UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/04/2020

Tranches de confinement

(…)

Hésiter à entamer un « journal de confinement » par pur snobisme. Sous prétexte que d’autres, et en nombre, s’y sont collés avant moi.

Grande Poste Centrale de la X-Rousse. Devant les machines à affranchir, une femme masquée/gantée se retrouve sans stylo pour remplir un papier et est contrainte de m’en emprunter un. Elle le désinfecte deux fois : en le prenant et en me le rendant à bout de bras. Nous sommes au bord du fou-rire.

Apprendre, par Grégoire, le décès de Limonov. Tout le monde s’en fout. Il n’est pas mort du Covid 19, et c’était un « salaud ». Une pensée pour tous ces salons du livre qui ont déroulé le tapis rouge à Carrère, son biographe, et qui n’auraient jamais invité un auteur comme Limonov.

Revoir « L’ange exterminateur » (LE film sur le confinement). Devant les images de Bunuel, m’effondrer de sommeil. Revenir à moi pour ôter mes lunettes de mon nez tandis qu’un personnage à l’écran fait de même.

Echange improbable de SMS avec mon éditeur parisien. La conclusion de « Monsieur Le Dilettante » : « Soyons fatalistes ». En langage parisien, que veut dire « fataliste » ?

Poursuivre l’animation d’ateliers d'écriture depuis ma cuisine, grâce à certains outils récemment apprivoisés. Cela fait un an que je m’occupe tous les mercredi après-midi d’un atelier "Ados" loin, très loin du milieu scolaire. Que des volontaires, donc. La semaine précédente, elles ont "toutes" (dix filles pour deux garçons) fait mourir leur personnage principal. Aujourd'hui, il n'en a rien été. Je n'en tire aucune conclusion… mais cela me réconforte. Elles ont laissé à leur personnage le temps d'une prise de conscience, au travers trois époques ramassées (avant, pendant et après le confinement). Des lignes ont bougé.

(…)

  

 

06/04/2020

C.Q.F.D.

les scientifiques travaillent

des années durant

avant d’oser émettre

du bout des lèvres

avec toutes les précautions

les guillemets

les pincettes d’usage

l’hypothèse que

peut-être

le temps n’existe pas

n’importe quel artiste

un temps soit peu affuté

a pu s’en convaincre en l’espace

d’une après-midi

qui n’existe pas

book.jpg

(extrait d'un recueil à paraître)

16/01/2020

N.A.W.A., septième numéro...

82410065_10158026693808872_5001531678670192640_n.jpg

Entièrement gratuit & lisible ICI.

J'y publie trois textes :

- Lodève

- Nos anniversaires

- Rue Hénon

Tous mes textes publiés du côté de chez "N.A.W.A." (enfin, une partie) ? .

 

17/12/2019

"Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir"

jérôme leroy,fondu au noir,maison de la poésie de nantes,poésie et polar,guillevic,villon,pirotte,brautigan,calaferte,pasolini,verlaine,apollinaire,rimbaud

Il y a trois ans, Jérôme Leroy et moi nous enfermions pendant trois jours dans un hôtel nantais (rien de sexuel), sur l’invitation de l'association "Fondu au noir" et la Maison de la Poésie… de Nantes. Nous avons commis ces LITANIES SANGLANTES ("Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir".). Les avons partagées sur scène. Avons été enregistrés (ce que j’ignorais, c’est Jean-Baptiste Cabaud qui vient de m’envoyer le lien de la vidéo).

 

Poésie & polar - Lecture à deux voix, de Jérôme Leroy et Frédérick Houdaer from Maison de la Poésie Nantes on Vimeo.

15/12/2019

Thank's

79742210_10157941266833872_4419937220677337088_n.jpg

mesdames & messieurs

vous venez d’assister à une lecture de Sammy Sapin

certes vous n’étiez pas prévenus

pas préparés

et l’on peut comprendre votre émotion devant

tous ces morts qui ressuscitent dans votre

salle à manger

dites-vous que dans un monde mieux fait

moins envahi par les impostures

le même phénomène se reproduirait à chaque lecture de poésie

jeudi dernier je n’en suis pas revenu

je n’en suis toujours pas revenu

de la gentillesse dont les infirmières

ont fait preuve à mon égard

à la Clinique Protestante

il n’y avait pourtant pas urgence

rien de grave

sidérante cette gentillesse

aucun fantasme de ma part derrière ce constat

 

vous ne voyez pas le rapport entre une lecture de Sammy Sapin

et un passage par la case hosto ?

vous n’avez pas envie de survoler la semaine passée

avec moi ?

rien d’obligé

mais la prochaine fois qu’une infirmière

ou qu’un poète se penchera sur vous

vous saurez que je n’ai rien exagéré

 

12/11/2019

Quelques trucs à lire...

Le nouveau numéro de la revue "N.A.W.A." est à lire.

Que des textes inédits… ici, , ou encore . Si cela vous intéresse de faire le tour de ma boussole...

Autrement, rien à voir, un article sur "le retour à l'ordre moral" signé Pierre Jourde. Pas ça qui inversera la tendance, mais il est parfois bon de se compter.

Zsa Zsa Gabor for Paper-Mate, 1953.jpg

 

09/09/2019

"N.A.W.A." de rentrée ! (lien restauré)

rentrée.jpg

Bien sûr que nous ne sommes pas contents de rentrer.

Je crois que cela se sent dans le dernier "N.A.W.A.".

Quatre éditos pour le prix d'un… Et le tout, gratuit ! Et lisible ICI.

De rien.

 

 

15/04/2019

"N.A.W.A.", Jour J !

nawa,n.a.w.a.,pierre autin-grenier,mark hollis,judith wiart,isabelle bonat-luciani,benoît jeantet

C’est quoi, « N.A.W.A » ? Une revue musico-littéraire, avec de gros morceaux de poésie-documentaire à l’intérieur. La périodicité ? Mensuelle.

C’est où, « N.A.W.A. » ? Là 

Et c’est gratuit.

Concrètement, y’a quoi, dans « N.A.W.A. » ? Dans le # 1, vous trouverez par exemple un édito saignant, des histoires de braconnage et de catastrophe, un hommage (raté) à Pierre Autin-Grenier, un triple hommage (réussi) à Mark Hollis, des rêves de videur, la vue en coupe d’un salon du livre…

Faites tourner l’adresse vers ceux que vous aimez, glissez-la dans vos favoris, rajoutez-le lien sur vos blogs…

 

25/03/2019

Géolocalisé

(…)

comme l’explorateur

au cœur de l’enfer vert

qui n’a pas la force d’ouvrir la dernière lettre que sa femme lui a fait parvenir

et demande à son compagnon d’expédition

de la lui lire

voire même de la lui résumer

pour maintenir à distance

les nouvelles de ses proches

infiniment plus redoutables

que les morsures des serpents ou des araignées

la découverte des grandes cités perdues

n’immunise contre rien

(…)

 

Extrait d’un recueil à paraître