01.11.2009
"Un peu de dignité, Monsieur..."
Un véritable Yalta...
... avant de découvrir mon nouveau poème chez le très fréquentable Thierry Marignac.
Et pour finir en musique...
15:52 Publié dans où je youtube, tu dailymentionnes..., politique, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wampas, edern-hallierhallier, desproges, prévost, yalta, poésie, marignac, chirac en prison
21.10.2009
Comme ça me vient...
Ma considération philosophique de la semaine ? Je ne trouve pas que passer du Monoprix de la Croix-Rousse (le plus cher de France après celui de Neuilly) au LIDL de la rue de Marseille soit le signe d'une ascension fulgurante. Cela ne m'empêche pas d'être conduit en Mercedes par un auteur que j'ai publié ! Qui plus est, une Mercedes remplie de machines à écrire (ce n'est pas une image pour faire joli, mais la réalité de samedi dernier).
Autrement... à signaler : un nouveau poème de votre serviteur (ainsi qu'un scoop le concernant) sur le blog de Thierry Marignac.
21:30 Publié dans LyonnÈseries, oreillettes, où je trouve à rire, où je youtube, tu dailymentionnes..., où mon taux d'adrénaline augmente, politique, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : monoprix, croix-rousse, lidl, mercedes, machine à écrire, rue de marseille, pellacoeur, marignac, brassens, poésie
26.06.2009
Dimanche...
21:46 Publié dans LyonnÈseries, planches, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guignol, théâtre, zonzons, chantiers de la marionnette, lyon
11.05.2009
Lyon, c'est...
Lyon, c'est deux prisons au bord d'un fleuve.
Lyon, c’est un roi sur un canasson au milieu d’un immense terrain de tennis au centre d’une presqu’île.
Lyon, c'est une énorme fève dorée en forme de Vierge... perchée sur une tourelle de Disneyland biodégradable.
Lyon, c’est une ville internationale où personne ne parle de seconde langue.
Lyon, c'est un maire, Edouard Herriot, qui en est à son 53ème mandat.
Lyon, c'est Guignol, une "marionnette à gaine".... en fait, une marionnette châtrée.
Lyon, c’est la ville où sont nés mes enfants, où mourront mes parents.
Lyon, c’est une ville où je ne suis pas né, où je ne mourrai pas.
Lyon, c’est l’Histoire qui garde en permanence sa main sur votre épaule.
Lyon, c’est de moins en moins de cabines téléphoniques.
Lyon, c’est une assemblée de toques blanches qui prend la pose devant des jets d’eau.
Lyon, c’est…
22:09 Publié dans LyonnÈseries, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, prison, place bellecour
28.03.2009
QUAIS DU POLAR
ils ont mis le pognon
ils ont mis les auteurs
la signalétique
les stands
les piles de flyers
les piles de bouquins
les caisses des libraires
les agents de sécurité
ils ont mis
tous les moyens
pour faire un gros festival du genre
ils ont installé l’ensemble
au Palais de la Bourse
autrement appelé Palais du Commerce
un symbole tellement gros
que personne n’a tiqué
en ce temps de crise
une armée de bénévoles
s’échine sur le pont
comme quoi
le polar peut faire des miracles
les organisateurs de ce Barnum
sont de sacrés professionnels
06:30 Publié dans LyonnÈseries, où mon taux d'adrénaline augmente, polar, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : quais du polar, lyon, polar, palais du commerce, palais de la bourse, salon du livre, barnum
26.02.2009
QUE FAISIEZ-VOUS LE 11 SEPTEMBRE 2001…
QU’ETIEZ-VOUS EN TRAIN DE FAIRE LE 11 SEPTEMBRE 2001… QUAND VOUS AVEZ APPRIS L’INCROYABLE NOUVELLE ?
j’enfouissais dans le sol
très précisément sous le gazon du square
qui jouxte mon immeuble
la photo de mon éditeur
toute piquetée de trous d’aiguilles
elle était accompagnée
d’une statuette de terre
sur laquelle j’avais pissé une semaine durant
en récitant une litanie injurieuse
je commençais à couvrir de terre
la face de mon éditeur
quand mon portable a sonné
pour m’apprendre le sort des Twin Towers
si
dans les mois qui ont suivi
le responsable des attentats du 11/09
n’a pas été arrêté
mon éditeur lui
a connu les pires tracas
des huissiers ont débarqué dans ses locaux
posé des scellés sur ses ordinateurs
tandis que je rêvais à deux piles de livres
deux piles de livres assez grandes
pour briser ses pieds
en lui tombant dessus
moralité ?
ben laden court toujours
et vu l’importance de sa progéniture
le jour de la fête des pères
doit être un sacré bon moment à passer
pour lui
07:10 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, serpent à plumes, serpent noir, ben laden, twin towers, fête des pères
16.06.2008
"LA CHAIR"
Une publication très importante, la dernière bombe littéraire du sieur Rivron.
J'en ai signé l'une des deux préfaces. Rien à y rajouter :
« La chair » est un livre que l’on aime et que l’on craint. Que j’ai aimé et craint. À sa lecture. Avant sa lecture, même. Serge Rivron, je connaissais. Déjà lu. Donc, l’envie quand il m’a envoyé son texte par Internet. L’envie, mais le retard (tiens, tiens…). J’ai tardé à lire « La chair ». Rivron me l’a envoyé en novembre 2007. On venait de me confier la charge d’une collection pour les éditions « À plus d’un titre » (Serge l’ignorait). J’ai tardé à lire son manuscrit, sachant qu’il n’était pas question d’y jeter un coup d’œil discret, que je ne sortirais pas indemne de sa découverte. Jean-Pierre Huguet, lui, a réagi au quart de tour. « Les sœurs océanes » UN, « À plus d’un titre » ZERO. Ou comment j’ai raté mon premier texte important.
Frédérick Houdaer
Pour commander cet ouvrage: http://www.editionhuguet.com serge rivron
Un entretien avec Serge Rivron, dans la zone de Juan Asensio.
08:02 Publié dans où je lis, TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rivron, jean-pierre huguet, les soeurs océanes
19.03.2008
écrivains + scientifiques = ?
Vendredi 21 mars, à 20h, Soirée Art et sciences: rencontre d'écrivains et de scientifiques autour des "dix mots", au Théâtre des Asphodèles.
Je lirai pour l'occasion un texte écrit autour du mot "apprivoiser".
06:30 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre des asphodèles, lyon, dix mots
27.02.2008
SIC !
(pour Nicolas L.)
aujourd’huima banquière
ma jolie petite banquière
m’a fait de la peine
elle m’a plaqué
elle n’a pourtant pas encore fini
ses études de banquière
elle est encore toute jeune
encore stagiaire dans une agence du Crédit Lyonnais
elle n’a pas attendu d’être
au faite de sa carrière
pour me quitter
elle n’a pas attendu
son précieux diplôme
pour me laisser sur le frigo
un post-it où je peux lire
« TU FINIRA PAUVRE »
07:41 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : banque, poésie
26.01.2008
Qu'est-ce qu'on attend ?
Voici des extraits du texte écrit à quatre mains par Fanny Britt (Elle) et moi-même (Lui) pour le colloque "Hommes, femmes, la révolution inachevée" qui s'est tenu à Lyon début décembre, et qui a fait l'objet d'une lecture-performance:
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
LUI
J’attends que ce refrain stupide quitte mon cerveau. Le responsable : mon auto-radio. Il ne m’a pas épargné tandis que… j’attendais en bas de chez elle. J’attendais qu’une place se libère pour me garer.
La porte de son immeuble. J’attends de me rappeler le numéro de son digicode. Quand cela me revient, j’entre, j’accède, je pénètre. La retrouve. Trop tôt, selon elle.
J'attends qu'elle soit prête pour que nous décollions.
J'attends qu'elle ait fini de se préparer pour que nous levions le camp.
J'attends qu'elle ait apporté "la dernière touche" à sa beauté qui n'a pas besoin d'être refaite pour...
J’attends en relisant deux-trois pages. « Belle du seigneur ». Quand Ariane s’apprête, elle aussi, tandis que Solal… Pour Albert Cohen, cela nécessite une vingtaine de pages. Cela lui demande une vingtaine de pages. Cela mérite une vingtaine de pages.
Je ne m'y attends pas, je ne m'y attends plus quand elle m'annonce que, c'est bon, nous pouvons partir !
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
ELLE
J’attends que la douleur cesse.
J’ai le cœur qui me brise à chaque heure, au réveil, sous la douche, dans la nuit, au déjeuner devant la boîte de céréales
Parce qu’il y a quelque chose dans mon ventre que je n'ai ni la solidité ni l'inconscience courageuse et folle de garder là.
Et que je n'ai pas pris de rendez-vous encore, mais que sûrement, sûrement, la semaine prochaine je prendrai le chemin de la clinique et qu'au bout d'une heure tout sera fini et j'irai m'acheter des machins super-absorbants (est-ce qu'il y en a pour le cœur, de ça?)
Et je rentrerai à la maison et j'aurai envie d'une soupe et de pleurer et ensuite ça ira mieux, ensuite ça ira mieux, ensuite ça ira mieux.
Tu vois je n'arrive même pas à dire le mot.
Hier dans un restaurant bruyant et plein de la lumière chaude de nos intérieurs d’hiver j'étais courageuse et souriante et claire.
Le matin c'est plus difficile.
Faire semblant que tout va bien quand je parle à ma mère est difficile.
Tout ça restera discret et chuchoté, il le faut, tu vois, puisque je n'arrive même pas à dire le mot.
Mon amoureux est courageux et patient - plein de respect et d'espace pour moi, plein d'indulgence pour l’humeur et les symptômes pénibles, il est grand et plein d’espoir plein de baume -
Mais je sais ce qu'il voudrait
Et je vois que je ne peux pas le lui donner
Pas tout de suite
Peut-être jamais?
Comment le savoir?
Quand le saurai-je?
Quand la douleur cessera?
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
LUI
J’attends qu’on cesse de nous prendre pour des cons. Nous-prendre-pour-des-cons.
J’attends que l’on ne nous donne plus du « on ». Surtout quand ce « on » désigne elle et moi.
J’attends que l’on me parle moins systématiquement de « fête ».
Je n’attends pas qu’ils me donnent le goût de la fête. Je ne les juge pas compétents en la matière.
J’attends de voir tomber tous ces pue-la-mort donneurs de leçons de vie
Qu’est-ce qu’on attend pour être…
37. Cette chanson date de 1937. Les gens la reprenaient en cœur, la dansaient. Et la guerre arrivait. Et aujourd’hui, on… elle me reproche de rapporter ce genre de fait, de gâcher l’ambiance…
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Je l’ignore, mais au moins, que cela soit de pied ferme. Cette fois.
ELLEJ’attends que la douleur cesse.
J’attends que le temps se replie sur lui-même et me ramène au point d’éclatement
Qu’il me ramène à l’épicentre
Au moment où il a dit :
Je suis tombé amoureux.
De quelqu’un d’autre.
LUI
Qu’attend-t-elle ? Des excuses ?
Moi, j’attends d’avoir posé un pansement sur sa joue pour m’exécuter. Je n’aurais pas dû la frapper. Avec ce livre. C’est lui le responsable, plus… qu’elle. C’est ce livre qui m’a énervé. « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ». John Gray ne craint pas les titres trop longs.
C’est elle qui n’a pas craint de m’offrir un livre au titre trop long.
J’attends que Mars explose, que Vénus se désintègre. J’attends que John Gray meurt. J’attends de voir la femme de John Gray passer à la télé, j’attends de l’entendre dire tout le mal possible de son mari. Pour pouvoir ricaner devant l’écran : « Je m’y attendais, ça ne m’étonne pas… ».
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Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
LUI
J’attends… pour décider si je vais l’attendre ou non.
Je décide de l’attendre, d’attendre qu’elle ait joui pour en faire de même.
J'attends de croire à cette histoire incroyable: je descendrais aussi d'une lignée de femmes. Et il est vrai que, tout bien vérifié, des prénoms féminins apparaissent dans mona rbre généalogique. De jolis prénoms même, parfois.
ELLE
J’attends que ça revienne.
Je veux que ça revienne.
J’attends que ça revienne.
(Avoir envie avoir le goût avoir besoin avoir fini d’avoir peur avoir fini de voir les cicatrices les plis les pâleurs j’attends de laver mon corps de toute intransigeance)
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?LUI
J’attends… le temps qu’il faut pour que le mot « heureux » disparaisse de sa question.
J’attends qu’elle cesse de se raccrocher à ce genre de branches mortes.
En attendant… je la regarde tomber.
Je suis surpris de découvrir mes bras tendus, devant moi.
J’attends d’avoir oublié sa question pour commencer à y répondre.
ELLE
J’attends qu’il sorte des toilettes.
Il prend un temps interminable
Ininterminable même
« Je lis le journal », il dit
« C’est un moment privilégié », il dit
« Qu’est-ce que ça peut te faire ? » il dit
« Pourquoi c’est jamais correct ? » il dit
Je lui en veux de préférer lire le journal seul là-dedans
Qu’avec moi au lit
Je lui en veux de dire ce que je sais être vrai
J’attends qu’il veuille être un autre
J’attends longtemps
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
LUI
J’attends de trouver des choses méchantes à lui dire.
« J’attends de te voir vieillir plus vite que moi », je lui dis.
"J'attends que ça finisse de saigner en toi.
J'attends que ton sang ait fini son cycle, bouclé sa boucle.
Surtout, je n’attends pas que tu sois heureuse pour reprendre le stylo. La voiture. Les clés. »
ELLE
« J’attends que tu sois mou ».
« J’attends que tu te plantes et que tu aies besoin de moi »
« J’attends que tu perdes tous tes cheveux ».
« J’attends que tu arrives enfin là pour te dire : trop tard ».
LUI
J’attends que le feu prenne.
Crois-tu que j’ai apporté tous ces fagots en vain ?
Crois-tu que j’ai fait semblant de serrer tes liens ?
Tu peux bien moquer le bûcher que j’ai dressé, je me suis appliqué à… j’ai soigné son édification, et je l’ai fait sans cesser de penser à toi.
Je n’attends pas de remerciements de ta part, pas plus que de cris au milieu des flammes.
Reconnais seulement que tu n'avais pas la nécessité de m'humilier au Scrabble comme tu l'as fait.
ELLE
J’attends que tu viennes te coucher.
Les nouvelles vont finir
Tu vas fermer la télé
Tu vas éteindre les lumières
(« tu n’éteins jamais les lumières, dis-tu souvent)
Tu vas barrer la porte
Tu vas faire pipi
Tu vas vérifier que le petit dort bien
Je vais t’entendre poser les gestes de notre vie
Dans les sons de notre maison
Je vais entendre ton amour couler dans la champelure de la salle de bain
Je vais entendre ton amour craquer dans les lattes du plancher
Je vais entendre ton amour tourner dans la serrure de la porte d’entrée
Tu viens te coucher
Je ne t’attends plus
Je t’entends.
(...)
© Fanny Britt & Frédérick Houdaer21:35 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Britt, couple







