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02/09/2023

Jeu

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Jeu : trouvez la musique de film inquiétante pour accompagner la une du Progrès.

 

27/04/2022

Progrès du jour

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09/01/2019

Réponse à Moix

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« - A vos yeux, quelle est, toutes générations confondues, l’actrice qui symbolise la beauté ?

 

- Vanessa Redgrave. Je viens de la voir au théâtre, à Toronto. (…) Elle est incroyable de beauté (à 74 ans), après tout ce qu’elle a vécu : sa fille, son fils, sa sœur, son frère, tous morts, morts, morts. Si les jeunes et belles actrices d’aujourd’hui ne trafiquent pas leur visage, et moi-même je ne l’ai jamais fait, elles deviendront peut-être un jour aussi sublimes que Vanessa Redgrave. »

 

Charlotte Rampling, in « Le Progrès », fin 2011

 

08/08/2017

Trop fort, "Le Progrès" !

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03/02/2017

Solidarité totale...

... avec les trois militaires qui se sont faits voler leurs armes (Famas + munitions) laissées dans leur bagnole, alors qu'ils faisaient une pause déjeuner au Mac'Do  de La Verpillère (source : "Le Progrès" du jour).

Le Progrès

 

14/04/2014

Vrac de vrac # 15

Pour une fois, il n'y a pas de choses fausses dans cet article du Progrès. Pour le lire, n'hésitez pas à cliquer dessus.

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Un autre article, sur le Net cette fois, tout frais bien qu'évoquant mon avant-avant-dernier recueil (la poésie ne se périmant pas, et Thierry Roquet trouvant moyen de pointer des choses qui n'avaient guère été relevées dans mes textes jusqu'à présent...).

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Merci également à D.J Duclock pour s'être emparé de mon dernier livre comme bon lui semblait ! Et Laurent Cachard, pas en reste, qui évoque le même recueil dans un bel article.

26/08/2012

Compile Face-Bouquienne # 5

Frédérick Houdaer

est un artiste très très courageux & très très engagé qui ne craint pas de dire HAUT & FORT que... la poutine est un plat dégueulasse saturé de graisse. Voilà. / hurlait quand sa mère essayait de lui enfiler une cagoule dans les années 70. N'est donc pas prêt à se coiffer d'une espèce de chaussette géante à trou, en solidarité avec les Pussy Riots. Mon courage a ses limites. / encore impressionné par la pleine page que le journal Le Progrès a consacrée à la ville de Sète, où il est question de son port, de son Brassens, de son Valery, de son (ses) cimetière(s), avec l'interview d'une nana de l'office du Tourisme à la clé... Une pleine page du Progrès, ça fait plein de signes, celle-ci comptait au moins trois ou quatre articles... et PAS UNE LIGNE sur le Festival de Poésie Voix Vives qui s'y tient chaque année ! Chapeau... / en pleine injonction intra-musculaire ! / « J’en reviens au côté utilitaire des langues et ne puis que constater qu’il porte un détriment sérieux à ce qu’il y a en elles de beaucoup plus important qui est afférent à la cantilène et ce qu’elle signifie et au rythme et ce qu’il signifie, et au timbre, au registre, aux espacements, au silence, aux tenues, aux anacrouses, aux phénomènes de rationalité ou au contraire d’irrationalité connumérée, dinumérée, en bref, tout ce qu’il y a de si excitant et de si digne d’intérêt dans le débit prosaïque. C’est splendide, à vrai dire, d’entendre vibrer comme vibre un bocal dangereusement significatif cet instrument étourdissant qu’est un être. » Charles-Albert Cingria in *Florides helvètes et autres textes*, L'Âge d'Homme, 1983 (p.89) / Ciao Toppi

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/ La pire restauration de l'histoire ? / Claude Hagège : "Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée" / à suivre... 

02/03/2005

ANGIOMES

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Recueil de poèmes. Éditions La Passe du Vent,

9 euros, ISBN 2845620756

Comment vous le procurer ? Vous pouvez essayer de le trouver chez votre libraire préféré (bon courage).

Solution plus SÛRE : le commander (9 € + 3 € de frais d'envoi = 12 €) à F.Houdaer 105 rue Hénon 69004 Lyon. Précisez bien le titre du livre.

 

 

Revue de presse:

ANGIOMES     

« FREDERICK HOUDAER : ECRIRE SIMPLEMENT, SIMPLEMENT ECRIRE Du polar au poème, du noir au réseau, de l’écrit à la voix, l’urgence de l’écriture La seule fois où il s’est arrêté d’écrire, Frédérick Houdaer a vu un kyste se former sur son poignet droit. Il a été question de chirurgie. L’écrivain a repris l’écriture. Le corps menaçant s’est résorbé en deux jours. Frédérick Houdaer raconte l’anecdote avec un effroi secrètement amusé. Car il y a peu de chances qu’il cesse jamais d’écrire, et pas seulement pour raison de santé. Mais parce qu’il n’a jamais cessé d’écrire. « À 8 ans et demie, j’ai vu une émission à la télé. J’ai dit à ma mère : « Je veux être écrivain ». L’émission parlait de Jules Verne. On ne peut pas dire que dans sa quête d’une écriture toujours plus proche du réel, d’elle-même, de celui qu’elle exprime, il ait renié ce patronage.

Ainsi dans « Angiomes », ces textes au ras de l’émotion, au plus intime du ressenti, au plus précis du quotidien : « Quelque chose de très simple, de très accessible – éviter la littérature » pour dire sans artifice, et avec d’autant plus de force, la vie d’un écrivain établi sur le plateau de la Croix-Rousse, et surtout pas retranché du monde qui l’entoure.

Frédérick Houdaer n’a jamais fait qu’écrire. Plus quelques-uns de ces autres métiers auxquels doit se plier celui qui veut vivre en écrivant. Trieur de verre, vendeur au porte à porte, veilleur de nuit… et agent d’accueil dans un foyer de nuit pour s.d.f. « J’y ai perdu mes idées de gauche ». Les idées de droite ne sont pas plus de mise dans une écriture qui pourtant, est profondément, viscéralement politique. Parce qu’elle donne une vraie vision du monde, nette et sans bavure. Et montre la société sans fard – mais non sans tendresse ni sensibilité, et encore moins sans humour. « On m’a traité de pornographe et de puritain, de fasciste et de gauchiste. J’avoue que si le choix est entre Georges Bush et Michael Moore, je suis mal ! »

L’écriture de Frédérick Houdaer est d’énergie pure. Le même choc dans ce recueil de poèmes que dans les cinq romans ressortissant du genre « noir ». Mais « Angiomes » n’est pas plus de la simple poésie que « L’idiot n°2 » ou « Je viendrai comme un voleur » ne sont du polar classique. C’est l’expression d’un même engagement, assumé aussi bien dans les ateliers d’écriture qu’il anime, dans le site Internet où il intervient presque quotidiennement, « pour donner un petit signal ». Et dans l’écriture, en chair et en os, du théâtre : « Je vais aller de plus en plus vers l’oralité. Vers quelque chose qui n’est pas virtuel, vers le corps des comédiens ». Dans l’urgence d’écrire, l’urgence d’être. »

Jean-Philippe Mestre, LE PROGRÈS, jeudi 31 mars 2005

 

« Notre coup de cœur va à un recueil de poèmes que nous avions gardé à la manière d’une jarre d’eau bien fraîche pour atténuer les violences livresques comme un retour à de la west-coast après les outrances d’une soirée free jazz. C’est le contraire qui nous assaille. Angiomes de Frédérick Houdaer aux éditions la passe du vent nous cueille à l’estomac avec un hommage à Bukowski et ses vers nous mettent dans un état de doute et d’angoisse amère. A lire sur un rocher désert face à des vagues de fin d’été. »        François JOLY, www.sangdencre.org

 

« On le connaît depuis quelques années cet écrivain très doué qui navigue allègrement du roman policier à la critique littéraire, en passant par des animations scolaires. Il est resté poète et « La Passe du Vent » publie ses « Angiomes ». Un extrait :

elle continue de me regarder au dessus de la table / et tout ce qu’elle voit / c’est un type à l’air absent / qui s’appuie sur une tartine avec ses dents / pour ne pas mordre le plancher »

André Mure, LE PROGRÈS, 17 01 05

 

PORTRAIT

 « FRÉDÉRICK HOUDAER LE JOUEUR Il y a ceux qui, gardant plusieurs portes ouvertes, ne savent pas vraiment quoi faire de leur vie. Lui, il n’a eu qu’une porte d’entrée dans l’existence : être écrivain. La maladie de l’écriture l’a pris tout petiot : à huit ans et demi, mesdames, messieurs, Frédérick Houdaer écrit ces deux premières nouvelles. Deux histoires très tristes sur un faucon au Moyen-Âge. Il faut dire que dès l’âge de six ans son père le laissait dans la bibliothèque pour adultes de Reims où ils habitaient à l’époque. Pratique : elle est ouverte même le dimanche. Reclus, le petit Frédérick s’invente un monde dans les livres. Ce sera sa vie. À sept ans il raconte le soir des histoires à son petit frère pour l’endormir. La vision d’un documentaire sur Jules Verne à la télé sonne le glas : il sera écrivain. Quand il revoit La Nuit du Chasseur aujourd’hui, il se dit que ce n’est rien d’autre que le plus grand documentaire jamais réalisé sur son enfance. Un père absent, une atmosphère où la religion est omniprésente : sa mère, scientifique pure et dure, finit par devenir Témoin de Jéhovah. En cachette de son père, il fait du porte à porte mystique jusqu’à l’âge de quatorze ans. Autodidacte complet, il se sépare du lycée en terminale et se glisse définitivement dans l’écriture. Un premier livre qu’il ne finit pas à dix huit ans et six mois plus tard, un vrai roman aussi achevé que son titre : Jérémie Bonnevay ou la conscience défigurée des derniers enfants terribles ! Il rit encore de sa naïveté, mais passe sous silence l’aplomb qu’il lui fallait pour aligner 450 pages. « Je me suis dit si je n’ai pas 180 pages, ce ne sera pas un roman ». Il l’envoie partout, personne ne répond. « Je crois vraiment avoir cumulé tous les défauts d’un premier manuscrit. J’ai le sentiment d’avoir été très loin dans la lourdeur ! » Par réaction à ce flot d’humour involontaire, il écrit ensuite des nouvelles. Le genre lui convient mieux, il se sent plus capable d’être rigoureux. Frédéric Dard a un coup de cœur pour l’un de ses recueils. Il a 22 ans. Le temps de la publication n’est pas encore là, mais ça ne va plus tarder. À l’aise dans le genre noir, il perd sept kilos en écrivant comme un fou furieux « L’idiot n°2 » pour le Serpent à Plumes. Bouquin archi-violent sur la prison, il triture son écriture dans un style haché et baroque mâtiné d’humour très noir. « Je ne lisais que du Michaux à l’époque. Ça mettait la barre un peu haut mais au moins ça m’obligeait à la concision. ». S’il n’est pas autobiographique, L’idiot n°2 reste pour lui son livre le plus personnel, fier de la justesse avec laquelle il a réussi à parler de l’univers carcéral. La Grande Érosion sera moins bien reçue. Dommage, l’idée ne manquait pas de piment : « Je voulais faire un Twin Peaks provincial, franchouillard. J’imaginais Twin Peaks filmé par Chabrol, ce qui change tout ». Le mélange, la fantaisie, l’humour, Frédérick Houdaer n’en manque pas, et l’idée de changer de genre comme de lectorat l’amuse. « Le genre noir est suffisamment ouvert pour que je ne m’y sente pas trop à l’étroit. Mais il n’y a rien de pire pour moi que les gens qui écrivent du noir et qui ne lisent que du noir. Ce serait suicidaire pour moi. » Il poursuit sa route, écrit de la poésie, « du mauvais théâtre aussi », trois pièces dont il ne retient qu’une à la lourdeur assumée « Un sécateur pour Raspoutine », du « sous Alfred Jarry très efficace ». Lyonnais depuis l’âge de onze ans, c’est finalement une conférence à la Villa Gillet sur « la duplicité du romancier » qui va lui procurer de la façon la plus inattendue son nouveau rôle littéraire. Une connaissance lui propose de participer à la collection « Faits Divers » de… Gérard de Villiers ! Il a trois mois pour exécuter la commande. En un mois il écrit l’histoire de Sébastien Poligozzi, sorte de Vautrin de province qui joue au curé malfaiteur pour pallier aux inconvénients de son divorce ! Autobiographie déguisée, Je viendrai comme un voleur, s’il reste pour lui le plus faible de ses trois bouquins du point de vue de l’écriture, est aussi son livre le plus ludique, le plus lisible, auquel il reste pour cela très attaché. « C’est mon premier bouquin que ma mère finit de lire ! ». Il se plaît à conquérir un public complètement différent. « C’est un bouquin que tu trouves dans les relais H, dans les gares, mais vraiment dans les coins qui craignent le plus, juste à côté des bouquins pornos. C’est le vrai bouquin de gare ». Si la légèreté est un art auquel il accède aujourd’hui, il n’en reste pas moins lui-même : il se refuse à prendre un pseudo et a l’intelligence de ne surtout pas jouer à l’anticlérical primaire. Bourré d’humour, Je viendrai comme un voleur s’amuse à être une métaphore parfaite du romancier, rempli de private jokes et d’observations sur la vie de province. Il se fait un devoir d’apporter une noblesse à une collection qui en manquait sérieusement et a déjà écrit le suivant qui se déroule entièrement dans une résidence pour personnes âgées. « Gérard de Villiers m’a fait un gros chèque pour un bouquin où des mamies parlent de paquets de papillotes périmées pendant tout un chapitre ! Je trouve ça magnifique. »

Luc Hernandez, LE PETIT BULLETIN, janvier 02