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28/05/2011

Huitième et dernier Cabaret Poétique

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Cabaret_poetique_8.jpg

"C'est quoi, la poésie ?"... C'est ça, Ducon. Puisqu'on te le dit.

23/05/2011

"La Scène et le Cabaret… PoétiqueS !"

Un article signé Leila Lovato pour le Bloc-Note de la Mapra :

 

" Ce mois-ci, nous retrouvons Patrick Dubost et Frédérick Houdaer, écrivains, agitateurs de littérature et de poésie, déjà invités pour cette page par Gérard Mathie ou moi. C’est vrai qu’ils sont sur plusieurs ponts, et notamment ceux de la Scène pour l’un, du Cabaret pour l’autre… poétiques of course ! Petit échange alors que la Scène Poétique, pilotée par Patrick Dubost, reprend en mai à l’ENS à l’invitation de Eric Dayre (qui dirige le Centre d’Etudes et de Recherches comparées sur la Création), et après son éviction brutale du programme de la Bibliothèque de la Part-Dieu. L’occasion, selon Patrick Dubost, de “repenser certaines choses, de formuler des propositions que je réservais pour la BM. Tout cela verra doucement le jour, mais pas de gros changements sur le fond : donner la parole aux poètes, sans artifice, sans béquille”. Quant au Cabaret Poétique, emmené par Frédérick Houdaer, il fête son premier anniversaire en juin, au Périscope où il a vu le jour, en partenariat avec “L’Université Populaire” que Françoise Bressat a créé il y a quelques années. “Chaîne d’amitiés” qui de fil en aiguille a conduit à ouvrir le Cabaret dans “ce lieu formidable” initialement dévolu à la musique (Jazz). “J'aspirais à un rendez-vous qui ne se prenne pas au sérieux, mais où seraient conviés des personnes qui, elles, prennent l'écriture au sérieux. Pas une scène ouverte, non, le fruit d’une vraie programmation, mais réellement curieuse, avec mélange des genres et des générations. Et à l’arrivée, le contraire d’un zapping stérile”. Suite de l’entretien…

 

L - Pouvez-vous chacun donner une définition du moment de poésie que vous pilotez ?

F - Le Cabaret Poétique, ce n’est pas la messe. Ce n’est pas non plus le lieu du grand n’importe quoi. C’est un lieu (magique, une salle de jazz coincée entre deux prisons désaffectées) où souffle quelque chose qui fait beaucoup de bien aux gens qui y passent… On appellera ça “une brise fraîche” pour ne pas employer de formules trop connotées. C’est fragile. Rythmé. Pas question de s’y ennuyer.

P - La Scène Poétique permet de découvrir, à Lyon, des poètes qui font un travail singulier et fort, dans toute la diversité de la production poétique actuelle. Une attention particulière est portée sur l’oralité, et la capacité dans laquelle se trouve le poète de gérer cette situation de lecture publique, avec sa voix, son corps, son énergie et les différents moyens techniques dont il veut disposer. Je tente de trouver un équilibre entre poètes reconnus et poètes en devenir, hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, de la Région ou venant de loin, d’une modernité batailleuse ou d’une sagesse tranquille, sans oublier les inclassables.

 

L - Et présenter le moment que l'autre pilote ?

F - J’ignore les changements que connaîtra “La scène Poétique” en passant de la Bibliothèque de La-Part-Dieu à l’E.N.S. Penser à retirer à Patrick les poignards que certains lui ont plantés dans le dos.

P - À la différence de la Scène Poétique, le Cabaret Poétique animé par Frédérick Houdaer est beaucoup plus convivial, moins sévère, avec des interventions plus nombreuses et plus courtes, presque exclusivement centré sur des auteurs de la Région, avec une plus grande volonté encore de faire découvrir des jeunes et leur servir de tremplin. Le contexte plus institutionnel de la Scène Poétique (aujourd’hui l’ENS) m’oblige à plus de rigueur, en invitant des poètes avec un parcours déjà solide (sauf rares exceptions) en termes d’édition et d’interventions publiques, à l’échelon national.

 

L - Quelle est votre acception (ou acceptation) du mot “poésie” ?

F - Le lieu, le temps, l’espace de tous les “Why not ?” (dernière phrase prononcée par un cow-boy à la fin de “La horde sauvage”).

P - Cette question est un continent. Je vais livrer ici quelques phrases qui, chacune, mais aussi prises dans leur ensemble, seront toujours trop réductrices. La poésie est avant tout, pour moi, un travail sur la langue. (C’est là où l’on retrouve, souvent, tous les écrivains qu’on ne sait où situer, trop inventeurs dans leur domaine, parfois romanciers ou auteurs de théâtre, mais accueillis bras grands ouverts chez les poètes). C’est le lieu d’une langue utilisée non comme véhicule d’une pensée, ou d’images, mais d’une langue qui devient matière de pensée ou d’images. Une langue qui navigue entre les yeux et la bouche de celui qui écrit / dit, et entre les yeux et les oreilles de celui qui lit / voit / écoute. En situation d’écriture, la question de l’oralité induit des choix parfois difficiles : la parole agissant dans les yeux n’obéit pas toujours aux mêmes contraintes qu’une parole pensée pour la déclamation, ou simplement la voix haute. Enfin, lorsque j’emploie le mot “poésie”, c’est toujours dans un sens “littéraire”. Je distingue fortement dans leurs usages les mots “poésie” et “poétique”. Je me souviens toujours avec un sourire d’avoir lu, autrefois, un article dans un journal qui parlant d’une représentation théâtrale titrait : “Spectacle très poétique, dommage que le texte ne soit pas à la hauteur” !

 

L - La poésie est-elle soluble aujourd'hui ? C'est à dire se désintègre-t-elle, s'intègre-t-elle, ou va-t-elle toujours contre ?

F - Elle a tout l’avenir devant elle. Et le présent ne peut la menacer sérieusement, malgré…

P - Soluble je n’aime pas trop ce mot. Elle se désintègre (dans le sens où elle explose) oui, et se reforme ailleurs. Elle s’intègre, oui, avec le temps. Elle va souvent contre, et souvent profondément avec. Elle est partout et nulle part, et jamais soluble.

L - Y a-t-il une spécificité de la poésie à Lyon aujourd’hui ? Une spécificité du milieu lyonnais de la poésie ? Comment te débrouilles-tu / vous débrouillez-vous avec l’idée de milieu ? À quel milieu poétique (une région, un courant, un temps…) vous affileriez-vous le mieux, le plus volontiers ?

P - Non, je ne crois pas qu’il y ait de spécificité de la création poétique sur Lyon aujourd’hui. J’aimerais. Il faudrait pour cela une plus grande synergie, sur des années. Une ville comme Lyon pourrait certainement jouer un rôle, mais force est de constater que l’imagination et la volonté politique ne sont pas au rendez-vous. Quand au “milieu” de la poésie, il existe certainement, mais il me semble avoir des frontières suffisamment floues pour être supportables. Et j’aime cette richesse, ce territoire étendu. Je ne me sens d’aucune affiliation, sinon mon attention particulière pour la poésie orale, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier, et pour des formes expérimentales ou novatrices qui n’abandonneraient ni le sens ni le sensible. J’ai une grande tendresse pour ce qui sonne juste - juste jusqu’à la singularité - et ce qui, d’une manière ou d’une autre, a quelque chose à voir avec la profondeur.

F - Qui vous dit que nous sommes à Lyon ? Mes affinités ? Thomas Vinau, Jean-Marc Flahaut, Daniel Labedan, etc…

 

L - Quels seraient les invités d’un Cabaret / d’une Scène poétique idéal(e), merveilleuse, révolutionnaire ?…toutes époques confondues.

P - Jolie question. Mais quand je réfléchis plus de quinze secondes, je vois des dizaines de figures qui se bousculent au portillon, certaines venant de la Renaissance ou du XIXe, d’autres de plus en plus nombreuses en avançant dans le XXe, et tous ces anciens noyés dans la foule innombrable de ceux qui, bien vivants, ont encore le pouvoir de regarder leur montre.

F D’Agrippa d’Aubigné à Christian Prigent, avec de nombreuses joutes, des démonstrations d’escrime. Puisque “style” et “stylet” ont la même étymologie. Des musiciens. Des séances de spiritisme (demander au grand Buck combien de bières il a sifflées dans l’au-delà). Et du feu. Du vrai feu (à l’instar de ce qui a été proposé au Parc de la Tête d’Or lors de la dernière Fête des Lumières). Que des trucs “pas aux normes de sécurité”.

 

L - En peu de mots, à quelle expérience langagière, physique, sociale répond le besoin, le désir, d'écrire, d'entendre de la poésie ?

P - Une seule phrase ?…Très courte ?…Alors…Tout cela pour…Ne pas mourir ?!

F - Me souviens du beau texte d’un poète nommé Patrick D. Il s’intitulait “Pour ne pas mourir”.What else ? "

 

12/01/2011

Pour sauver « La Scène Poétique » à la Bibliothèque Municipale de Lyon !

Mise à jour le 14 janvier

La Scène Poétique est un cycle de poésie parlée dont le poète Patrick Dubost s’est occupé de 2003 à décembre 2010,  à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu, à Lyon.

En décembre 2010, en beau milieu d’année, le cycle a été supprimé par Mr Bertrand Calenge, directeur intérimaire de cette bibliothèque  (l’une des plus importantes bibliothèques municipales de France, sinon d’Europe) sans que celui-ci ait rencontré son animateur ni ne lui ait adressé le moindre reproche. Et sans que « La scène poétique » soit remplacée par un autre cycle de lectures bénéficiant des mêmes conditions matérielles qui autorisaient la venue de poètes venus « de tous les horizons ». 

Si « La scène poétique » disparaît, elle ne sera pas remplacée !

Parce que nous refusons la suppression pure et simple de ce rendez-vous privilégié avec la poésie, signons cette pétition et faisons-la circuler.

POUR SIGNER LA PETITION, C’EST ICI !

 

 

Quelques liens pour mieux « cerner » ce qui est en péril :

 

http://www.sitaudis.fr/Excitations/chagrin-de-la-poesie-comme-peau-de-chagrin.php

 

http://patrick.dubost.free.fr/la_scene_poetique.html

 

http://paulinecatherinot.kazeo.com/Jardin-poetique/Dispar...

 

 

http://texte-et-toile.blogspot.com/2011/01/lyon-le-10-jan...

 

Liste (partielle) des auteurs reçus à la « Scène Poétique »

Démosthène Agrafiotis (Grèce)Nadine AgostiniAnas Alaïli (Palestine)Jean AntoniniIsabel Asunsola (Espagne)Pierre Autin-GrenierEdith AzamIsabelle Baladine HowaldVincent Barras (Suisse)Hervé BauerPhilippe BeckJanick Belleau (Québec)Patrick Beurard-ValdoyeJulien BlaineJean-Pierre BobillotYves BonnefoyLionel BourgLe Groupe BoXoNThomas BraichetCyril BretJean de BreyneCharles-Mezence BriseulAnne-James ChatonNicolas ChazelGiuseppe Conte (Italie)Christian Cottet-EmardSéverine Daucourt-FridrikssonFlorence DelaySaleh Diab (Syrie)Frank DoyenAriane DreyfusJean-Pascal DubostArmand DupuyDuo Duo (Chine)Werner Dürrson (Allemagne)Antoine EmazDenis FerdinandeViolaine Forest (Québec)Alessandro de Francesco (Italie)Mohammed El AmraouiAndré GacheRenée Gagnon (Québec)Pierre GallaisAlbane Gellé Nicolas GiralSandrine GirondeLiliane GiraudonJean-Marie GleizeMichaël GluckJacques GoormaFred GriotGeorge HassomerisVincent HoarauJean-Louis HouchardFrédéric HoudaerCharles JulietBéatrice de JurquetLeslie KaplanAnne KawalaD. Kimm (Québec)Roger LahuCatherine Lalonde (Québec)Patrick LaupinMylène Lauzon (Québec)Samuel LequetteSébastien LespinasseGeneviève Letarte (Québec)Sophie LoizeauSabine MacherThierry Martin-ScherrerOdile MasséJérôme MaucheEmmanuel MerleJacqueline MervilleMichèle MétailJean-Baptiste MonatFrançois MontmaneixProteus MorganiiChantal Neveu (Québec)Sylvie NèveBernard NoelValère NovarinaCamille OlivierCharles PennequinChristophe PetchanatzSerge PeyRobert PiccamiglioJean-Yves PicqIsabelle PinçonEmmanuelle PireyreSiegfried Plümper-HüttenbrinkClaudio Pozzani (Italie)Christian PrigentThierry RenardJacques RebotierJean-François RobicAlain Robinet Germain RoeszJacques RoubaudValérie RouzeauJames SacréCaroline Sagot-DuvaurouxAnnie SalagerYann SerraJean-Pierre SpilmontGwenaëlle Stubbe (Belgique)Michel ThionPierre TilmanRoland TixierSerge Tomé (Belgique)Véronique VassiliouJoël VernetEric VilleneuveHubert VoignierCosima WeiterAlain WexlerKlaus-Dieter Wirth (Allemagne)Claude Yvroud Annie Zadeck 

15/06/2010

J'OUVRE MON CABARET POETIQUE ! (chose promise...)

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FEU SUR LE QUARTIER POETIQUE !

 

Le dimanche 20 juin, soit 24 h avant le début officiel de l'été, liquidons "le printemps des poètes" au Périscope ! Pour cela, rien de tel... qu'une belle fiesta poétique ! Le dimanche 20 juin, à 17 h, s’inviteront sans plus de manière les poètes Pauline Catherinot, Frédérick Houdaer, Prune Long-Chanay, Leïla Lovato, Cocteau Molotov et Martin Rodde. Moyenne d’âge : 35 ans. Et toutes leurs dents.

P.A.F : 2 € (inscription pour l'année au Périscope)

 

Le Périscope, 13 rue Delandine 69002 Lyon (entre la gare de Perrache et les prisons vidées de leurs prisonniers !).

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21/10/2009

Comme ça me vient...

Ma considération philosophique de la semaine ? Je ne trouve pas que passer du Monoprix de la Croix-Rousse (le plus cher de France après celui de Neuilly) au LIDL de la rue de Marseille soit le signe d'une ascension fulgurante. Cela ne m'empêche pas d'être conduit en Mercedes par un auteur que j'ai publié ! Qui plus est, une Mercedes remplie de machines à écrire (ce n'est pas une image pour faire joli, mais la réalité de samedi dernier).

Autrement... à signaler : un nouveau poème de votre serviteur (ainsi qu'un scoop le concernant) sur le blog de Thierry Marignac.

 

05/10/2009

De quelques petits bonheurs et de quelques grandes vulgarités

Aucune volonté d'édification. Juste le recensement de mes deux derniers petits bonheurs. Mes poèmes qui commencent à faire des ricochets chez Thierry Marignac. Et Thomas Vinau qui me fait découvrir "CARVER HEUREUX" grâce à son blog que je pille allègrement pour nourrir l'ogre Facebook.

Quant à la vulgarité promise, elle ne se trouve que dans l'une des deux vidéos suivantes. Je vous laisse la dénicher.

 

25/03/2008

Bande d'idiots

« On ne sait rien jusqu’à présent de ce qu’est au vrai la poésie, une expression, une connaissance ou simplement un jeu de mots. Mais le peu que l’on sache, et ceci empiriquement, du poète, même du plus inspiré, du plus inspiré surtout, c’est qu’il semble devoir être un peu bête, assez bête pour faire en sorte que sa raison brille par son absence devant la création, et que cette bêtise est une condition sine qua non, de son rendement.

Pouchkine fut un des premiers à faire cette observation paradoxale : « que Dieu me pardonne, écrivait-il, mais la poésie doit être toujours un peu bête. » Au sujet de William Blake, Chesterton écrivit de même : « Ce fut un idiot inspiré ; idiot parce qu’inspiré ! » Byron lui-même ; grand poète tout comme Pouchkine, affirmait que Wordsworth n’était qu’un « idiot dans sa gloire » ; Hugo trouvait que Barbey d’Aurevilly était un « formidable imbécile » et Leconte de Lisle que Hugo était bête comme l’Himalaya ! Ajoutons, si vous voulez, ce que Sophocle disait d’Eschyle : « Ce que celui-ci faisait était très bien, bien qu’il le fit inconsciemment ».

Benjamin Fondane, « Rimbaud le voyou » (1936)

27/02/2008

SIC !

(pour Nicolas L.)

aujourd’hui

ma banquière

ma jolie petite banquière

m’a fait de la peine

elle m’a plaqué

elle n’a pourtant pas encore fini

ses études de banquière

elle est encore toute jeune

encore stagiaire dans une agence du Crédit Lyonnais

elle n’a pas attendu d’être

au faite de sa carrière

pour me quitter

elle n’a pas attendu

son précieux diplôme

pour me laisser sur le frigo

un post-it où je peux lire

faute d'orthographe comprise

« TU FINIRA PAUVRE »

07:41 Publié dans a.2) MES TEXTES | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : banque, poésie

25/01/2007

VISITE À L’APPARTEMENT

je lui fais faire

le tour du propriétaire

elle me suit

en toute confiance

la mosaïque du sol

mille et un morceaux

de peaux

je me penche

pour lui montrer

ces peaux que j’ai aimé

caresser

lécher

mordre

elle sait

qu’ici

on donne ce que l’on veut

elle sait

qu’avec moi

il y a un prix à payer

mais qu’il est libre

cette seule condition

suffirait à donner le vertige

à n’importe qui

elle tombe

évanouie

je passe

à l’étape suivante

20:50 Publié dans a.2) MES TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, peau