UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/05/2012

C'était le quatorzième Cabaret Poétique...

... au cours duquel a eu lieu un évènement à la portée... je cherche l'adjectif pas trop grandiloquent... Disons un évènement majeur dans l'histoire de la poésie mondiale (voir plus bas).

1.jpg

2.jpg

Melchior Liboà

3.jpg

Brigitte Baumié

4.jpg

avec Michel Thion

5.jpg

Jean-Louis Chinaski, le bien-nommé

6.jpg

7.jpg

Melchior Liboà & Jean-Louis Chinaski ont mouillé la chemise pour Bukowski

8.jpg

13.jpg

9.jpg

Lors de ce Cabaret Poétique du dimanche 13 mai 2012, est né officiellement le "Syndicat des Poètes qui vont mourir un jour" ! Ce syndicat décernera d'ici la fin de l'année le "Prix du Rossignol qui rote" aux collectivités ou organismes qui ignorent le mieux la poésie.

 

11.jpg

De gauche à droite, en partant du second rang : Grégoire Damon, Michel Thion, Jean-Baptise Cabaud, Patrick Dubost, Armand le Poête, Chantal Ravel, Jean-Jacques Nuel, Hélène Massip, Geneviève Raphanel, Samantha Barendson, Brigitte Baumié, Béatrice Brérot, Jean-Louis Chinaski, Melchior Liboà, Jacques Martin.

 

cabaret poétique,thion,baumié,liboà,chinaski,damon,syndicat des poètes qui vont mourir un jour,prix du rossignol qui rote,cabaud,dubost,barendson,brérot,ravel,massip,raphanel

 

 

11/04/2012

Pour en finir avec la haine de la poésie

"Il y a des époques où la Poésie n'est pas dans ce qu'on appelle la poésie"...

Annie Le Brun

 

Annie%20Le%20Brun.jpg

 

L'entretien est ICI.

08/04/2012

Publications en revue...

Une nouvelle fois, suis publié dans "Microbe", la meilleure revue de poésie du monde...

microbe70.jpg

... ainsi que dans P.L.S, la revue annuelle de la Sorbonne (j'attends qu'ils m'aient envoyé un exemplaire pour en scanner la couverture).

Quel lien ? Voilà que je retrouve au fin fond du disque dur de mon ordinateur un texte de Jim Harrison (archivé depuis combien d'années?). Et dans ce texte, ces quelques lignes :

 

«  La poésie vient quand elle veut et je n’ai jamais eu la moindre idée sur la façon de la faire apparaître. 

Qui sait ce qui provoque l’ouverture ou la fermeture de la porte .

Il y a toujours eu parmi les poètes, pendant les périodes "ramollies" une tendance a limiter eux-mêmes leurs meilleurs efforts, mais cela apparaît désagréablement évident à leurs lecteurs. C’est un peu comme essayer de susciter un fantasme sexuel convaincant et se trouver interrompu (en si bon chemin …) par votre mère qui téléphone pour savoir pourquoi vous êtes toujours un "saltimbanque" à 59 ans. »

  

06/03/2012

Printemps des poètes

A quoi riment toutes ces célébrations officielles de la poésie ? A quoi cela mène-t-il ? A un baron copiant-collant du Boris Vian :

SEILLIERE.jpg

Autrement ? Hier, soirée d'hommage à Terzieff au TNP de Villeurbanne. Cette fois, c'est sûr, le grand Laurent, il est vraiment mourru.

Autrement ? Triple lecture dimanche prochain Alain Fisette - Frédérick Houdaer - Robert Piccamiglio, à 16h, à "De l'autre côté du pont" (25 cours Gambetta, Lyon 3ème, Métro Saxe-Gambetta).

J'y signerai également pour la première fois mon nouveau livre : "ENGEANCES".

19/02/2012

Guillevic (suite)...

« J’ai des alliés
Que je ne connais pas.

J’ai des alliés
Qui me tiennent en vie,
Qui me donnent racine.

J’ai des alliés
Qui sont à mes côtés,
Qui me prêtent main-forte.

Peut-être que ma vie
Se passe à les chercher.
Je sais, je crois savoir
Un peu quoi je maudis,
Je ne sais pas qui m’aide.
(…) »
 

ange2.jpg


02/02/2012

Mon schtroumph préféré

Guillevic

, un film.

, une anecdote.

03/01/2012

"... décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard."

 

toulet,lapaque,les contrerimes,au hasard et souvent,steinmetz,apollinaire,boileau,curnonsky,guétary

« Je relis Paul-Jean Toulet. « Les Contrerimes », au hasard et souvent, autrement et encore. (…) A l’âge des aéroplanes et des premiers carnages industriels, l’auteur de « Mon amie Nane » a aimé « L’Art Poétique » de Boileau, le tracé voluptueux des jardins à la française, les taxautos pris sur les Champs-Elysées avec des filles vénéneuses et les paquebots des Messageries maritimes. Par là, il a relevé l’antique tradition de subversion de la laideur établie, décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard. Refusant la poésie prétentieuse et les vers tarabiscotés, il a cultivé un lyrisme simple et mélancolique. « Que tu es loin, mon beau septembre, / Loin comme le Pays, / Quand ses hanches, et le maïs, / Etaient couleur de l’ambre » Classique et fantaisiste, il a réinventé les enjambements, les phrases nominales, les ellipses et les accélérations : « On rit, on se baise, on déjeune… / Le soir tombe : on n’est plus très jeune. »

Las des effusions romantiques, Toulet a congédié les ruines, les gondoles et les parcs ravagés au profit de motifs proches de la vie : la tonnelle fleurie, l’aubergette, la table de bois blanc et les jambons pendus. D’une santé fragile, usé par la vie d’artiste et les abus divers commis avec Curnonsky, Toulet est mort à Guéthary, sur le rivage basque, le 6 septembre 1920. Amateur de règles anciennes, virtuose du vers français, il fut un grand novateur. (…) Merveilles formelles, les contrerimes sont formées de quatrains alternés de huit et six pieds dont les vers s’embrassent, faisant rimer entre eux des mètres différents. « Trottoir de l’Elysé’-Palace / Dans la nuit en velours / Où nos cœurs nous semblaient si lourds / Et notre chair si lasse. » On note l’élision du e muet, qui marque la rigueur de l’auteur des Contrerimes. Mais il y a aussi de la liberté dans ses vers, ainsi que le rappelle Jean-Luc Steinmetz. « Contemporain d’un Apollinaire dont le livre Alcools comporte une pareille observance de l’ancienne prosodie (à égalité avec les audaces du vers libre), Toulet occupe cette marge étroite où la tradition s’autorise maintes transgressions, guère visibles toutefois pour les yeux peu exercés. »

C’est ainsi que Paul-Jean est grand »

Sébastien Lapaque, « Au hasard et souvent », éd. Actes Sud

17/09/2011

Élégie

Il a plu des saumons

le jour où sa mère a été enterrée.

 

Les saumons sont tombés dans l’herbe

au milieu des pierres tombales

 

et se sont efforcés de respirer.

Ils voulaient survivre.

 

Elle en a pris autant qu’elle pouvait

dans ses bras, dans ses poches

 

et a couru vers la rivière

qui coulait à travers le cimetière.

 

Les saumons agonisaient.

La rivière était morte.

 

Elle a plongé dans l’eau.

Elle avait besoin des saumons pour nager.

 

Sherman Alexie, in "RED BLUES" (trad. Michel Lederer)

 

versailles2[1].jpg

Au début de l’été, j’ai emprunté à la bibliothèque un (gros) recueil de poèmes de cet auteur amérindien (je gardais un bon souvenir de la lecture de son premier roman voilà quelques années).

Il ne m’a pas fallu beaucoup de pages pour me convaincre que j’avais affaire à un véritable poète.

Amateurs de Yakarisme facile s’abstenir (l’auteur reconnaît très vite ne même pas savoir monter à cheval !).

L'image ? Je ne sais plus où je l'ai chipée. Sûrement ici.

29/09/2010

Réponses au questionnaire...

... de Béatrice Brérot qu'elle a envoyé sans doute à une flopée de poètes.

Ca m'a pris au moins dix minutes pour remplir les blancs.

 

-          Quand vous-étiez enfant, rêviez-vous d’être poète, pilote d’avion, facteur, aventurière… ?

 

Jules Verne + Walt Disney. Jules Verne capable d’écrire cinquante pages sur l’affrontement entre deux dirigeables surarmés. Disney dans ce qu’il avait de plus douteux. L’entrepreneur. Le patron. Celui qui a fait briser quelques grèves dans ses studios J

 

 

-          Quel est votre état d’esprit, votre trait de caractère dominant ?

 

Un, deux, trois… soleil ! (rien à voir avec la météo)

 

 

-          Quelle musique écoutez-vous ?

 

Peu de chanson française. A quelques (remarquables) exceptions près. Et puis des gens qui font des choses avec des guitares, des pianos et des micros… des choses dont je serais parfaitement incapable. Dans des langues que je ne maîtrise pas.

 

 

-          Quels livres avez-vous dans votre bibliothèque ?

 

Beaucoup. Moins qu’avant. Plus l’intention de me laisser envahir. J’ai une carte de bibliothèque, sais m’en servir (je connais même des bibliothécaires, je les connais PERSONNELLEMENT, ce qui me permet parfois d’exploser mon quota de bouquins empruntés).

 

 

- Avez-vous un autre métier ?

 

Même pas. La poésie nourrit son homme.

 

 

- Parmi vos 5 sens, lequel est le plus développé ?

 

La télépathie.

 

 

- Avez-vous un sixième sens ?

 

Je n’en ai que trois.

 

 

- Aimez-vous voyager ?

 

Où ai-je rangé ma citation assassine de Beckett sur le voyage ?

 

 

- Pensez-vous, en tant qu’écrivain avoir une responsabilité politique ?

 

On essaye, pour voir ?

 

 

- Quel événement dans l’histoire de l’humanité vous a le plus marqué ?

 

Mon redoublement, en seconde.

 

 

- Quelle rencontre(s) marquante(s) avez-vous faites ?

 

A.D & D.M.

Les auteurs que je relis.

 

 

- Avez-vous, un lieu, une heure, un rituel pour écrire ?

 

En ce qui concerne le rituel, je ne sacrifie que des poulets fumés.

 

 

- Ecrivez-vous au stylo ou au clavier ?

Je laisse le premier fuir sur le second.

 

 

- Quels sont les auteurs, poètes, philosophes, cinéastes… dont vous vous sentez proche ?

 

Disons qu’on se (re)connaît tout de suite.

 

 

- Pensez-vous appartenir à une mouvance poétique ? Si oui, laquelle, si non pourquoi ?

 

Je suis l’enfant naturel qu’a eu Michaux avec Brautigan, mais je ne peux pas le prouver, me manquent des preuves, les tests A.D.N, etc.

Plus sérieusement, j’attends la fin de la Belgique pour me dire définitivement « poète belge » (de vagues origines de ce côté-là).

En tout cas, aussi peu français qu’un Corbière.

 

 -  Comment décririez-vous votre rapport aux mots, à la langue ?

Aïkido.

 

 

- Pour qui écrivez-vous ?

 

Pour quelques-un(e)s. Certain(e)s qui ont beaucoup lu de la poésie. D’autres qui n’en ont jamais lu.

 

 

-          Prenez-vous du plaisir à écrire ?

 

Qu’est-ce que vous croyez ? J’ai des nègres, à l’instar des plus grandes vedettes du foot et du show-biz.

 

 

- Si la poésie devait avoir une forme (ou des formes), laquelle serait-elle pour vous ?

 

Quelque chose en rapport avec la main.

 

 

- Qu'aimeriez-vous que le lecteur retienne de votre poésie ?

 

C’est ça. Un « C’est ça » qui serait une ouverture, un point de départ. Une redécouverte dynamique. Rien d’un constat fermé.

 

 

-          Quand vous-êtes vous vraiment senti écrivain, poète ?

 

A l’instant « T ».

godzilla.jpg