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04/08/2012

Promesse, tour et prestige

«  Pour écrire un seul vers

il faut se souvenir de cent ans de sommeil

et des vies qui précédèrent, de la piqure des roses

et de l’aïeule qui voulait voir la mer,

de l’homme au large dos couvert de ventouses

et de ses enfants effrayés par les méduses.

Des objets magiques et des formules

où s’enroulent des fleurs autour des lettres gothiques.

 

Puis abandonner à son sort

cet homme en nous qui se noie dans ses souvenirs,

pour renouer avec la magie sans accessoire

et la jonglerie sans rien, mais avec des gestes

suspendus en l’air et la réalité

qui se retourne comme un gant.

 

Avec les êtres et les choses

Attirant les mots comme des aimants. »

 

Gérard Macé, « Promesse, tour et prestige », 2009

28/07/2012

SèTE (Festival de Poésie de)

Sète

Je reviens du Festival "Voix Vives" en ayant changé d'avis sur la peine de mort. Avec une pensée toute particulière pour les profs de philo qui écrivent des poèmes (comment peut-on oublier le corps à ce point ?).

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Heureusement, il y eut de très belles lectures (certaines même inoubliables : Jacques Ancet, Lucien Suel, Michel Thion). Et moi qui privilégie systématiquement les lectures de poésie par leur auteur lors des Cabarets, j'ai trouvé que les comédiens présents pour partager les traductions de certains poètes arabes faisaient preuve d'une grande justesse (quelque soit leur degré de fatigue, à courir d'un point à l'autre de la ville).

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Le 25 juillet, sur le port, j'ai aussi fêté mon anniversaire et réclamé ma tielle plantée de bougies. La phrase de la journée (signée de l'une des poétesses présentes) : "Tes 43 ans, remarque, reconnais que tu les as cherchés !".

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20/05/2012

C'était le quatorzième Cabaret Poétique...

... au cours duquel a eu lieu un évènement à la portée... je cherche l'adjectif pas trop grandiloquent... Disons un évènement majeur dans l'histoire de la poésie mondiale (voir plus bas).

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Melchior Liboà

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Brigitte Baumié

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avec Michel Thion

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Jean-Louis Chinaski, le bien-nommé

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Melchior Liboà & Jean-Louis Chinaski ont mouillé la chemise pour Bukowski

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Lors de ce Cabaret Poétique du dimanche 13 mai 2012, est né officiellement le "Syndicat des Poètes qui vont mourir un jour" ! Ce syndicat décernera d'ici la fin de l'année le "Prix du Rossignol qui rote" aux collectivités ou organismes qui ignorent le mieux la poésie.

 

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De gauche à droite, en partant du second rang : Grégoire Damon, Michel Thion, Jean-Baptise Cabaud, Patrick Dubost, Armand le Poête, Chantal Ravel, Jean-Jacques Nuel, Hélène Massip, Geneviève Raphanel, Samantha Barendson, Brigitte Baumié, Béatrice Brérot, Jean-Louis Chinaski, Melchior Liboà, Jacques Martin.

 

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11/04/2012

Pour en finir avec la haine de la poésie

"Il y a des époques où la Poésie n'est pas dans ce qu'on appelle la poésie"...

Annie Le Brun

 

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L'entretien est ICI.

08/04/2012

Publications en revue...

Une nouvelle fois, suis publié dans "Microbe", la meilleure revue de poésie du monde...

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... ainsi que dans P.L.S, la revue annuelle de la Sorbonne (j'attends qu'ils m'aient envoyé un exemplaire pour en scanner la couverture).

Quel lien ? Voilà que je retrouve au fin fond du disque dur de mon ordinateur un texte de Jim Harrison (archivé depuis combien d'années?). Et dans ce texte, ces quelques lignes :

 

«  La poésie vient quand elle veut et je n’ai jamais eu la moindre idée sur la façon de la faire apparaître. 

Qui sait ce qui provoque l’ouverture ou la fermeture de la porte .

Il y a toujours eu parmi les poètes, pendant les périodes "ramollies" une tendance a limiter eux-mêmes leurs meilleurs efforts, mais cela apparaît désagréablement évident à leurs lecteurs. C’est un peu comme essayer de susciter un fantasme sexuel convaincant et se trouver interrompu (en si bon chemin …) par votre mère qui téléphone pour savoir pourquoi vous êtes toujours un "saltimbanque" à 59 ans. »

  

06/03/2012

Printemps des poètes

A quoi riment toutes ces célébrations officielles de la poésie ? A quoi cela mène-t-il ? A un baron copiant-collant du Boris Vian :

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Autrement ? Hier, soirée d'hommage à Terzieff au TNP de Villeurbanne. Cette fois, c'est sûr, le grand Laurent, il est vraiment mourru.

Autrement ? Triple lecture dimanche prochain Alain Fisette - Frédérick Houdaer - Robert Piccamiglio, à 16h, à "De l'autre côté du pont" (25 cours Gambetta, Lyon 3ème, Métro Saxe-Gambetta).

J'y signerai également pour la première fois mon nouveau livre : "ENGEANCES".

19/02/2012

Guillevic (suite)...

« J’ai des alliés
Que je ne connais pas.

J’ai des alliés
Qui me tiennent en vie,
Qui me donnent racine.

J’ai des alliés
Qui sont à mes côtés,
Qui me prêtent main-forte.

Peut-être que ma vie
Se passe à les chercher.
Je sais, je crois savoir
Un peu quoi je maudis,
Je ne sais pas qui m’aide.
(…) »
 

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02/02/2012

Mon schtroumph préféré

Guillevic

, un film.

, une anecdote.

03/01/2012

"... décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard."

 

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« Je relis Paul-Jean Toulet. « Les Contrerimes », au hasard et souvent, autrement et encore. (…) A l’âge des aéroplanes et des premiers carnages industriels, l’auteur de « Mon amie Nane » a aimé « L’Art Poétique » de Boileau, le tracé voluptueux des jardins à la française, les taxautos pris sur les Champs-Elysées avec des filles vénéneuses et les paquebots des Messageries maritimes. Par là, il a relevé l’antique tradition de subversion de la laideur établie, décidé à écrire net, à boire frais et à se tenir gaillard. Refusant la poésie prétentieuse et les vers tarabiscotés, il a cultivé un lyrisme simple et mélancolique. « Que tu es loin, mon beau septembre, / Loin comme le Pays, / Quand ses hanches, et le maïs, / Etaient couleur de l’ambre » Classique et fantaisiste, il a réinventé les enjambements, les phrases nominales, les ellipses et les accélérations : « On rit, on se baise, on déjeune… / Le soir tombe : on n’est plus très jeune. »

Las des effusions romantiques, Toulet a congédié les ruines, les gondoles et les parcs ravagés au profit de motifs proches de la vie : la tonnelle fleurie, l’aubergette, la table de bois blanc et les jambons pendus. D’une santé fragile, usé par la vie d’artiste et les abus divers commis avec Curnonsky, Toulet est mort à Guéthary, sur le rivage basque, le 6 septembre 1920. Amateur de règles anciennes, virtuose du vers français, il fut un grand novateur. (…) Merveilles formelles, les contrerimes sont formées de quatrains alternés de huit et six pieds dont les vers s’embrassent, faisant rimer entre eux des mètres différents. « Trottoir de l’Elysé’-Palace / Dans la nuit en velours / Où nos cœurs nous semblaient si lourds / Et notre chair si lasse. » On note l’élision du e muet, qui marque la rigueur de l’auteur des Contrerimes. Mais il y a aussi de la liberté dans ses vers, ainsi que le rappelle Jean-Luc Steinmetz. « Contemporain d’un Apollinaire dont le livre Alcools comporte une pareille observance de l’ancienne prosodie (à égalité avec les audaces du vers libre), Toulet occupe cette marge étroite où la tradition s’autorise maintes transgressions, guère visibles toutefois pour les yeux peu exercés. »

C’est ainsi que Paul-Jean est grand »

Sébastien Lapaque, « Au hasard et souvent », éd. Actes Sud