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16/09/2008

Mes livres de cette rentrée

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… Où il ne sera pas question de la seule « Oreille de Denys », mais également de celle de Renaud Marhic, de celle qu’il prête aux messages de notre époque (des plus flagrants aux plus insidueux).

Renaud Marhic, donc. Il écoute, décrypte, démine, retranscrit… en un verbe comme en cent : il écrit. Il ne se contente pas de sortir des livres, il en écrit. Et pas à des fins d’adaptation cinématographique (mais qui peut se dire à l’abri de ce genre de récupération ? « La mécanique des femmes » de Calaferte n’a-t-elle pas été transposée à l’écran ?).

Évoquer la prose de Marhic, c’est parler d’une littérature contemporaine et adulte (ce qui ne l’empêche nullement d’être hantée), montrer qu’un style des plus travaillé peut être le meilleur outil de discernement, et non une technique d’enfumage.

Marhic, s’il arrache de nombreux masques, ne théorieducomplote pas le moins du monde, il a trouvé quelque chose de plus pertinent à faire : établir un état des lieux le plus précis possible (faisant donc appel aux ressorts les plus poétiques de la langue) du théâtre des manipulations en cours.

Avec son narrateur, un « ex-psychologue d’entreprise fait libéral par l’ambition de sa femme », Marhic dispose du guide ad hoc pour conduire son lecteur au cœur des plus cauchemardesque guérisons.

S’il est exact que l’on mesure l’importance d’une œuvre littéraire par le nombre d’ouvrages qu’elle annule, s’il est vrai que l’on reconnaît un écrivain au nombre d’ennemis qu’il ne craint pas de se faire, le doute n’est plus permis concernant « L’oreille de Denys » et Renaud Marhic.

Lecteur, tu auras été averti.

Plus d'infos, ici.
Une critique de "L'oreille de Denys" par le Dj Duclock: ici.
Et aussi :
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Plus d'infos, ici.

23:30 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : marhic, michéa, orwell

28/07/2008

Tête de gondole estivale

Entre deux manuscrits lus pour la collection...

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19/07/2008

Maudit soit Andreas Werckmeister !

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« Rapidement exposées, les caractéristiques que les astronomes prêtent aux trous noirs, à savoir le fait qu’il s’agit d’un astre en fin de vie ne pouvant être directement observé, engloutissant toute forme de matière et d’énergie à sa portée et dont la présence nous est révélée par les étonnantes quantités d’énergie produites par sa gloutonnerie, nous font immédiatement songer à certaines œuvres phares de la modernité. Car, pour paraphraser le marquis (qui lui aussi fut divin à sa manière) Pierre-Simon Laplace, il est possible que les plus grandes œuvres littéraires, soient, en raison même de la densité à laquelle elles paraissent être parvenues, invisibles. Elles aussi déforment l’espace-temps à leur voisinage. Cachées bien qu’elles demeurent connues de tous (soyons quelque peu prudents : connues des honnêtes hommes, s’il en reste…), elles représentent de véritables puits de chaos au sein d’un univers autrement impeccablement ordonné, dont les règles et les usages sont enseignés depuis quelques siècles dans les universités, par de tranquilles et trop souvent imbéciles professeurs qui riraient s’ils me lisaient. »

Juan Asensio

« Maudit soit Andreas Werckmeister ! »

16/06/2008

"LA CHAIR"

Une publication très importante, la dernière bombe littéraire du sieur Rivron.

J'en ai signé l'une des deux préfaces. Rien à y rajouter :

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  LE TEXTE DE LA CHAIR

« La chair » est un livre que l’on aime et que l’on craint. Que j’ai aimé et craint. À sa lecture. Avant sa lecture, même. Serge Rivron, je connaissais. Déjà lu. Donc, l’envie quand il m’a envoyé son texte par Internet. L’envie, mais le retard (tiens, tiens…). J’ai tardé à lire « La chair ». Rivron me l’a envoyé en novembre 2007. On venait de me confier la charge d’une collection pour les éditions « À plus d’un titre » (Serge l’ignorait). J’ai tardé à lire son manuscrit, sachant qu’il n’était pas question d’y jeter un coup d’œil discret, que je ne sortirais pas indemne de sa découverte. Jean-Pierre Huguet, lui, a réagi au quart de tour. « Les sœurs océanes » UN, « À plus d’un titre » ZERO. Ou comment j’ai raté mon premier texte important.

 

Je l’ai déjà dit, je connaissais Rivron. Il est un kyosakuman de l’écriture. À l’instar d’un maître zen, il sait manier le bâton et viser juste. À chacune de ses frappes, une coulée de force traverse son lecteur, balayant toutes traces de mièvreries chez celui-ci.

 

Retour à « La chair ». On pourra convoquer les figures de Calaferte et de Bloy. On pourra parler d’un roman « pornographique » et « catholique ». On pourra. Ce ne sera jamais qu’une tentative pour désamorcer la charge du roman. Une façon de prolonger cette préface. Un moyen de retarder l’instant décisif pour toi, lecteur. Pour toi qui te tiens sur le seuil. N’attends rien de la lecture de ce roman. Attends-en tout. MAINTENANT.

Frédérick Houdaer

 

Pour commander cet ouvrage: http://www.editionhuguet.com serge rivron

Un entretien avec Serge Rivron, dans la zone de Juan Asensio.

 

31/05/2008

L'INDIC n°1

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Une revue belle, intelligente... ambitieuse et pas prétentieuse! Chapeau à Caroline, Emeric, Clément et les autres...

Vous pouvez commander le premier numéro en mettant un chèque de 4 Euros (deviendront jamais riches ceux qui s'occupent de cette revue, finiront pas rédac' chef du Figaro Magazine comme moi) à l’ordre de Fondu Au Noir, dans une enveloppe à destination du 27 rue Anatole Le Braz - 44000 NANTES. Contact : fan@nantes.fr

29/03/2008

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15/01/2008

lecture samedi prochain

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07/10/2007

"PARENTHESES" de Pascal Garnier

Au commencement, il y a la fin de la guerre. « Été 44. (…) On pourrait croire qu’il ne s’est rien passé ». Les drapeaux « ne sont plus bleu, blanc, rouge mais plutôt mauve, beige et rose fané ». Tout l’art de Pascal Garnier est déjà là, qui dépasse de loin le sens du détail. Des hommes « avec leur fusil de chasse encore plein de paille et leur brassard FFI de la dernière heure » tondent un trio d’amies. Des femmes que Garnier fait se perdre de vue puis se retrouver quarante ans plus tard grâce ou à cause de quelques contretemps. Pas n’importe où : sur l’épicentre de leur humiliation, une bourgade du bord de Cher.

Pour Garnier, aujourd’hui se conjugue au passé simple, et les souvenirs de guerre qui ponctuent le récit au présent. Ce choix n’a rien de gratuit. Une fois ouverte sa « Parenthèse », il sait qu’il lui faudra bien la refermer, et il n’ignore pas que le réalisme de son récit se renforce à chaque coïncidence troublante (par exemple, tous les allemands croisés dans le roman, même à 40 ans de distance, s’appellent Manfred). Héritier de Maupassant et de Simenon, Garnier sait aussi bien croquer certains ruraux dans toute leur cruauté, que camper des personnages féminins riches d’une force proportionnelle à leurs meurtrissures.
« Trois vieilles chouettes sur une branche pourrie. (…) Au fond, toutes ces années passées n’avaient fait qu’une grande boucle pour les ramener à ces trois gamines qui formaient une espèce de bande dans la cour de la récréation. Sûr qu’on devient ce qu’on a été. »
Et quand les animaux se mettent à parler à un personnage qui s’enlise (au sens propre du terme), comment ne pas songer à l’univers sombre et bucolique de « La nuit du chasseur », où la faune la plus glauque offre une sorte de réconfort après que l’humanité ait démontré toute sa saloperie.

Une dernière précision, et d’importance. Le roman se conclut sur la phrase : « Je suis heureux ». Est-ce bon signe ? se demanderont les afficionados de Garnier.

F.H.

Parenthèse
De Pascal Garnier
Editions Plon
184p., 16 euros
ISBN 2 259 19978 X

01/09/2007

RENTREE...

… et sortie d’un été compliqué (les initiés comprendront).

Sur le feu, plein de choses dont un roman en cours de rédaction (toujours), et deux commandes de textes :

L’un avec la Compagnie In Time pour le Musée d’Art Contemporain de Saint-Étienne

L’autre, écrit à quatre mains avec Fanny Britt, pour le colloque « Hommes et femmes : la révolution inachevée » dans le cadre des 20ème entretiens du Centre Jacques Cartier (rencontres franco-québécoises).

 

Dans ma pile de lectures en cours, la biographie de Topor récemment sortie. Je savais que sa famille avait failli être déportée, j’ignorais qu’il avait échappé de justesse à une rafle À LYON MÊME.

J’ignorais également que c’était Jacques Sternberg qui lui avait donné sa chance, un peu plus tard (Sternberg que j’ai lu cet été sur la plage grâce au « Cœur froid » que Eric m’a envoyé).

A signaler: Frantz Vaillant, l'auteur de "Topor ou le rire étranglé", a développé un blog autour du grand Roland. Travail exemplaire.