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06/03/2012

Printemps des poètes

A quoi riment toutes ces célébrations officielles de la poésie ? A quoi cela mène-t-il ? A un baron copiant-collant du Boris Vian :

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Autrement ? Hier, soirée d'hommage à Terzieff au TNP de Villeurbanne. Cette fois, c'est sûr, le grand Laurent, il est vraiment mourru.

Autrement ? Triple lecture dimanche prochain Alain Fisette - Frédérick Houdaer - Robert Piccamiglio, à 16h, à "De l'autre côté du pont" (25 cours Gambetta, Lyon 3ème, Métro Saxe-Gambetta).

J'y signerai également pour la première fois mon nouveau livre : "ENGEANCES".

04/03/2012

Compile Face-Bouquienne # 3

Frédérick Houdaer

quand il sera riche, posera pieds nus et assis sur un muret de pierres sur fond d'océan apaisé. Commence par délasser ses chaussures. / partage cela par amour de l'humanité. / déchire ses posters d'Hervé Morin après avoir brûlé ceux de Christine Boutin. Fait place nette au-dessus de son lit. / vient de recevoir un méchant spam - une invitation pour la remise du prix Kowalski à l'Hôtel-de-ville de Lyon - et garde un souvenir révulsé de la précédente remise de ce prix, l'an passé, à la Bibliothèque de La-Part-Dieu / applaudit à la remise du prix Kowalski à Y.Bonnefoy mais suggère qu'on l'attribue à un poète plus jeune l'an prochain : Philippe Jaccotet ou Charles Juliet ? / ICI, Armand le Poête et Yves Bonnefoy s'entretenant du prix Kowalski / Chanson pour le maçon / Musique Maçonnique / Crapulerie / se demande ce qu'il va chercher à Paris quand sa ville ressemble à cela :

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/ Frédéric Mitterrand sur les (mauvaises) ondes de France-Inter : "Presque tous les ministres de la cultures ont fait quelque chose d'intéressant...", "J'aime pas beaucoup parler de moi", "vous avez un tee-shirt formidable : Spiderman !" (au journaliste qui l'interviewait) / Yul Brynner touche le nez de Roman Polanski !  

03/03/2012

C'était le douzième Cabaret Poétique...

Et comme toujours (ou presque), les photos sont signées Josette Vial. Merci à Hervé Bougel pour avoir annoncé ce rendez-vous sur les ondes de France-Inter l'après-midi même.

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27/02/2012

Lendemain de "Cabaret Poétique" et de cérémonies des Oscars

"Oh, putain, merci ! Génial !! Formidable !!! Merci beaucoup !!!! I love you"

Jean Dujardin (qui fait très bien le petit garçon indien de "Slumdog Millionaire").

Je copie-colle cette phrase pour remercier tous les artistes présents sur la scène du Cabaret hier.

Autrement ? Georges Pérec + Luis Rego + Carlos (le chanteur) + Patrick Topaloff = l'Oscar 2013

18/02/2012

Y serez-vous ?

 

bouchoueva,alaili,tixier,barendson,brérot,liboa,marches,pellerin-ott,cabaret poétique

Dans le générique officiel de ce douzième Cabaret Poétique, le nom de Katia Bouchoueva. Pour apprendre le sort que le Sarkozysme sait réserver à une poétesse, cliquez ICI.

13/02/2012

Grèce

Pas du tout hors-sujet :

 

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02/02/2012

Mon schtroumph préféré

Guillevic

, un film.

, une anecdote.

30/01/2012

Compile Face-Bouquienne # 2

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Frédérick Houdaer

aime Leslie Grange. / a rêvé que le jeune Lulu Gainsbourg était mort, mais son père bien vivant. A rêvé que le père rendait hommage au fils. /  Ames sensibles, s'abstenir ! / Faut-il en finir avec les maisons d'édition ? / Un retour sur la-notre lecture de vendredi dernier. / sait ce qu'il doit, littérairement parlant, à Mattel :

 

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28/01/2012

"LE BLOC" de Jérôme Leroy

 

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« C’était Brou qui conduisait. Il avait une Fiat Polski verte, une vraie caisse à savon, qui n’avait aucune tenue de route. L’habitacle puait le tabac et l’alcool. Tu montas à l’arrière avec Simon. Le CRS était le seul du groupe à avoir une carrure encore plus impressionnante que la tienne.

C’était un garçon mélancolique qui vivait tout le temps à la caserne de Darnétal, contrairement à nombre de ses collègues. Il en devenait populaire car il était toujours prêt à rendre service pour les astreintes du week-end ou des jours fériés.

Simon était persuadé, sincèrement persuadé, que les Soviétiques allaient franchir le Rhin et que Giscard était un agent du KGB, tout comme Mitterrand. La gauche avait perdu les dernières législatives, celles de 78, mais ça ne le rassurait pas. Il souffrait de fait d’une légère paranoïa et passait ses loisirs à lire dans sa chambrée des magazines de cul comme ses collègues : il n’aurait pas voulu qu’on le prenne pour une tafiole. Mais, dès qu’il se retrouvait seul, il se gavait de romans d’espionnage avec une prédilection pour les SAS que lui prêtait Brou. Pour aggraver les choses, Brou lui prêtait aussi des romans de Saint-Loup et de Jean Mabire.

Il te demanda de sa voix douce ce que tu lisais et sans que tu saches au juste ce qui te prit, tu lui lus un extrait d’ « Union libre » :

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d’horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d’initiales

Aux pieds de troupeaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d’orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d’or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit »

Tu fus presque gêné par sa réaction.

Là, au milieu des clients, du bruit de la rue qui couvraient brièvement les conversations à chaque entrée ou sortie d’un client, les yeux du CRS s’étaient emplis de larmes et il répétait mécaniquement :

- Qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est beau.

Depuis, tu lui prêtais ou lui offrais très régulièrement de la poésie. Après Breton, ce fut Alcools qu’il aima moins, René Char qu’il n’aima pas du tout, Verlaine, Rimbaud, Musset. Inexplicablement, Simon eut une véritable passion pour Michaux dont il ne se lassait pas. Bien qu’il t’ait demandé de garder cette dilection secrète, « ils vont se foutre de ma gueule », et que tu n’aies rien dit, cela finit par se savoir.

Jean Emile fut effondré. Il trouvait de très mauvais aloi que l’homme d’action s’émollie avec des vers.

Brou, lui, fut plus tolérant et indiqua que nous étions là dans une vieille tradition occidentale, celle des guerriers poètes. Il parla de Charles d’Orléans ou de Drieu.

Simon, rassuré, n’eut plus à se cacher mais il était très étrange, tout de même, de l’entendre murmurer comme une prière des extraits de Misérable Miracle, alors que vous incendiez au cocktail Molotov la permanence d’un conseiller général communiste du côté du Petit-Quevilly. »

 

« LE BLOC » de Jérôme Leroy (lien vers le site de l'auteur dans la colonne "Passerelles" à gauche), éd. Gallimard, Série Noire.

Une critique du livre par Thierry Marignac, auteur du récent et tout aussi excellent "MILIEU HOSTILE".

Une autre critique du livre signée Christopher Gérard.

Je vous épargne les papiers parus dans la presse traditionnelle, aussi nombreux qu'insignifiants.