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27/06/2011

À la veille de la trêve estivale (qui ne sera pas respectée sur ce blog)…

Un petit tour de ma/notre situation… maintenant que sont derrière nous les histoires de baccalauréat et de germes de soja contaminées (à moins qu’il ne s’agisse d’une seule et même affaire ?).

Mon article « Quelle place pour l’auteur ? » récemment paru… ne m’aura valu qu’une seule annulation d’atelier d’écriture à la rentrée. C’est pas cher payé (je m’attendais à bien pire). Beaucoup de réactions positives et quelques silences spectaculaires (comment dessine-t-on un smiley avec ce fichu clavier ?).

Le roman co-écrit avec Lionel Tran est à nouveau remis sur l’établi. Temps prévu de reprise des travaux : deux mois. Parce que ce manuscrit le vaut bien. Parce que cette histoire et ses personnages le méritent.

Mon troisième recueil "ENGEANCES" (après "Angiomes" et "Engelures") est toujours prévu pour la fin 2011 aux éditions La Passe du vent.

Côté lectures, deux bios m’ont laissé estomaqué. Et pour les romans, je signale une réédition bienvenue en ces temps pré-sablesques.

Mon programme de vacances : dans le Sud (Var) la première quinzaine de juillet. Dans l'extrême-Nord (Dunkerque, Bruxelles) à la fin août. Entre les deux : parenthèse italienne & épisodes lyonnais & ma baraque d'écriture en Saône-et-Loire.

Ai-je oublié quelque chose ? Revenir aux fondamentaux ? Me souvenir d’où je viens ? Ah oui, saluer l’artiste :

 

Une dernière question : QUI pour la traduire en français ?

 

25/06/2011

OÙ JE DÉCOUVRE QUE JE NE SUIS PAS UN POÈTE FRANÇAIS

si j’en crois cet ami

 

je me fondrais parfaitement dans le paysage littéraire québécois

 

ou belge

 

c’est sûr

 

mais pas dans l’hexagonal

 

je semble ne pas m’en rendre compte

 

et surtout

 

surtout

 

mes poèmes sont incorrigiblement narratifs

 

mes références ?

 

pas assez

 

ou trop

 

Apollinaire

 

Cendrars

 

sûr qu’ils ne sont pas français quand on y regarde de plus près

 

et je n’évoque même pas Brautigan et les autres

 

je ne puis que donner raison à cet ami

 

qui ignore à quel point il met dans le mille

 

j’espère qu’il sera là

 

pour enregistrer mes dernières paroles

 

ce FUCK MALLARMÉ

 

que j’aimerais pouvoir lâcher

 

in extremis

 

 

F.Houdaer

21/06/2011

Fête "de la musique"...

... puisque c'est son tour, aujourd'hui.

Pas une raison pour partager les images affligeantes qui tournent sur la Toile, celles montrant Amy Winehouse incapable de chanter sur une scène, à Belgrade.

Que ses dealers crèvent...

Qu'Amy retrouve sa voix. Son souffle.

En attendant, voici un frenchy pour m'aider à faire passer le message :

 

16/06/2011

2009

cela s’est passé l’année

où j’ai commencé à porter des chemises à fleur

oh rien de trop voyant

nulle couleur criarde dans mes tenues

juste des motifs végétaux

des tulipes stylisées

pour qui savait voir

des arabesques de terre et de bronze

je voulais bien devenir un homme vert

à condition de garder une certaine classe

je connaissais encore le nom du président de la république

j’étais encore capable d’énumérer

ma date de naissance

mon code de carte bleue

je n’avais vu de tsunami

qu’au cinéma

 

F.Houdaer

15/06/2011

C'était le huitième Cabaret Poétique...

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En l'absence d'Armand le Poête, Patrick Dubost s'est chargé de le représenter.

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Super-Dimitri règle le micro de Lorraine Pobel.

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Maryse Vuillermet

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Florentine Rey

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A la rentrée, pour de nouvelles aventures !

(Photos signées Josette Vial & Sophie Thénoz)

12/06/2011

"QUELLE PLACE POUR L’AUTEUR ?"

Comme promis, l'article publié dans le numéro de juin de "LIVRE & LIRE", le journal de l'Arald:

 

"QUELLE PLACE POUR L’AUTEUR ?

Fichue bonne question, qui mérite une fichue bonne réponse. Plurielle.

L’auteur, je le vois…

a) jamais très loin d’une cafetière.

b) dans une boutique Corep. La scoliose penchée sur la photocopieuse (pas du tout comme une secrétaire lascive). La même position que quinze années plus tôt, lors qu’il reproduisait en x exemplaires son premier manuscrit.

c) dans une salle des profs (énième atelier d’écriture à animer dans un bahut), lieu emblématique, pas forcément glauque mais où la non-beauté atteint sa forme d’expression la plus achevée (des chaises aux classeurs). Où trône aussi une photocopieuse, celle-là même que l’auteur, selon toute logique, finira par épouser.

Quelle place pour l’auteur ? Pas n’importe où. Le lieu compte, le micro-climat joue en sa faveur ou en sa défaveur (on s’est beaucoup moqué de Nietzsche et de ses écrits météorologiques sur le sujet, on a eu tort).

Après, on peut bien parler d’épreuves nécessaires, histoire de voir ce qui résiste à l’inconfort. On peut…

On ne connait pas toujours la place de l’auteur, mais on sait où il habite. Les huissiers finissent toujours par le trouver.

Ce n’est pas le plus important.

Quant bien même aurait-on réussi à cartographier l’écriture et ses différents territoires, l’auteur ne risquerait pas d’y trouver sa place marquée d’un gros point rouge  « VOUS ÊTES ICI ».

Quelle place pour l’auteur ? Question risible ou à pleurer ? À creuser, en tout cas… à la faveur d’une dispute avec un ami intermittent au sujet du fameux « statut », d’une cuite avec un libraire au dos précocement fragilisé, d’une amende à régler auprès d’une bibliothécaire puisque « non, Monsieur, quand on emprunte un livre de la Pléïade, ce n’est pas pour le lire dans son bain et le faire tomber dans l’eau ».

La place de l’auteur, dans tout cela ? La mienne ? Au sein d’une chaîne, indiscutablement. Celle du livre, à l’intérieur de laquelle on ne sait parfois plus, de l’éditeur, du libraire ou de l’auteur, qui est le boulet de qui.

 

F.Houdaer "

 

11/06/2011

Un recueil qui vous veut (fait) du bien

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Enfin ! Loin de mes romans, jaillit "ENGELURES". Ma récidive poétique après "Angiomes" !

Publié par les éditions Oniva. Petit tirage, forcément. Tant mieux. Un collector recommandé par certains mais pas à tous. C'est rien que pour les initiés qui, s'ils veulent le découvrir, doivent :

a) avoir lu tout Brautigan

b) avoir lu tout Fante pour oublier Brautigan

c) avoir lu tout Cendrars pour oublier Fante

etc.

y) oublier les lignes précédentes

z) envoyer un chèque de 12 € (10€ le bouquin + 2 € de frais de port) à l'ordre de F.Houdaer (adresse : 105 rue Hénon 69004 Lyon). Précisez bien le titre du livre demandé.

Que dire d'ENGELURES, sinon que j'y délivre 69 portraits de femmes… 69 poèmes dé(sen)chaînés, (dés)enchantés, (dés)envoûtés... et sans parenthèse. Ni point de suspension.

Quelques échantillons représentatifs de ce recueil… distillés par Eric DejaegerHélène Dassavray et Katia Jaeger (ou par mes soins). Et les avis d'Etienne Faye, du Dj Duclock et de Sébastien Fritsch.

Vous voilà prévenu !

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