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08/05/2009

LISTE NOIRE # 1

L’inquisition aujourd’hui ? Vous plaisantez ? Mais non, mais non, écoutez bien, vous entendrez vite son violent désir de purification rétroactive. Chaque écrivain ou penseur du passé peut être radié de la mémoire collective pour cause de péché majeur.

Voici le programme :

Gide, le pédophile Nobel ; Marx, le massacreur de l’humanité que l’on sait ; Nietzsche, la brute aux moustaches blondes ; Freud, l’anti-Moïse libidinal ; Heidegger, le génocideur parlant grec ; Céline, le vociférateur abject ; Genet, le pédé ami des terroristes ; Henry Miller, le misogyne sénile ; Georges Bataille, l’extatique pornographique à tendance fasciste ; Antonin Artaud l’antisocial frénétique ; Claudel, l’ignoble tank catholique ; Sartre, le bénisseur des goulags ; Aragon, le faux hétérosexuel, chantre du KGB ; Ezra Pound, le traître à sa patrie, mussolinien chinois ; Hemingway, le machiste tueur d’animaux ; Faulkner, le négrier alcoolique ; Nabokov, l’aristocrate pédophile papillonnaire ; Voltaire, le hideux sourire de la raison, dénigreur de la Bible et du Coran, totalitaire en puissance ; Sade, le nazi primordial ; Dostoïevski, l’épileptique nationaliste ; Flaubert, le vieux garçon haïssant le peuple ; Baudelaire, le syphilitique lesbien ; Proust, l’inverti juif intégré ; Drieu la Rochelle, le dandy hitlérien ; Morand, l’ambassadeur collabo, antisémite homophobe ; Shakespeare, l’antisémite de Venise ; Balzac, enfin, le réactionnaire fanatique du trône et de l’autel, etc.

Je n’oublie personne ? Complétez la liste. "

Sollers, " Un vrai roman "

01/05/2009

Défilés du jour

"Trop d’absolu et des mots trop lourds pour les hommes qui les employaient, voilà un régime indigeste. Nous réclamons un peu plus de mesure. C’est elle qui nous guidera. Puisque personne, parmi nos aînés, ne s’en est montré capable, nous voici condamnés à une sorte de prudence envers les événements. Nous avons envie de les mettre en ordre. On nous dira que cette attitude est indigne et qu’il faut courir dans les rues pour manifester sa flamme, son goût de la liberté, son amour de la patrie. Nous ne demandons pas mieux. Nous ne voulons à aucun prix passer pour des égoïstes. Alors nous descendons dans la rue, mais le premier cri qui s’échappera de nos lèvres sera : “Vivent les Armagnacs !” Nous avons cinq siècles de retard. On nous reproche d’avoir la mémoire courte, eh bien ! nous prouverons le contraire. Dès aujourd’hui, nous allons constituer une Ligue dont le but principal sera l’extermination du Parti bourguignon et nous tiendrons pour fols, mal avisés ou perfides, ceux qui n’y prendront point part."

Roger Nimier, Le Grand d’Espagne

11/02/2009

Antonin dans le texte

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"Je suis anarchiste parce que j'aime tellement l'Ordre que je n'en supporte pas la parodie."

Antonin Artaud

 

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04/06/2008

SIGNÉ PAPI !

"C'est un grand agrément que la diversité:

Nous sommes bien comme nous sommes.

Donnez le même esprit aux hommes,

Vous ôtez tout le sel de la société.

L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

Antoine Houdar de La Motte ("Les amis trop d'accord")

17/02/2008

1920

« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre. Si l’homme tourne décidément à l’automate ; s’il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d’un écran, ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l’esprit par un système de visions parlantes ; la couleur, le rythme, le relief, mille moyens de remplacer l’effort et l’attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche de l’imagination particulière : tout y sera, moins l’esprit. Cette loi est celle du troupeau. Le livre aura toujours des fidèles, les derniers hommes qui ne seront pas faits en série par la machine sociale. »
André Suarès, 1920

23/01/2008

à propos de Baudelaire

"Ses admirateurs peuvent tout au plus espérer pour lui qu'un jour un curieux ou un raffiné logera ce fou dans un volume tiré à cent exemplaires, en compagnie de quelques excentriques crottés. Ne demandons pas plus pour lui : il ne mérite pas davantage."
Jules Vallès

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15/09/2007

pas entendu à Grenoble

Tandis que beaucoup de choses se disent actuellement à Grenoble, une voix ne s'y est pas faite entendre : 

« La nouvelle gauche sera nietzschéenne ou ne sera pas. Elle devra se confronter à cette question : est-il possible d’obtenir une émancipation générale, d’obtenir une participation des masses aux biens de la liberté sans passer de pacte noir avec la politique du ressentiment ? C’est pour moi la question clé de toute politique future. (…) Nous vivons aujourd’hui dans une phase où la propagande de la mondialisation fonctionne comme une gigantesque Bourse aux illusions où l’on produit des illusions de victoires. Lorsque ces illusions entreront dans leur phase de déception, malheur à nous, si nous n’avons pu préparer une politique suffisamment mûre pour la réintégration de cette déception, de cette colère, de ce besoin de vengeance. »

Peter Sloterdijk (entretien accordé à Olivier Manonni pour "Le magazine littéraire")

28/07/2007

de Paul à Antoine

« Notre Antoine, je vous souhaite de bons éditeurs, avec avances non remboursables, des récompenses foudroyantes, de préférence non méritées, pour ne les devoir à personne, de jolies personnes entrant dans votre lit et n’y restant pas, d’âpres combats avec le guet… »

Paul Morand à Antoine Blondin

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03/07/2007

Fort de ma faiblesse...

"Fort de ma faiblesse, j’aurais rêvé toute ma vie de gens solides, d’hommes en bronze et de femmes en acier, capables de m’aider à tenir le coup. Mais comment les supporter ? La solidité m’incite à l’hilarité, rien de plus. Seuls les faibles, les paumés, les déchirés, les inconsolables inconsolés m’intéressent. Eux seuls me touchent, me déchirent, m’aident à tenir le coup. Autant dire que pour marcher, je m’appuie sur des béquilles molles, des béquilles en caoutchouc. Cela revient à dire qu’il faut avoir la force d’assumer, non seulement sa propre faiblesse, mais ses faiblesses et celles des autres. Ce n’est pas tellement facile. Cela demande même une certaine force. Cela nous ramène à la solidité. Etc. Cela peut continuer pendant un certain temps…"

Jacques Sternberg