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17/07/2016

" On affectionne... "

 

On affectionne les choses nettes

la coupe du monde de football

la fatigue, l’hétérosexualité

comme à vélo le mouvement nous

tient debout on se dévore

en commençant par les doigts

on a maints tics qui nous rendent

pitoyable à nos propres yeux

et - quelquefois – célèbre dans le monde

les nuits et les jours ne roulent

jamais assez vite pour assouvir

notre démence mille fées Carabosse

se penchant chaque matin sur

le berceau de nos journées.

 

« OÛ ÊTRE BIEN » de Jean-Pierre Georges, éd. « Le dé bleu »

 

 

20/06/2016

C’est quoi, la poésie ? C’est ça, Ducon (# 4 : Roger Lahu)

Retour du Marché de la Poésie à Paris, j'ai poussé le vice jusqu'à me raser avant de parler de ce poète barbu.

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Si vous trouvez mon tiiiiiiiiiiiiising trop... ou pas assez... COMPLETEZ (via les commentaires) ! Faites vos propres videi ! Je serai ravi de les relayer.

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Un extrait du recueil "Les anguilles".

 

13/08/2015

Jean-Pierre Georges # 2

Un été qui ne se confie pas, une inquiétude

qui avoue enfin son nom...

Fenêtre fourbe il échappe

(de justesse) à une tête de loup !

Tous les bouchers sont fermés.

Dès qu'il le peut il compare ses genoux

Très rares incursions dans le tragique, peu de drames

On le reconnaît il avance masqué

et toujours tenant en laisse le désir

imprévisible.

 

Jean-Pierre Georges ("Où être bien", éd. Le Dé Bleu)

 

10/08/2015

Jean-Pierre Georges # 1


Petite féérie matinale, neige partout


je décline toute responsabilité, je ne suis


 


qu’un front sur un carreau.


La mobylette zézayante du facteur


 


porte en elle-même un message destiné


aux seules vieilles dames


 


et aux poètes !


(mais ce serait un hasard si grand…)


 


Le cerisier, la table de jardin restent stoïques


sous tant de blanc


 


quand on songe au peu de poids d’une pensée


on en est consterné.


 


« OÛ ÊTRE BIEN » de Jean-Pierre Georges, éd. « Le dé bleu »