16/02/2026
"S'il est vrai..."
S'il est vrai que le caractère d'un homme penche dans le sens du bien en fonction du plaisir, du degré de bonheur et de la qualité de tendre amour dont il a joui durant l'enfance, alors je devrais avoir le caractère le plus noble et le plus magnifique du monde. Personnellement, je pense être la preuve vivante de cette affirmation. Toutefois, un nombre surprenant de personnes sont d'un avis contraire.
George Sanders
16:48 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0)
09/02/2026
"Le 14 janvier 1929..."
M. Pomone causait pas tellement. C'était un renfermé, un homme qui avait en tête des pensées trop originales pour aller les déballer comme ça à des gens qui n'auraient pas compris. Seuls, certains privilégiés, uniquement des buveurs de "verte", de l'avis général plus réceptifs, plus ouverts au pittoresque, avaient droit, de temps en temps, à "l'histoire".
Ces soirs-là, Pomone baissait le rideau de fer, sortait du frigo un Borsalino dans une housse et une bouteille de whisky - boisson complètement extravagante au carrefour Tombe-Issoire - "Red Label". Ayant coiffé le feutre italien et versé la boisson américaine dans un verre qui ne servait qu'à cette occasion - et qu'il rangeait ensuite sur l'étagère du haut -, il racontait en une heure douze minutes très exactement le massacre de la Saint-Valentin. Jamais plus longtemps et jamais autre chose.
- Le 14 janvier 1929, il neigeait et un vent glacial balayait sans interruption les rues de Chicago. Dans un garage de North Clark Street, numéro 2122, sept hommes attendaient un chargement de whisky "Old Long Cabin", à cinquante-sept dollars la caisse. Appartenant à la bande de Georges "Bugs" Moran, ses hommes...
Il racontait la Saint-Barthélémy du crime avec des émerveillements d'enfant, dégustant comme un roudoudou le nom de certains voyous (Hymmie Weiss le ravissait) ou de certaines armes (Thomson, calibre 11, 43) ronronnant à la saga d'Al Capone. Ses yeux liquoreux et striés de vieux bibard retrouvaient un éclat - qui s'éteindrait au bout d'une heure et douze minutes (...).
- Le 14 janvier 1929, il neigeait et un vent glacial balayait sans interruption les rues de Chicago...
Michel Audiard
04:36 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : audiard, exode, al capone, massacre de la saint-valentin, le p'tit cheval de retour
03/02/2026
"La prochaine fois..."
La prochaine fois que je tombe amoureuse, je prends mes précautions, s'était-elle dit.
En même temps qu'elle se promettait un autre truc. Qui était que plus jamais elle ne sortirait avec un écrivain : même charmant. Même sensible. Plein d'imagination. Même chouette. Parce qu'un écrivain, au bout du compte, ça ne vaut pas grand-chose. Ça coûte trop cher, côté affectif et en plus c'est trop compliqué à entretenir.
C'est comme d'avoir un aspirateur qui n'arrête pas de tomber en panne et qu'il n'y a qu'Einstein à savoir le réparer.
Non. Son prochain amant, ce serait un balai.
Richard Brautigan, Retombées de sombrero
17:07 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brautigan, richard brautigan
29/01/2026
Foederis Arca
08:32 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perret, jacques perret, roman maritime, mer, mutinerie, le dilettante, editions le dilettante
11/01/2026
Trump ?
04:18 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dune, herbert, frank herbert, giulano da empoli, harkonnen, trump
29/12/2025
Extrait des "Mots" de Sartre...
Cette femme vive et malicieuse mais froide pensait droit et mal, parce que son mari pensait bien et de travers ; parce qu’il était menteur et crédule, elle doutait de tout : « Ils prétendent que la terre tourne ; qu’est-ce qu’ils en savent ? » Entourée de vertueux comédiens, elle avait pris en haine la comédie et la vertu. (…) Mignonne et replète, cynique, enjouée, elle devint la négation pure ; d’un haussement de sourcils, d’un imperceptible sourire, elle réduisait en poudre toutes les grandes attitudes, pour elle-même et sans que personne s’en aperçût. Son orgueil négatif et son égoïsme de refus la dévorèrent. Elle ne voyait personne, ayant trop de fierté pour briguer la première place, trop de vanité pour se contenter de la seconde. « Sachez, disait-elle, vous laisser désirer. » On la désira beaucoup, puis de moins en moins, et, faute de la voir, on finit par l’oublier.
04:13 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sartre, les mots, mère, jean-paul sartre
27/12/2025
"aucune raison"
La date, je ne la précise pas. Pour nous autres Martiens, la chronologie compte peu, nous n'avons pas à proprement parler d'histoire, le temps ne nous apporte rien, et l'idée même de progrès nous est étrangère. Il n'y a aucune raison, à bien réfléchir, pour que l'avenir vaille mieux que le présent, et pour que celui-ci soit meilleur que le passé. A chaque génération de s'adapter, du mieux qu'elle pourra, au monde qui l'a vu naître , non seulement tel qu'il est, mais tel qu'il devient.
(...) Mes lecteurs martiens se contenteront de savoir que je vis et que j'écris plusieurs dizaines d'années après l'amarsissage du premier véhicule interplanétaire terrestre - ou plutôt du second, car le premier, c'était celui du Prophète Elie.
Pierre Gripari, Moi, Mitounet-Joli
06:31 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gripari, pierre gripari, science-fiction
04/12/2025
"pour nous faire croire..."
05:22 Publié dans où je lis, où je trouve à rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ovni, ufo, jacques bergier, hallucination, hallucination collective, petites histoires de la science-fiction française, alain grousset, éditions actusf
25/11/2025
"Combien de temps ?"
18:28 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dominique douay, douay, présence du futur, denoël, lyon, tunnel de fourvière, science-fiction

























