UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/01/2026

Foederis Arca

Perret.jpg

Le Foederis Arca se fait aisément reconnaître. Il est amarré entre une grosse tartane de sel et un vieux brick espagnol qu'il domine de sa mâture à moitié repeinte. Pendant le voyage de retour, le mauvais temps avait arrêté les travaux de propreté. C'est humiliant de partir ainsi bariolé : mâts de perroquet au blanc de céruse et vergues hautes immaculées avec fusées vert amande, et bas-mâts encore sales. Un drôle d'effet. Les gens du métier n'ignorent pas qu'on repeint de haut en bas, mais, comme ça, au premier coup d'oeil, on dirait une pourriture venant des racines et qui bientôt va gagner les rameaux encore vifs.
Cette vision d'un gréement végétatif ne troubla pas longtemps le capitaine qui avait l'imagination courte et bientôt rappelée à l'ordre.
 
Jacques Perret 
(Editions Le Dilettante)
 

 

17/08/2025

Soluto

81fdc5SJfKL.jpg

Cela fait longtemps que je n’avais pas lu un roman de plus de 500 pages aussi rapidement.
Fluidité de la narration, précision de la phrase (j’allais écrire “du trait”). Car les qualités de l’auteur Soluto sont celles du dessinateur et du peintre du même nom (voir son blog) : d’abord et avant tout un oeil, une capacité à rendre au plus juste, à restituer l’essentiel d’une situation, deux-trois personnages à l’instant T dans un lieu donné, sans surcharge psychologisante… Tout étant dans le détail.
Mais dans ce premier roman, Soluto va plus loin que de croquer des scènes, il les prolonge, il les fait résonner, il les fait s’articuler ensemble au point d’obtenir une machinerie infernale. Il raconte. Quoi ? La désintégration d’une famille. Puisque dans toute bonne narration, chaque acte a des conséquences, parfois inattendues. Souvent cruelles.
Soluto ne porte jamais de jugement moral sur ses personnages. Leurs fautes ne sont pas si gigantesques que cela, et pourtant… Chéri-Bibi prononcerait sa fameuse formule Fatalitas, Gurdjieff évoquerait l’horreur de la situation. Soluto, lui, jamais n’appuie sa narration. Simplement, il va jusqu’au bout de chacun de ses personnages. Personne n’en sort évidemment indemne.
Le style (le jeu) de Soluto ? Son refus des lourdeurs le rapproche d’un Simenon ou, plus proche de nous, d’un Pascal Garnier, m’a-t-il semblé.
Hâte de lire les nouvelles de ce même Soluto, publiées aux Editions Le Dilettante.
 
Soluto, Redites-moi des choses tendres, Editions du Rocher.
 

30/06/2024

S.M.S.

449162772_10161538488883872_4642319837920113316_n.jpg

S.M.S. de mon éditeur au Dilettante (Dominique Gaultier) évoquant FOND VERT, mon recueil de poèmes publié aux éditions Le Feu Sacré.
Cela me touche d’autant plus que l’homme n’est pas prodigue de compliments :
Lu avec plaisir votre dernier recueil… On vous découvre en néo rural… Une atmosphère douce-amère se dégage de ces lignes. Une poésie franche, directe, accessible. Bravo !
 

16/04/2021

Météo Blanchard

9782905344274.jpg

La météo hésite, et la saison nouvelle enlace encore l'ancienne, le temps d'être sevrée.
 
André Blanchard
 

30/05/2020

Encore temps

Et, chez mon éditeur :

PeineaPerduea1.jpg

 

 

14/09/2018

"Arrmaguédon Strip" (la vidéo !)

Qu'il est difficile de parler de son propre travail (même quand on est assez fier du bouquin à l'arrivée)... Hâte de causer des ouvrages des z'autres (ceux qui m'ont touché), c'est bien plus plaisant.

Songez à vous abonner à ma chaîne et/ou à cliquer le pouce bleu sur la page YouTube. 

 

25/02/2018

Quand l'Armaguédon fait tâche d'huile...

26804823_10214639585643971_6275956722837246534_n.jpg

Ici, Jérôme Leroy vous en parle. Extrait : " (...) Autant pour la description des plus précises, assez peu traitée dans le roman, des us et coutumes des témoins de Jéhovah que par une façon d’éviter la caricature mais pas les scènes très crues ou très drôles, Houdaer a réussi avec Armaguédon Strip, ce que l’on pourrait appeler un beau roman d’apprentissage tardif.

, Benoit Jeantet se fend d'un texte exceptionnel. Le discours pour mon entrée à l'Académie, je sais à qui je le commanderai.

 

23/02/2018

D'après Vinau

28056721_1991543074440619_4481198671297854980_n.jpg

Qu'est vraiment Armaguédon Strip de Frédérick Houdaer ? Un catakit millénariste ? Un croisement entre "Métal Hurlant" et "La petite maison dans la prairie" ? Le livre sur sa mère que Cohen n a jamais écrit ? Le plan B d'un plan B ? Un nouveau sens à donner à l'expression coup de crayon ? Une invitation à m'interroger sur la raison pour laquelle la petite amie du narrateur s'appelle Émilie ? Une bombe pour mon voyage en train jusqu'à St Nazaire (dois-je prévenir la police du rail) ? Il est dédié à Dino Risi et à John Fante. Il est écrit par un poète gardien de nuit. Il est édité par Le Dilettante, l'excellent éditeur de Georges Hyvernaud. ÇA vous donne une idée... 

Thomas Vinau

 

13/01/2018

Dans "Le Matricule des Anges", et ailleurs...

Dans "Le Matricule des Anges" de janvier, un long papier sur "ARMAGUEDON STRIP".
Extrait :
" (...)
Hugo Marsan disait qu'« écrire, c'est échapper a ceux qui veulent vous emprisonner dans leur univers, a commencer par la mère ». Sans tomber dans les pièges du poncif, Frederick Houdaer questionne cet enfermement en traçant à l'acide ce portrait contemporain du jeune homme en artiste, désarçonné par la violence de l’amour-haine qu’il porte à sa mère (...) Charpenté par un incessant recours aux images, intimiste comme une planche de Tripp, aussi rock'n'roll que les premiers comics de Crumb, ce roman visuel vient enrichir la déjà foisonnante bibliographie (recueils de poèmes et néo-polars déjantés) d'un auteur dont on attend de pied ferme le prochain caprice. "
Camille Decisier

26196382_1658393684221083_3374028456556886729_n.jpg

Et même Jacques Josse (voir lien sur la gauche de ce blog) s'y met, et c'est dans Remue.net siouplaît...

Extrait :

" Cette lente descente – et ses soubresauts irrationnels – que Frédérick Houdaer suit pas à pas. Il le fait avec méthode, en choisissant le détail qui fait mouche et en usant d’une narration très vive, très maîtrisée, avec humour et esprit caustique, en multipliant les portraits au vitriol et les situations cocasses (et parfois violentes) tout au long de ce roman diablement efficace. "