UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/09/2010

Ah bon ?

46466_434429773871_774598871_4925569_2636730_n.jpg

Donc… parler de moi, pour éviter d’évoquer x ou y et mordre.

J’écris.

Je suis invité, dans le cadre du festival Parole Ambulante, à croiser le fer avec Alexandre Dumal et Mouloud Akkouche le dimanche 24 octobre au Centre Edouard Brenot à Grigny.

Le 20 et 21 novembre, je signerai lors du festival Sang D’Encre, à Vienne.

Lu et chroniqué (pour « Livre & Lire ») deux remarquables ouvrages ces derniers temps :

« Sous le manteau » de Sylvie Fontaine.

« Le Zaroff » de Julien d’Abrigeon. Puisque Rimbaud avait raison, « quand l’on a faim et soif, il y a quelqu’un qui vous chasse. »

R.A.R (rien à rajouter) ? R.A.R.

 

26/08/2010

Foulées (suite)

Non... D'avoir baladé un couple d'amis dans Lyon pendant trois jours ne m'a pas incité à mettre mes jambes en "pause".

 

9782714445087.jpg

Disons que je cesse de courir quand j'entends mes toxines commencer à parler.

9782228904636.jpg

21/07/2010

Daniel Morin

Il y a dix ans, sortait mon premier livre. Il était dédié "à Arnaud et à Daniel".

Aujourd'hui, sort (enfin) le premier livre de ce "Daniel". Cet ancien ouvrier dans la métallurgie est, sans conteste, la personne dont la rencontre m'a le plus marqué.

morin-daniel.jpg

01/02/2010

Trois "Mortelles randonnées" signées Pascal Garnier

comment va douleur.jpg

On peut compter sur l’auteur de « Nul n’est à l’abri du succès » et des « Hauts du bas » pour appuyer là où cela fait mal. Et rire parfois. C’est à cela que l’on reconnaît une page de Garnier, à sa façon de nous placer devant cette alternative : doit-on en rire ou en pleurer ? Doit-on en rire ou en pleurer de ce Bernard Ferrand, 22 ans et deux doigts en moins ? Doit-on en rire ou en pleurer de ce Simon Marechall, tueur à gage vieillissant ? De cette ville thermale, théâtre de leur rencontre, « riche de six sources, la Constantine, la plus vertueuse dans les surcharges pondérales (…), la Précieuse pour les traitements hépatiques, la Dominique très utiles dans les anémies (…), la Désirée, utilisée pour ses vertus laxatives, la Rigolette, prescrite dans les colites, la Camuse à utiliser en cas de paresse digestive. »

Bertrand et Simon. Le vieux tueur à gage embauche le jeune homme comme chauffeur. S’en suit un road-movie provincial dont Garnier a le secret, sorte de Twin Peaks Chabrolien. Très vite, nos deux (anti) héros devront faire avec des passagères clandestines : une jeune mère abandonnée et son bébé. Au bout de la route, il y aura pour le toujours vert Simon Marechall la redécouverte des larmes, et pour le même pas trentenaire Bernard Ferrand la possibilité d’une nouvelle vie malgré un retour à Vals-les-Bains où « il y a toujours le casino, des promenades, le château de Cros, les coulées basaltiques et Jean Ferrat ».

Pascal Garnier ne déroge pas à sa propre règle. Son dernier roman est, comme les précédents, une histoire de « naufragés que le hasard aurait réuni sur une île déserte ».

 

F.Houdaer

 

« Comment va la douleur ? »

de Pascal Garnier

éditions Zulma

192p., 16€

ISBN 2 84304 377 8

 

 

 

parenthèse.jpg

Au commencement, il y a la fin de la guerre. « Été 44. (…) On pourrait croire qu’il ne s’est rien passé ». Les drapeaux « ne sont plus bleu, blanc, rouge mais plutôt mauve, beige et rose fané ». Tout l’art de Pascal Garnier est déjà là, qui dépasse de loin le sens du détail. Des hommes « avec leur fusil de chasse encore plein de paille et leur brassard FFI de la dernière heure » tondent un trio d’amies. Des femmes que Garnier fait se perdre de vue puis se retrouver quarante ans plus tard grâce ou à cause de quelques contretemps. Pas n’importe où : sur l’épicentre de leur humiliation, une bourgade du bord de Cher.

Pour Garnier, aujourd’hui se conjugue au passé simple, et les souvenirs de guerre qui ponctuent le récit au présent. Ce choix n’a rien de gratuit. Une fois ouverte sa « Parenthèse », il sait qu’il lui faudra bien la refermer, et il n’ignore pas que le réalisme de son récit se renforce à chaque coïncidence troublante (par exemple, tous les allemands croisés dans le roman, même à 40 ans de distance, s’appellent Manfred). Héritier de Maupassant et de Simenon, Garnier sait aussi bien croquer certains ruraux dans toute leur cruauté, que camper des personnages féminins riches d’une force proportionnelle à leurs meurtrissures.

« Trois vieilles chouettes sur une branche pourrie. (…) Au fond, toutes ces années passées n’avaient fait qu’une grande boucle pour les ramener à ces trois gamines qui formaient une espèce de bande dans la cour de la récréation. Sûr qu’on devient ce qu’on a été. »

Et quand les animaux se mettent à parler à un personnage qui s’enlise (au sens propre du terme), comment ne pas songer à l’univers sombre et bucolique de « La nuit du chasseur », où la faune la plus glauque offre une sorte de réconfort après que l’humanité ait démontré toute sa saloperie.

Une dernière précision, et d’importance. Le roman se conclut sur la phrase : « Je suis heureux ». Est-ce bon signe ? se demanderont les afficionados de Garnier.

 

F.Houdaer

 

Parenthèse

De Pascal Garnier

Editions Plon

184p., 16 euros

ISBN 2 259 19978 X

 

 

 

Le-grand-loin.jpg

Il faut oser. Il faut oser commencer un roman par la phrase : « Moi aussi, je connais Agen ! ». Pascal Garnier le fait, sans se poser de question. Et son lecteur, en confiance, de le suivre. « On évoque Agen, distraitement, au cours d’un dîner en ville, sans se douter qu’en fait, on l’invoque, et là, c’est autre chose ! » est-il utilement rappelé à la page 143 mais à ce stade là de l’histoire, il est déjà trop tard pour ses personnages, trop tard pour faire marche arrière.

Cela a pourtant (trop ?) bien commencé. Par des retrouvailles père-fille. Certes, le père aime s’accouder à la rambarde d’un pont pour s’abîmer dans la contemplation d’une autoroute. Ou rêver sur le bout du monde même si « le bout du monde devait ressembler à certains petits coins de Bretagne. C’était un peu décevant. » Certes, la fille sort de l’hôpital psy. Tous deux partent, ensemble. Avant que de se perdre tout à fait. Et il existe mille et une façons de se perdre. Surtout dans un roman de Garnier.

Le lecteur a le temps de souffler, de s’arrêter sur des détails savoureux. Le courant d’une rivière « charrie des débris de polystyrène », l’intérieur d’une voiture se caractérise par « un mélange d’odeurs contradictoires, pin, lavande, eau de Javel et maroilles », on trouve un bar « où il fait chaud et jaune comme dans un œuf ». Autant de traces de l’humour si particulier de l’auteur (il y aura bien, un jour, une thèse universitaire sur ce sujet… que l’on pourra titrer « Il vaut mieux en rire qu’en pleurer »).

Le roman est une suite d’étapes dans des villes typiques de l’univers de Garnier. Une station-balnéaire en pleine saison morte, par exemple. L’occasion d’une page d’anthologie sur les cerf-volants, les liens qui relient les choses et les gens. « Un jour, il faudrait bien inventer le ciseau à couper les ficelles, toutes les ficelles, celles qui nous lient étroitement les uns aux autres et abolir du même coup la loi de la pesanteur ».

Autre morceau de bravoure : Garnier nous dépeint l’anatomie de quelques piliers de comptoir pour nous donner à voir un strip-tease digne de l’émission du même nom ainsi que d’une toile de James Ensor.

Mais le meilleur (et le pire) reste à venir. L’escapade familiale va progressivement tourner au road-movie criminel. « Le Grand Loin » s’apparente moins aux précédents « romans gris » de Garnier, qu’à un authentique roman noir. Garnier, plus qu’un grand auteur, est un grand « ôteur », et joue de l’ellipse pour tendre son récit… façon de jouer avec les nerfs de son lecteur. Jusqu’au moment où il ne peut laisser dans l’ombre plus longtemps l’atrocité de certains destins.

 

F.Houdaer

 

« Le Grand Loin »

de Pascal Garnier

Éditions Zulma

162 p.

ISBN 978 2 84304 498 4

10/01/2010

JEU DE MASSACRE

guégan.gif

De son pistolet d’arçon, Robespierre vise quelques pipes de terre. Saint-Just le rejoint et la dispute peut commencer. Robespierre est noir, Saint-Just un blanc très maigre et portant la djellaba. Nous sommes à la veille du centenaire de la Révolution, et Rimbaud fait répéter à des proches un drôle de drame. Rimbaud ne décolère pas, et la pièce s’en ressent. Ne porte-t-il pas le bonnet phrygien ? Et où sommes-nous exactement ? Dans quel asile, quel repaire de voleurs ? De quelle scène est-il question ? À quel narrateur avons-nous affaire (« je suis le parfait cobaye, votre meilleur spectateur ») ?

S’en mêlent Fouché puis David en action, en peinture. « David, c’est Verlaine. Du verbe, rien que du verbe, et de la couardise à revendre. » Quelle histoire ! Il n’est que de découvrir celle de la genèse de ce texte que Gérard Guégan nous résume dans une brève préface. Dans un monde de faux-semblants, il se livre à un jeu où ne tombent pas que des masques.

Un texte souverainement libre, un de plus, publié aux jeunes éditions "A rebours".

08/01/2010

UNE TERRA INCOGNITA ETRANGEMENT FAMILIERE

swiatly.jpg

Après « Gagner sa vie » (déjà à la Fosse aux ours), et « Boire » (aux éditions « Ego comme X »), Fabienne Swiatly publie… son premier roman. Dès le début, « on ne voit pas si c’est une femme ou encore une enfant, celle qui se tient debout au milieu des ruines ». Ce qui est certain, c’est que l’anti-héroïne de Swiatly s’affaire. Pas n’importe comment, pas n’importe où, pas n’importe quand. Elle cherche du charbon en plein Berlin année zéro. Pas un décor déjà vu pour Swiatly, mais un épicentre invivable qu’elle sait nous faire redécouvrir, ressentir, sans misérabilisme. L’écriture de Swiatly n’a rien perdu de sa précision (qui a peu à voir avec l’objectivité, et permet au roman d’échapper aux chausse-trappes du naturalisme).

La femme allemande se tient debout au milieu des ombres qui habitent « sous terre même si les bombes ne tombent plus ». Sachant pertinemment que « la guerre dure plus longtemps que les accords sur papier », que les soldats vainqueurs qui défilent représentent un danger. Elle va suivre (choisir ?) l’un d’eux, pourtant.

D’une langue l’autre, la voilà qui passe par la case « Lorraine ». Elle y passe et s’y arrête. Pour toujours. La transition n’en était pas une. Encalminée dans un quotidien marqué par les enfants, les 3 /8 du mari à l’usine (longtemps qu’il n’est plus le beau soldat à l’uniforme à la taille cintrée), les regards des beaux-parents sur l’étrangère…

Mais là encore, nul manichéisme chez Swiatly. Le mari n’a rien d’un salaud, les femmes entre elles se convainquent volontiers que le malheur est contagieux. Pour finir ? Pour finir, « la femme allemande mourra en pays étranger ».

Frédérick Houdaer

 

Une femme allemande

de Fabienne Swiatly

éditions La fosse aux ours

120 pages, 16 €

ISBN 978 2 912042 98 9

29/12/2009

passer l'année

Ne cherchez plus. J’ai trouvé le vaccin. Celui qui vous permettra, non pas de passer à travers les gouttes, mais d’affronter l’hiver et toutes ses saloperies avec ce qu’il faut de force, de santé (au sens que ce malade formidable de Nietzsche donnait à ce mot). Mieux que mille doses de Tamiflu, le dernier livre de Thierry Marignac !

couvmarignac1.JPG

Message aux auteurs qui m’envoient leurs manuscrits flemmard-faiblardisant : lisez ce recueil de nouvelles signé Marignac, et vous saurez ce que " travailler le style " veut dire, jusqu’où on peut jouer avec différentes vitesses de narration, etc.

Je reconnais volontiers avoir repris mon manuscrit en cours au sortir de cette lecture… revigorante.

Au fil de ses nouvelles, Marignac nous dévoile son panthéon : sportif dopé et fier de l’être, éditeur au chômage prêt à s’attirer les foudres du G.I.G.N, dealer pris dans sa course aux clients bien qu’il se veuille insaisissable, etc.

Trois parties (comptant chacune quatre nouvelles) à ce recueil : " Poursuites ", " Règlements de compte " et " Kamikazes "… Le polar, comme le patinage artistique, impose quelques figures imposées. Sauf que Marignac, en matière de patinage, n’aime rien tant qu’à faire exploser la glace et à scalper les juges au bord de la patinoire !

Pour ceusses qui veulent lire deux critiques dignes de ce nom sur le dernier Marignac, cliquez ICI et .

15/12/2009

Authentique

Un couple d'amis, futurs chômeurs, m'a fait un joli cadeau dimanche matin : la correspondance de Céline (la dernière Pléïade flambant neuve) !

Grand seigneur, je lui ai offert le café.

 

07/12/2009

En attendant Clément Bulle

Ma façon à moi d'annoncer qu'il va être très prochainement question, sur ce blog, de "ROCOCO TOKYOÏTE", le roman de Clément Bulle paru aux Editions "A plus d'un titre", collection "A charge".

grandm.jpg
gd père.jpg
Autrement, deux nouveaux articles sur "AUX VENTS" de Marc Pellacoeur, toujours aux Editions "A plus d'un titre", l'un signé Caroline de Benedetti et l'autre Eric Dejaeger.