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17/09/2020

"le culot, diras-tu"

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Je pense que je vais te tenir pour

responsable de ma mort

mais je ne te connais pas

assez bien

sinon

nous serions maintenant mariés

 

Pour apprécier pleinement

(et je te promets

que c’est possible)

il n’est pas suffisant de lire

entre les lignes

ça c’est un jeu d’enfants

nous n’avons pas tant d’affection

pour les enfants

 

Un jour

tu prendras ce livre

comme

pour la première fois

et tu te diras :

j’ignore comment le type

a réussi son coup

 

Une ligne après l’autre

s’élève de ma fâcheuse situation

le culot, diras-tu

le putain de culot

 

Et ragaillardie par

ton indifférence

à ce sujet

sans parler

de toute la question du

passé

 

Tu te rappelleras

combien tu fus bonne avec moi

combien je fus bon avec toi

 

Et debout en quelque

lieu dominant

comme une fenêtre ou une falaise

tu apprécieras

pleinement  

 

Leonard Cohen (trad. Nicolas Richard)

 

12/09/2020

45 minutes consacrées à un jeune poète sans le moindre avenir

 

29/06/2020

Dans les dents

ferlinghetti
"Nous avons vu les meilleurs esprits de notre génération détruits par l'ennui lors des lectures poétiques."

Ferlinghetti

 

21/05/2020

A la croisée des anges...

Katia Bouchoueva

Texte de Katia : "Frédérick Houdaer et le monstre maladroit du lyrisme vrai".

Extrait d'une lecture avec Katia.

 

15/05/2020

Pierre Tilman

Deux minutes (même pas) de Pierre Tilman, et vous savez ce que j'attends de la poésie.

Et vous ?

 

06/05/2020

Deux minutes (même pas)...

... de Daniel Biga, et vous savez ce que j'attends de la poésie.

Et vous ?

 

05/02/2020

Anne Sexton, mots et musique...

Et l'hommage de Peter Gabriel à la poétesse :

 

 

27/01/2020

Un bon début de semaine...

Grégoire Damon

 

31/12/2019

Un poème "non clivant" pour finir l'année...

" Elevons un monument

dans la cité, à la fin de la longue avenue,

ou bien au centre de la grande place,

un monument

qui s'inscrira dans n'importe quel ensemble,

parce qu'il sera

un peu constructiviste et très réaliste.

Elevons un monument

qui ne gêne personne.

 

Autour du piédestal

nous planterons des fleurs,

et si les pères de la cité le permettent

nous construirons un petit square

où nos enfants

cligneront des yeux

vers l'énorme soleil orange

et prendront le personnage campé au-dessus d'eux

pour un célèbre philosophe,

un musicien,

un général.

 

Autour du piédestal

chaque matin les fleurs

s'ouvriront.

Elevons un monument

qui ne gêne personne.

Les chauffeurs de taxis

admireront sa silhouette majestueuse,

le square sera le centre

des rendez-vous.

Elevons un monument,

nous le longerons en courant

pour partir au travail

et les étrangers en ronde autour de lui

se feront photographier.

Nous l'éclabousserons la nuit sous la lumière

des projecteurs.

 

Elevons un monument au mensonge. "

 

Joseph Brodsky, "Collines et autres poèmes", éd. Seuil (trad. Jean-Jacques Marie)