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08/03/2018

Article de LYON-CAPITALE sur « ARMAGUEDON STRIP »

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« LA FIN DU MONDE EN STRIP.

Il ne sera pas à la Fête du Livre de Bron, du moins pas en tant qu’auteur invité. Pourtant, il est lyonnais et vient de publier au Dilettante un excellent roman. Sans doute l’un des plus drôles de ceux récemment parus et sans doute le plus abouti des douze qu’il a signés.

L’histoire pourrait paraître loufoque, elle n’en sonne pas moins incroyablement juste. Frédérick Houdaer met en scène un jeune dessinateur de B.D. qui pourrait lui ressembler (s’il avait vingt ans de moins et savait dessiner). Lequel affronte dès les premières pages un dilemme : il doit décider si sa mère – Témoin de Yaweh – secte inoffensive au demeurant si ce n’est qu’elle croit la fin du monde toute proche et interdit les échanges sanguins -, peut recevoir une transfusion après l’accident qu’elle vient de subir. Sa sœur, militante écologiste et extrémiste, n’est pas d’une aide très précieuse. Il s’en remet donc au destin. Une attitude qui semble la sienne de façon générale. Il a ainsi accepté de se voir transformé bientôt en pater familias malgré son peu d’appétence pour l’éducation d’une progéniture, fût-elle limitée à un exemplaire. Ce n’est pas la seule épreuve qu’il devra affronter dans les 224 pages que compte le roman. Citons parmi les plus ardus des tracas qui se présentent à lui : un salon de la BD en état d’ivresse, une bagarre pornographique avec une amie de sa mère qui, elle, a quitté Yahweh (enfin, pas vraiment, c’est compliqué), l’ablation d’un kyste au poignet, ses pulsions adultérines qui le poussent irrésistiblement vers une amie dessinatrice ou encore l’achèvement de son grand œuvre, le recueil tant attendu par son éditeur.

On rit beaucoup et l’on ne peut s’empêcher d’aimer cet antihéros aussi attachant qu’irritant. Qui a de surcroît l’art de dénoncer, en passant, les pires travers de la France d’aujourd’hui. »

C.M.

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28/02/2013

L'après Bron

Un petit bilan (tardif) de la Fête du Livre de Bron.

Suite à ma notule "Pour une présence accrue de la poésie à la Fête du Livre de Bron" (qui a pas mal circulé sur la Toile), nous y sommes allés. A plusieurs. A plusieurs poètes (dont trois du "Syndicat des poètes qui vont mourir un jour"). Pour quoi faire ? Nous y égosiller sans ciller (mon jeu de mots est tellement foireux que j'ai mis trente secondes à le comprendre en me relisant). Une double lecture-performance, sur deux zones du site, sans bénéficier de la moindre programmation officielle, cela va sans dire.

Au préalable, nous avons dû repérer les lieux, la Fête du Livre se tenant pour la première fois à l'Ecole de Santé des Armées et non à l'hippodrome de Bron comme cela avait été le cas les années précédentes. Ah, le beau n'avion pour nous accueillir dès l'entrée...

Tout s'est bien passé, malgré les nombreux uniformes présents (et pour cause...). Malgré que l'une d'entre nous, fille de militaire,  ait vraiment eu envie d'en découdre. Je me suis cassé la voix sans me prendre pour Patrick Bruel.

J'ai également pu assister à la rencontre des poids moyens Lionel Tran & François Bégaudeau. Celle-ci était bien annoncée dans le programme officiel, et elle ne m'a pas déçu.

Tran-Bégaudeau, deux antagonistes. Irréconciliables sur le fond. Lionel n'était pas favori, mais il a fait mieux que de tenir. Il n'a rien lâché. Il ne s'est pas contenté d'être le sparring-partner de l'autre tête à claque. S'il n'a pas gagné le match, Lionel a pu sortir de la salle avec le sentiment de la tâche accomplie. Un peu comme Stallone à la fin de "Rocky I" ? Pareil. Mon résumé manque de précision? Vous n'avez qu'à lire les livres de ces deux auteurs. Constatez vous-même où se trouve l'écriture marquée du sceau de la nécessité, où sont les effets de manche (quoique... la manche de la cognée, Lionel sache la brandir!).

Dans la série des ""Rocky", Stallone finit par devenir pote avec son premier adversaire. Concernant Tran et Bégaudeau, je doute que leur rencontre débouche sur une histoire analogue.

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13/02/2013

POUR UNE PRÉSENCE ACCRUE DE LA POÉSIE À LA FÊTE DU LIVRE DE BRON

« Il n'y a que deux manières d'écrire : la première, en se passant d'autorisation, la seconde, en demandant une autorisation. » Ossip Mendelstam

 

À la veille de l’ouverture de la vingt-septième Fête du Livre de Bron, et quel que soit l’intérêt que l’on peut encore trouver à cette manifestation (elle ne risque pas d’être confondue avec une foire du livre), force est de constater que sa programmation laisse une place minuscule à la poésie. Et d’année en année, cela ne s’améliore pas.

« La poésie a disparu des écrans radars » entend-t-on souvent. Est-ce le rôle d’une manifestation comme la Fête du Livre de Bron d’aider à faire bouger les choses ? Ou n’y en a-t-il, là comme ailleurs, que pour le sacro-saint-roman ?

Les marchands du temple (et autres critiques littéraires ou « cro-culs » sous cacheton) n’ont aucun intérêt à ce qu’un strapontin supplémentaire soit attribué à la poésie.

Sans doute les poètes eux-mêmes ont leur part de responsabilité dans cet état de fait…

« Nous pouvons avoir peur de bien des choses. D’un coup de tonnerre dans le ciel plus appuyé que les précédents. Du manque d’espace. Du manque de l’autre. D’une fatigue trop grande. Nous pouvons avoir peur d’une situation économique pénible. De la perte d’un toit. D’une guerre dans notre jardin. Mais il ne faut pas avoir peur de la poésie, pour tout simplement ne pas l’apeurer elle-même et qu’elle puisse venir à nous en toute confiance. Alors que sa parole est plus grande que nous, nous pourrons tout de même la lire et l’écrire, pour ainsi la comprendre de l’intérieur, comme l’on comprend l’étranger, le nouveau. Elle nous emportera plus loin que nous-mêmes en nous demandant sans cesse de venir la rejoindre. »
Joël Bastard. Extrait de « Sur cet air gracieux et léger ».Éditions Cenomane 2012

A suivre…

F.H

02/03/2009

en vrac (bis)

Sortie du deuxième numéro de "L'INDIC"... très réussi (à signaler, un article assez gonflé de Clément Bulle sur A.D.G).

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Vendredi 6 mars, lors de la journée professionnelle de la Fête du Livre de Bron, je co-animerai (avec Martine Laval) la journée consacrée aux blogs d'écrivains. Je rencontrerai pour l'occasion Chloé Delaume, Alain Mabanckou et Christophe Claro, ainsi que les universitaires Louise Merzeau et Brigitte Chapelain.
Enfin... enfin (!), "AUX VENTS !" de Marc Pellacoeur est sur le point d'être au bord de se trouver à deux doigts de sortir de chez l'imprimeur (promis-juré-craché sur l'exemplaire des "Beautiful losers" qui me sert de bible). Il sera sur le stand des éditions "A plus d'un titre" au Salon du Livre de Paris (qui n'a rien d'une "Fête", contrairement à ce qui se passe à Bron).
P.S: Hélène Dassavray sera présente à la Fête du Livre de Bron. Elle participera au débat "Un endroit pour vivre" samedi 6 mars, à 17h, salle des Balances (sic!), en compagnie de Marie Didier et Jane Sautière.

30/03/2007

Vendredi 30 mars

Ces derniers jours, j’ai repris contact avec Leonard Cohen, René Char, Cormac Mac Carthy, etc.

Ces derniers jours, j’ai animé un atelier d’écriture en prison qui, des trois heures initialement prévues pour son bon déroulement, a été raccourci à moins d’une heure grâce à la mauvaise volonté de certains surveillants. Le temps de trajet aller-retour jusqu’à cette prison, quant à lui, a été maintenu à presque quatre heures.

Ces derniers jours, j’ai animé la rencontre Pascal Garnier-Nan Aurousseau qui a failli tourner au pugilat. Au milieu du ring, je me suis souvenu que mon job-d’une-après-midi était celui de modérateur. Même le vent jouait contre moi, secouant le chapiteau sous lequel avait lieu la rencontre, pilonnant l’hippodrome de Bron où se déroulait la Fête du Livre.

Ces derniers jours, j’ai lu un livre par jour. La routine. Le contraire de la routine.

Ces derniers jours, j’ai payé pour voir un film rempli de spartiates et d’hémoglobine. Les éléphants (numérisés) y réussissaient de jolis sauts dans le vide.

Ces derniers jours, je suis retourné à Brest (plusieurs chapitres de mon nouveau roman s’y déroulent) grâce à la lecture d’une B.D (« Un homme est mort », Kris/Davodeau chez Futuropolis, l’histoire vraie du film invisible de René Vautier).

Ces derniers jours… toujours, et de plus en plus, la politique. J’ai emprunté à la bibliothèque « Le poisson dans l’eau », où Vargas Llosa raconte sa participation à la présidentielle (un engagement politique qui aura duré trois ans). En exergue, cette citation de Max Weber : « Les premiers chrétiens aussi savaient très exactement que le monde est gouverné par les démons et que celui qui se mêle de politique, c’est-à-dire consent à utiliser comme moyens le pouvoir et la violence, a scellé un pacte avec le diable, si bien qu’il n’est plus assuré de produire le bien avec ce qui est bon et le mal avec ce qui est mauvais, car fréquemment il en va tout le contraire. Celui qui ne le voit pas est, politiquement parlant, un enfant. »  

Ces derniers jours, j’ai repassé les judogis de mes enfants, supprimé le fromage de mon alimentation, aperçu UN de mes livres en vente au festival Quais du Polar (« L’idiot n°2 », sur le stand de la librairie Passages)…

Ces derniers jours, je me suis laissé conduire par une photographe aux yeux verts jusqu’à Saint-Symphorien-de-Lay, préparé à un futur marathon d’écriture avec les (h)auteurs