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17/07/2016

" On affectionne... "

 

On affectionne les choses nettes

la coupe du monde de football

la fatigue, l’hétérosexualité

comme à vélo le mouvement nous

tient debout on se dévore

en commençant par les doigts

on a maints tics qui nous rendent

pitoyable à nos propres yeux

et - quelquefois – célèbre dans le monde

les nuits et les jours ne roulent

jamais assez vite pour assouvir

notre démence mille fées Carabosse

se penchant chaque matin sur

le berceau de nos journées.

 

« OÛ ÊTRE BIEN » de Jean-Pierre Georges, éd. « Le dé bleu »

 

 

07/07/2016

Le boss # 2

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Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

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22/06/2016

C'est quoi, la Poésie ? C'est ça, Ducon (#5 : Natyot)

 

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Natyot (main tendue, au Cabaret Poétique)

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Le site de Natyot.

Un texte d'elle.

Un autre extrait.

 

 

20/06/2016

C’est quoi, la poésie ? C’est ça, Ducon (# 4 : Roger Lahu)

Retour du Marché de la Poésie à Paris, j'ai poussé le vice jusqu'à me raser avant de parler de ce poète barbu.

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Si vous trouvez mon tiiiiiiiiiiiiising trop... ou pas assez... COMPLETEZ (via les commentaires) ! Faites vos propres videi ! Je serai ravi de les relayer.

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Un extrait du recueil "Les anguilles".

 

18/06/2016

Le boss

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Vous y dansiez petite fille

Y danserez-vous mère-grand

C’est la maclotte qui sautille

Toutes les cloches sonneront

Quand donc reviendrez-vous Marie

 

Les masques sont silencieux

Et la musique est si lointaine

Qu’elle semble venir des cieux

Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine

Et mon mal est délicieux

 

Les brebis s’en vont dans la neige

Flocons de laine et ceux d’argent

Des soldats passent et que n’ai-je

Un cœur à moi ce cœur changeant

Changeant et puis encor que sais-je

 

Sais-je où s’en iront tes cheveux

Crépus comme mer qui moutonne

Sais-je où s’en iront tes cheveux

Et tes mains feuilles de l’automne

Que jonchent aussi nos aveux

 

Je passais au bord de la Seine

Un livre ancien sous le bras

Le fleuve est pareil à ma peine

Il s’écoule et ne tarit pas

Quand donc finira la semaine

 

(Alcools, Mercure de France, 1913)

05/06/2016

Anne Sexton

Toujours pas traduite en français... L'un des scandales éditoriaux les plus flagrants de notre époque. 

 

Chanson de Peter Gabriel dédiée à Anne Sexton

 

MERCY STREET for Anne Sexton

Looking down on empty streets all she can see
Are the dreams all made solid
Are the dreams made real

All of the buildings, all of the cars
Were once just a dream
In somebody's head

She pictures the broken glass, pictures the steam
She pictures a soul
With no leak at the seam

Let's take the boat out
Wait until darkness
Let's take the boat out
Wait until darkness comes

Nowhere in the corridors of pale green and grey
Nowhere in the suburbs
In the cold light of day
There in the midst of it, so alive and alone
Words support like bone

Dreaming of mercy street
Wear your inside out
Dreaming of mercy
In your daddy's arms again
Dreaming of mercy street
'Swear they moved that sign
Dreaming of mercy
In your daddy's arms

Pulling out the papers from drawers that slide smooth
Tugging at the darkness
Word upon word
Confessing all the secret things in the warm velvet box
To the priest - he's the doctor
He can handle the shocks
Dreaming of the tenderness - the tremble in the hips
Of kissing Mary's lips

Dreaming of mercy street
Wear your inside out
Dreaming of mercy
In your daddy's arms again
Dreaming of mercy street
'Swear they moved that sign
Looking for mercy
In your daddy's arms again

Mercy, mercy, looking for mercy
Mercy, mercy, looking for mercy

Anne, with her father is out in the boat
Riding the water
Riding the waves
On the sea

20/04/2016

Blue bird

Detail of the landscape composition from the House of the Frescoes at Knossos..jpg

Détail d'une fresque murale découverte à Cnossos (1500 avant JC.)

 

 

04/04/2016

C’est quoi, la Poésie ? C’est ÇA, Ducon ! (#3 : Jim Harrison)

Une petite vidéo enregistrée en vitesse vendredi dernier, juste avant de rejoindre le Salon de la petite édition de Cadenet. Vous pouvez compléter ce que je dis de Jim Harrison en laissant un commentaire, sauf si c'est pour le traiter de "poète minable" comme me l'a écrit récemment un ami. J'aimerais assez devenir aussi "minable" que Big Jim. 

28/03/2016

"Mieux vaut un poème ..."

 

Témoignage de Philip Caputo sur le décès de son ami Jim Harrison :

" We found him on the floor of his study, where he'd fallen from his chair, apparently from a heart attack. He'd died a poet's death, literally with a pen in his hand, while writing a new poem " 

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Mieux vaut un poème qu’une patte de dinde sanguinolente dans votre boîte aux lettres. Peu de gens vous diront le contraire. Robert Creeley déclara un jour (…) : « La forme n’est jamais davantage qu’une extension du contenu ». C’est juste et sage. Nous choisissons ce qui nous sied et préférons ne pas porter ce qui ne nous va pas. N’essayez pas d’enterrer un cheval dans un cercueil humain, même si vous adoriez ce cheval, ni de coller quelque merveilleux papillon muet, de jour ou de nuit, dans une caverne humide. Je déteste ce mot, mais la forme doit être une révélation « organique » du contenu ; sinon, le poème, aussi vivant soit-il, nous donnera une impression de frelaté, de fabriqué – un exercice élégant, un travail de crochet, une pâle broderie.

Jim Harrison (trad.B.Matthieussent)