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07/07/2017

Poésie dunkerquoise...

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Photo glanée sur le terrain cette semaine. Et un souvenir :

no parking no business,dunkerque

  

09/01/2017

Histoire de taupes

les gens autour de moi

lisent

qu’on ne me dise pas qu’ils ne lisent pas

ils lisent sur les quais du métro

ils lisent dans le métro

ils lisent sur l’escalator

des journaux gratuits

remplis de titres comme

les français se croient en bonne santé

ou

l’économie spatiale en orbite

ou

quand les arbitres voient rouge

ils lisent tout cela

j’ignore quels effets ces phrases

produisent sous leur crâne

je sais juste certaines choses

que ces gens ratent

le nez dans leur torchon

ils ne voient pas

cette porte automatique qui s’ouvre

et se referme

avec une cadence irrégulière

ils ne voient pas

cet homme qui parle tout seul

et menace plusieurs mondes à la fois

ils ne voient pas

tout ce qui les voit

 

 

F.Houdaer (in "NO PARKING NO BUSINESS")

 

26/12/2016

POÈME D’ANTICIPATION

2017

c’est l’année du coq

je n’y peux rien

c’est mon année

qu’on se le dise

qu’on le colporte

jusqu’à ce que l’information me revienne

aux oreilles

 

F.Houdaer (in "NO PARKING NO BUSINESS")

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05/12/2016

ME NOYER DANS UN VERRE D’EAU (VIDE)

je suis tombé amoureux d’une pêcheuse

ma mère m’avait mis en garde contre les pécheresses

pas contre les pêcheuses

Diane n’est plus chasseresse

elle lit Jim Harrison et Brautigan

et attrape des truites dans le Jura

le plus souvent

elle libère ses prises

toutes sauf

moi

 

F.Houdaer (in « NO PARKING NO BUSINESS »)

no parking no business,jura,jim harrison,brautigan,richard brautigan

 

 

11/11/2016

RIEN DE TROP

voilà quarante-quatre ans que je

que je quoi ?

que je respire à mon insu de mon plein gré ?

que je cherche où j’ai pu garer ma voiture

que je circomnambule tant que je veux

puisque j’aime ce verbe

à défaut d’avoir toujours su l’écrire

avec la bonne orthographe ?

que je retrouve ma mémoire

de piéton

en enjambant 999 des mille merdes

qui balisent mon parcours ?

voilà quarante-quatre ans

que je touche du bois

en le trouvant la plupart du temps

étonnamment tendre

malgré la signification de mon nom

voilà quarante-quatre ans que je transporte une vessie pleine

dans le froid

que je lis les bons auteurs

et croque les bons agrumes

pour traverser l’hiver

un hiver parfois sec et lumineux

un hiver qui vaut parfois tous les étés

voilà quarante-quatre ans que j’enchaîne les trips

pour peu voyager au final

voilà quarante-quatre ans que je lis mon monde

voilà quarante-quatre ans que je foule la même planète

que Leonard Cohen

et je ne veux pas

qu’il parte avant moi

 

F.Houdaer ("NO PARKING NO BUSINESS")

 

 

21/09/2015

Présentation des Éditions « LE PÉDALO IVRE » (3ème partie)

 

Où il est question de Leonard Cohen et du recueil d’Hélène Dassavray « C’est gentil d’être passé »...

 

   

 

24/07/2015

PRÉPARATION PHYSIQUE

 

à la télé

 

une femme se confie à un homme

 

elle lui dit

 

sur un ton très bas

 

j’ai fait analyser ces poils

 

qui te sont poussés sur la poitrine

 

l’autre soir

 

l’homme ne semble pas comprendre

 

où elle veut en venir

 

et attend la suite

 

j’ai fait analyser ces poils

 

et

 

ils ne sont pas humains

 

je ne t’apprends rien

 

n’est-ce pas ?

 

j’éteins le poste

 

je le souffle comme disait ma grand-mère

 

et me rabats sur une revue de vulgarisation scientifique

 

à l’intérieur

 

un article me promet une collision entre deux galaxies

 

il la qualifie même d’inévitable

 

mais ne l’annonce que dans quelques milliers d’années

 

je n’aurai jamais la patience

 

 

 

 

F.Houdaer ("NO PARKING NO BUSINESS", éd. Gros textes)

 

 

 

04/07/2014

Où mes chevilles gonflent...

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" Frédérick Houdaer fait partie de tout un mouvement qui se cale actuellement dans la poésie française, dont il serait l’une des figures majeures. On raconte des micro-histoires, des anecdotes minuscules, de courtes péripéties, des pensées fulgurantes, où il ne se passe presque rien, mais c’est ce presque rien qui est savoureux. On emploie la plupart du temps une langue parlée, sans recherche ni affèterie, c’est dire qu’on ne sacralise pas le mot, ni dans son étymologie, ni dans son emploi. On cultiverait peut-être même le sens d’un certain négligé de la parole qui l’authentifierait quelque part. Le fait d’écrire en vers, ce qui se révèle au final pas vraiment nécessaire, donne de la vitesse et du rythme au texte. L’objectif le plus constant de cette poésie est de viser le rire. Le rire en général, ou différentes nuances du rire, parfois plus vachard, parfois plus salace. On passe facilement de l’absurde à la malice, au grinçant, à l’humour noir. Une autre chose qui frappe reste la place particulière accordée au titre du poème. Il peut alternativement présenter, renforcer, résumer, expliquer, compléter le texte qui suit… Suivant une tradition d’auteurs américains auxquels le titre général offre comme un clin d’œil, (de même la photo de couv’ fait penser à un Buster Keaton en varappe), l’école à laquelle appartient l’auteur prône une écriture du quotidien d’aujourd’hui estampillé au décontracté, au saugrenu, loufoque ou grotesque. Le poète à la piscine, le poète au Marché de la Poésie, le poète chez le dentiste, le poète à la poste, le poète à Lyon… La narration vire au comique, mayonnaise qui prend chaque fois. "

Jacques Morin, revue DÉCHARGE n°162

 

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Lire d’autres critiques ou des extraits de ce recueil ?

 

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Paparazzié par le Non Photographe, chez Hélène Dassavray.

14/04/2014

Vrac de vrac # 15

Pour une fois, il n'y a pas de choses fausses dans cet article du Progrès. Pour le lire, n'hésitez pas à cliquer dessus.

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Un autre article, sur le Net cette fois, tout frais bien qu'évoquant mon avant-avant-dernier recueil (la poésie ne se périmant pas, et Thierry Roquet trouvant moyen de pointer des choses qui n'avaient guère été relevées dans mes textes jusqu'à présent...).

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Merci également à D.J Duclock pour s'être emparé de mon dernier livre comme bon lui semblait ! Et Laurent Cachard, pas en reste, qui évoque le même recueil dans un bel article.