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12/06/2017

"La joie qui avance chancelante..."

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La vie, man, la vie. Du jamais vu, je te le dis, de l’inédit jusqu’à aujourd’hui. Contemple et apprends, contemple et apprends. Tiens-toi tranquille et sache que la vie n’est que le bavardage de Dieu. Souvent, ce bavardage n’est que ça : du bavardage. Dieu divague, ou plutôt il semble divaguer. Il fait comme s’il divaguait, la canaille, ça fait partie de son éternel jeu de cache-cache. Un débit ininterrompu de situations, de collisions en apparence sans queue ni tête, de drames et de merveilles, parfois, entre surexcitation et abattement. Et puis il arrive que tout d’un coup, si tu regardes, si tu te tiens tranquille et que tu regardes calmement, la cohérence se fait jour. Le sens de ce discours selon toute apparence insensé se révèle et te foudroie. Le monde cesse d’être ce conte plein de bruit et de fureur raconté par un idiot et qui ne signifie rien. Ou, plus précisément, il demeure un conte plein de bruit et de fureur, mais plein de silence et d’amour, aussi, dit par une incommensurable intelligence et dont le sens fulgurant échappe à toute appréhension rationnelle, mais qui est pourtant bien là, de toute éternité.

 

28/05/2017

Garcia Marquez

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" Vous qui connaissez le laisser-aller de ces royaumes, vous savez bien que nul n'obéit aux lois plus de trois jours. "

 

26/05/2017

Jacques

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J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveil-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là.


Jacques Mesrine, "L'instinct de mort"

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11/04/2017

André Blanchard (#1)

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Fier de publier mon prochain roman au Dilettante, l'éditeur de André Blanchard (qui, lui, n'aurait jamais commis de roman).

Je l'ai découvert peu de temps après qu'il soit décédé (grâce à un article de Beigbeder, je n'ai pas honte de le préciser). Me suis jeté sur ses Carnets de Vesoul (amis lyonnais, vous les trouverez à la Bibliothèque de La-Part-Dieu... oui, faites que ces ouvrages tournent en permanence, que jamais ils ne soient désherbés...)

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" Des choses qui arrivent trop tard, c'est courant dans une vie, et celle de l'écrivain pousse à la roue. Ne parlons pas du succès qui débarque pile pour étoffer la couronne mortuaire, c'est on ne peut plus répertorié, envisageons cette autre attrape, combien plus tordue : posséder son art et perdre le goût d'en user.

Comme quoi Rimbaud fut deux fois précoce. "

André Blanchard

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" Même quand elle ne nous fait plus rire, la vie reste comédie. C'est nous, le drame. "

 

 

 

06/04/2017

Guttierez

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" Il y a des carnavals sur le Malecon. Des carnavals idiots et ennuyeux. Six semaines pendant juillet et août, sous une chaleur suffocante, sans déguisement ni rien. Juste des gens buvant et mangeant, et des policiers. Une parodie de carnaval.

En attendant que ça se rafraichisse,  je me distrais en lisant un article sur la stérilisation massive des indiens Abénakis dans le Vermont. "

 

27/03/2017

Où je sais me faire des cadeaux

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Commentaire de ma fille trouvant ce livre de Bukowski dans la boîte aux lettres :

- Mais... Il savait vraiment écrire qu'en anglais ?!

 

25/03/2017

"Rouvrir le roman"

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L'écrivain justifie son existence quand il ne dit pas la même chose que le journaliste, le sociologue ou la confidence amicale. Il devra peiner longtemps pour parvenir à saisir cette chose, et souvent il n'y réussit qu'inconsciemment, et qu'imparfaitement. Un écrivain, comme une société, comprend lentement ce qui lui arrive.

Sophie Divry