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04/09/2012

Poème de rentrée

 

L’ENFANT

 

 

 

il vivra sait-on comment

 

il ira mourir sait-on où

 

 

 

pour le moment il apprend ses leçons

 

il faut bien qu’il apprenne

 

 

 

Pierre Tilman (La flute de Marcus)

 

29/08/2012

"Conneries" (extrait d'un recueil à paraître)

 

haniwa.jpg

 

à quatorze ans ils m'ont foutu entre les mains Baudelaire et puis à dix-sept

Henry Miller

à dix-huit ils m'ont dit passe ton bac d'abord et à vingt-deux

Et prof ? Ça te plairait pas, prof ?

allez piger

 

Grégoire Damon

25/08/2012

Cash + Hopper + Kipling...

24/08/2012

Le vendeur

Big J.Franck s’avança

 

pesamment vers la porte

 

portant quatre poupées

 

fabriquées avec des tubes de papier toilette

 

de la laine bleue bourrée

 

au sommet en guise de cheveux

 

et des yeux au rouge à lèvres

 

pendant comme les siens.

 

La femme dit :

 

« Qu’est-ce que t’as là, J.Franck ? »

 

Les mots s’engluaient dans sa mâchoire pendante.

 

Il se lécha les lèvres.

 

« J’ai essayé de vendre mes poupées

 

toute la matinée. 

 

T’en veux une ? »

 

« Enfin, J.Franck. Tu vois pas pourquoi

 

personne t’en a acheté ? »

 

« Muettes » dit-il.

 

 

 

Marilou Bonham-Thompson

 

(trad. Manuel Van Thienen, in « Anthologie de la poésie amérindienne », Bacchanales n°42, revue de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes)

23/08/2012

Alphaville

Alphaville,poetry,eddie constantine

16/08/2012

"De vives mains et même feu..."

J’ai jeté dans le noble feu

Que je transporte et que j’adore

De vives mains et même feu

Ce passé ces têtes de morts

Flamme je fais ce que tu veux.

                                                           

 

Apollinaire

 

 

11/08/2012

Coyote, Coyote s’il te plaît dis-moi

Qu’est-ce qu’un shaman ?

   

Je ne sais rien

 

du shaman.

 

Je suis moi-même docteur.

 

Quand je pratique la médecine,

 

c’est une affaire entre moi,

 

le malade,

 

et la Création.

 

 

Coyote, Coyote s’il te plaît dis-moi

 

ce qu’est le pouvoir ?

 

 

On dit que le pouvoir

 

c’est l’habileté à démarrer

 

sa tronçonneuse

 

du premier coup.

 

 

Coyote, Coyote s’il te plaît dis-moi

 

qu’est-ce que la magie ?

 

 

La magie c’est la première saveur

 

des fraises mures, c’est aussi

 

un enfant qui danse

 

dans une pluie d’été.

 

 

Coyote, Coyote s’il te plaît dis-moi

 

pourquoi la Création existe ?

 

 

La création existe parce que je

 

suis allé me coucher hier soir

 

avec le ventre plein,

 

et quand je me suis réveillé

 

ce matin

 

tout était là.

 

 

Coyote, Coyote s’il te plaît dis-moi

 

à qui appartiens-tu ?

 

 

Si je me réfère aux toutes dernières

 

études, il y a certaines

 

personnes qui, sous couvert de poésie

 

ou de science,

 

me revendiquent

 

comme objet de conquête.

 

 

Laisse-moi dire rien

 

qu’une fois et pour toujours,

 

pour que cela soit clair :

 

Coyotte

 

n’appartient à personne.

 

 

Peter Blue Cloud

(trad. Manuel Van Thienen, in « Anthologie de la poésie amérindienne », Bacchanales n°42, revue de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes)

 

04/08/2012

Promesse, tour et prestige

«  Pour écrire un seul vers

il faut se souvenir de cent ans de sommeil

et des vies qui précédèrent, de la piqure des roses

et de l’aïeule qui voulait voir la mer,

de l’homme au large dos couvert de ventouses

et de ses enfants effrayés par les méduses.

Des objets magiques et des formules

où s’enroulent des fleurs autour des lettres gothiques.

 

Puis abandonner à son sort

cet homme en nous qui se noie dans ses souvenirs,

pour renouer avec la magie sans accessoire

et la jonglerie sans rien, mais avec des gestes

suspendus en l’air et la réalité

qui se retourne comme un gant.

 

Avec les êtres et les choses

Attirant les mots comme des aimants. »

 

Gérard Macé, « Promesse, tour et prestige », 2009

28/07/2012

SèTE (Festival de Poésie de)

Sète

Je reviens du Festival "Voix Vives" en ayant changé d'avis sur la peine de mort. Avec une pensée toute particulière pour les profs de philo qui écrivent des poèmes (comment peut-on oublier le corps à ce point ?).

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Heureusement, il y eut de très belles lectures (certaines même inoubliables : Jacques Ancet, Lucien Suel, Michel Thion). Et moi qui privilégie systématiquement les lectures de poésie par leur auteur lors des Cabarets, j'ai trouvé que les comédiens présents pour partager les traductions de certains poètes arabes faisaient preuve d'une grande justesse (quelque soit leur degré de fatigue, à courir d'un point à l'autre de la ville).

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Le 25 juillet, sur le port, j'ai aussi fêté mon anniversaire et réclamé ma tielle plantée de bougies. La phrase de la journée (signée de l'une des poétesses présentes) : "Tes 43 ans, remarque, reconnais que tu les as cherchés !".

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