27/03/2017
Où je sais me faire des cadeaux
15:26 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bukowski, charles bukowski, love is a dog from hell, l'amour est un chien de l'enfer
25/03/2017
"Rouvrir le roman"
L'écrivain justifie son existence quand il ne dit pas la même chose que le journaliste, le sociologue ou la confidence amicale. Il devra peiner longtemps pour parvenir à saisir cette chose, et souvent il n'y réussit qu'inconsciemment, et qu'imparfaitement. Un écrivain, comme une société, comprend lentement ce qui lui arrive.
Sophie Divry
07:42 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sophie divry, rouvrir le roman
22/03/2017
"Le simple fait de tracer de nouveaux itinéraires..."
Il faudrait s’effacer, disparaître une bonne fois pour toutes. Pas question de suicide, ici, évidemment. Non, s’en aller. Je ne sais pas si « s’en aller » est le mot juste. La distance géographique n’est pas nécessaire, pas forcément. Pour commencer, habiter dans un autre quartier, si la ville est assez grande ; cela suffirait, au moins dans un premier temps. Il y aurait un nouvel appartement, une nouvelle maison, un autre jardin, une autre vue sur les toits, les arbres, le clocher des églises…
Le simple fait de tracer de nouveaux itinéraires me rendrait presque invisible, ce qui serait un bon début. La forme de la ville changerait, les visages croisés également. Il faudrait jouer avec les horaires aussi, ne plus sortir aux mêmes heures. Cela pourrait satisfaire un moment cet impérieux besoin d’être ailleurs et autrement.
Ne prévenir personne, ne pas faire de grandes annonces, éviter le pathos.
Jérôme Leroy, « Un peu tard dans la saison »
08:04 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jérôme leroy, un peu tard dans la saison, éditions la table ronde
18/03/2017
"Un peu tard dans la saison"
09:04 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jérôme leroy, un peu tard dans la saison
09/03/2017
Un poème de la veille signé Roger Lahu que même il m'est dédié à moi
SUR LE TERRAIN
à Fred
grand reporter du guère
« sur le terrain » du moins que rien
du si peu du presque pas :
mes immédiats alentours
dans toute leur fadeur
triomphale
ce jour d’hui ça bouillasse
à qui mieux mieux
à cause de la tempête « zeus »
patures marécageuses
« on dirait des rizières »
me pensè-je
et la petite route en bas du hameau
sera sans doute « submergée »
par le ruisseau ce soir
et la rivière la mienne « ma » rivière
court court court
comme une dératée
25 m3/sec
le temps que ça lui prendra
pour dégonfler
l’ouverture de la pêche
dans quelques jours
c’est rapé
grand reporter du guère
du presque pas
mais qui quand même …
Roger Lahu
00:00 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roger lahu, lahu
08/03/2017
Chez mon prochain éditeur
Il y avait plusieurs tables dressées pour deux congrès, dans la salle à manger immense, toute neuve, pompeuse, néo-Empire. Il s'est produit de la bousculade parmi nous, et je suis à peu près certain que mon ami et moi nous sommes fourvoyés dans le congrès où nous n'étions pas conviés. Par bonheur, cela n'a eu aucune conséquence fâcheuse. Tout le monde a été fort aimable à notre égard. J'avais pour voisin un ophtalmologiste viennois ; ce devait être un congrès médical. Derechef, j'ai constaté l'absence des femmes, à l'exception de serveuses en costume régional. Où s'enclôtissent les dames italiennes ?
Henri Calet, "L'Italie à la paresseuse", éditions Le Dilettante
05:32 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le dilettante, éditions le dilettante, henri calet, calet, l'italie à la paresseuse, italie
14/02/2017
Relire quelqu'un qui manque...
11:05 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : garnier, pascal garnier, la théorie du panda, zulma
02/02/2017
Papiers etc.
18:45 Publié dans oreillettes, où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perros, georges perros, le dilettante, editions le dilettante, papierbruit, a.d.g, emanuel campo, régine
20/01/2017
"FOND DE CANTINE" de Drieu La Rochelle (#3)
VENGEANCE
J’ai bu quatre bouteilles avec mes compagnons.
Qui d’entre nous fut plus bouffon
Que moi qui feignais la douceur ?
Trinquant d’un geste bénisseur
Je les encourageais à souiller de dédains
Les héros et les saints
Et l’orgueil de mourir
Grave frivolité
Pour une idée.
Eux donc me méprisaient non sans cordialité
D’être homme intelligent, de payer ce délice
Et de feindre des amours vaines
Pour quelques sacrées rengaines.
Je riais narquoisement
Et tout bénignement
Faisant ma prière
Au dieu de la guerre
Et des révolutions
Vouais à la juste gueule de ses puissants canons
Ces bons compères
Mes compagnons.
Pierre Drieu La Rochelle, « Fond de cantine » (1920)
00:00 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fond de cantine, drieu, drieu la rochelle

























