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26/01/2020

"Ai-je assez..."

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Ai-je assez ménagé la vanité de ceux avec qui j’ai vécu aujourd’hui ? 


Stendhal

 

28/12/2019

"J'aimais..."

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J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs…
Arthur Rimbaud

 

 

04/12/2019

B.B.B.

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« Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d’esprit pour se passer des charges et des emplois, et consentir ainsi à demeurer chez soi et à ne rien faire. Personne presque n’a assez de mérite pour jouer ce rôle avec dignité, ni assez de fonds pour remplir le vide du temps, sans ce que le vulgaire appelle des affaires. Il ne manque cependant à l’oisiveté du sage qu’un meilleur nom ; et que méditer, parler, lire et être tranquille s’appelât travailler. »

La Bruyère

 

17/10/2019

"Simple et nue"

(…) j’ai toujours préféré la phrase simple et nue parce que j’ai toujours eu le sentiment que la Littérature, celle d’aujourd’hui et celle des siècles passés, était en grande partie truquée, tu vois, comme les combats de catch. Même ceux qui ont duré des siècles (avec quelques exceptions) m’ont donné l’étrange sentiment de m’être fait arnaquer. En fait, j’ai l’impression qu’il serait plus difficile de mentir avec la phrase nue, ça se lit d’ailleurs plus facilement, et ce qui est facile est bon et ce qui est difficile est emmerdant (ça m’est resté des usines et de la fréquentation des femmes).
Ainsi, Fante m’a donné la phrase sensible, Hemingway la phrase qui ne demande rien, Thurber la phrase qui se moque de ce qu’a fait l’esprit qui n’y pouvait rien faire ; Saroyan la phrase qui s’aime elle-même ; Céline la phrase qui coupe la page comme un rasoir ; Sherwood Anderson la phrase qui parle au-delà de la phrase. Je pense leur avoir à tous emprunté quelque chose et JE N'AI PAS HONTE DE L'ADMETTRE. 


Charles Bukowski, « Correspondance 1958-1994 »

 

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07/10/2019

Musée ?

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On ne devrait pas être dans un musée plus d’une demi-heure. Mais chaque fois pour ne voir qu’un ouvrage. 

Umberto Eco

 

02/08/2019

"Nous vivons dans..."

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Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses.

Paul Eluard

28/02/2019

Simone de Montmartre

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Comme j’étais mal disposé,

un matin de pluie,

pour toutes les excentricités humaines

un ami me montra une photographie :

celle d’une femme nue et morte étendue sur un lit d’hôtel

à côté d’un homme vêtu et mort qui,

vu en raccourci,

ressemblait à un phoque rigide.

Simone n’avait pas changé sa coiffure ;

sa cloche reposait sur la cheminée

à côté d’une pendule dorée sans aiguilles.

Simone était incontestablement morte à côté de son ami.

Ils s’étaient suicidés aux sons du phonographe de la maison voisine :

— Some suny day… Swanie… Eleanor !… —

Et sur le ventre nu de la femme,

avant de mourir,

dans une suprême évocation du Mois de Marie,

l’homme avait écrit,

un doigt trempé dans l’encre,

ces mots : Priez pour nous !

Cette photographie venait d’un obscur bureau de police.

De mains en mains,

elle échouait dans les miennes.

Et l’image ridicule et démoralisante

je l’ai gardée dans ma mémoire

jusqu’au jour où j’ai résolu d’écrire cette histoire,

de la faire imprimer

et de la relire plus tard avec des yeux qui ne seront plus les miens

mais des yeux de promeneur imperméable

assis au crépuscule du soir s

ur le banc du corps de garde à la porte du Paradis.

 

Pierre Mac Orlan

« Simone de Montmartre suivi de l’Inflation sentimentale », 1924

 

08/02/2019

Calaferte vs Sartre

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Un soir, j’ai vu au fond du Café de Flore Jean-Paul Sartre entouré de nombreux jeunes gens, une cour autour de lui… (…) J’ai surtout trouvé ridicule qu’un homme de 45 ans tienne une cour de la sorte et je continue de trouver cela parfaitement grotesque. (…) Cet homme m’a paru être un farceur. Depuis, je l’ai lu et c’est plus qu’un farceur, c’est un imposteur. (…) Sa grande source a été Heidegger, naturellement, sa prétendue œuvre philosophique n’est rien de plus qu’une pesante broderie autour de cette grande pensée de notre siècle. L’essentielle différence est celle habituelle entre le maître et l’imitateur. Il y a perte de substance. Dans le cas de Sartre, à mes yeux c’est pis encore, ça relève de la pure fabrication. Tout peut être dit à ce propos en un mot : Heidegger est un poète, Sartre est l’anti-poète, c’est un esprit maigre, un esprit sec.
Ayant eu très jeune une expérience directe des hommes, j’ai rapidement flairé chez les individus ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas. Sartre, c’est de la grimacerie ! Son théâtre a un côté scolaire. Ce sont des petites natures ! C’est le procédé de systématisation. Le facteur succès est primordial pour ce type de confectionneurs. Le succès n’est pas accidentel et l’insuccès non plus. Le succès est une chose simple : c’est l’adéquation entre un individu X et le courant général. Ce sont des gens qui ont une nature pour être en adéquation exacte avec l’air du temps. Seulement l’air du temps, ça passe et il est toujours quatre degrés au-dessous de la veine secrète qui sillonne le monde des idées comme le monde des faits, des évènements.

Louis Calaferte, extrait de « Une vie, une déflagration / Entretiens avec Calaferte » de Patrick Amine  
 
 
 
 

21/12/2018

Solstice (s)

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"Au solstice d'été, le sol tisse du blé. Au solstice d'hiver, le sol tisse du verre "

Jean Pérol