer devant mon état
puis
les urgences de Bichat
puis une heure à ne voir qu’un vaste refus se lever
« je ne veux pas mourir à Paris
je ne veux pas mourir dans cette ville où je suis né
elle est trop dégueulasse
et il n’y a même pas la mer »
puis
ce que je ne peux/veux pas noter dans ce texte
puis
le calme de cette jeune doctoresse
qui tranchait avec l’attitude des pharmaciens
puis
le « beaucoup plus de peur que de mal »
puis
le « c’est par là la sortie »
puis
le « tout ça pour ça »
puis
ce que je ne peux/veux toujours pas noter dans ce texte
puis
le repos dans ma chambre sous les toits
puis
associés dans une même pensée
Thierry et Patrick
parce que tous deux
de façon différente
viennent de passer sous les roues d’une locomotive
(…)
et enfin

Benoit qui me rejoint en fin de journée
pour me faire découvrir le square des Epinettes
la rue de la Joncquière
le café ad hoc
et ce qui s’ensuit
pour me faire redécouvrir cette ville-plus-si-dégueulasse
 

aujourd’hui je rentre à Lyon
on verra

 

10/03/2019

Nourrir la machine

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05/03/2019

Antoine Emaz

Apprendre son départ après avoir croisé ces trois drôles de Parques...

dunkerque,carnaval,carnaval de dunkerque,antoine émaz,émaz

 

 

03/03/2019

En première ligne...

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19/01/2019

Posté ce jour, sur Facebook

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Bon… Comme le dit la chanteuse éternelle des années 80, « Juste une mise au point ». Mais comme le dit également Clint Eastwood, « les avis, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un ». J’en ai donc un sur la première (et pas dernière) polémique de ce Printemps des poètes 2019. Je pensais le garder pour moi, me contenter de coller mes belles z’images sur mon mur Facebook (qui ressemble de plus en plus à un vaste album Panini). Pas par crainte de me griller à l’égard des officiels de la poésie (ça, c’est fait depuis un bail), mais… Quand bien même on m’assurerait que les bains de boue sont très bons pour la peau, floc-floquer dans la gadoue, ça ne me dit pas plus que ça.
Seulement, voilà… Au-delà des histoires d’égos et de chapelles, il y a quelques enjeux face auxquels il me paraît impossible de ne pas se positionner (à moins d’être… quoi ?). Surtout quand il est question de poésie.
Les deux premières personnes que j’ai vu courageusement monter au créneau sur les réseaux sociaux… sont des femmes (une bibliothécaire et une poétesse). Puis, il y a eu Julien d'Abrigeon (du groupe « Boxon ») qui, depuis plusieurs années, pointe là où ça fait mal concernant ce fameux « Printemps des poètes ».
Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle, je rembobine la cassette (les gens de ma génération savent faire ça avec un simple crayon) :
Cette semaine, comme nombre d’entre vous, j’ai reçu un mail très officiel présentant la nouvelle édition du « Printemps des Poètes ». J’ai découvert le méchant dessin de Bilal (qu’a-t-il fait de bon depuis vingt ans ? Combien d’argent public a-t-il gratté pour son bâclage ?), le poème hallucinant de médiocrité de S.Nauleau, et… vous savez quoi ?
Je n’y ai pas cru.
J’ai cru à un fake. J’ai pensé que l’un de mes amis poètes qui me savent de plus en plus critique au sujet de cette manifestation, m’avait fait une blague, adressé un faux mail, etc.
Je n’y ai pas cru. Tout simplement.
La morale de cette histoire ? Il n’y en a pas. Démerdez-vous mais, s’il vous plaît, ne bonimentez pas ou ne laissez pas bonimenter au nom de la poésie trop longtemps. Sinon, le « Printemps des poètes » spécial « Beauté », ça ne va pas être joli-joli.
Je vous laisse, j’ai un roman à finir d’écrire et des recettes de tartes à la crème à trouver.

P.S : Tout commentaire injurieux à l’égard de qui que ce soit sera supprimé

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12/01/2019

Après toutes ces années...

 

bruno doucey,cheyne éditeur

Après toutes ces années de Cheyneries, de Douceyteries & de Siméoneries, la conclusion enfin* ? L'aboutissement logique ?

bruno doucey,cheyne éditeur

* : Aucun trucage dans ces images.