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27/03/2020

COMPLICITéS #5

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Claude Nougaro & Al Jarreau

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Maria Callas & Pasolini

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Carmet & Marielle en 1977

 

 

17/12/2019

"Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir"

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Il y a trois ans, Jérôme Leroy et moi nous enfermions pendant trois jours dans un hôtel nantais (rien de sexuel), sur l’invitation de l'association "Fondu au noir" et la Maison de la Poésie… de Nantes. Nous avons commis ces LITANIES SANGLANTES ("Les poètes que nous aimons sont des héros de roman noir".). Les avons partagées sur scène. Avons été enregistrés (ce que j’ignorais, c’est Jean-Baptiste Cabaud qui vient de m’envoyer le lien de la vidéo).

 

Poésie & polar - Lecture à deux voix, de Jérôme Leroy et Frédérick Houdaer from Maison de la Poésie Nantes on Vimeo.

04/05/2017

Tou(te)s ces ami(e)s qui...

... vont voter Macron dimanche et qui, dès lundi, posteront des statuts Pasoliniens sur les réseaux sociaux, citeront Ginsberg et son "Moloch"...

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24/03/2015

PASOLINI SUR FOND D’ENNIO MORRICONE

 

d’un coffre rudimentaire

on sort d’extraordinaires pelisses

le générique est long

 

voiture des années 70

une Fiat blanche

dans le fossé

un homme blessé

supplie une femme plus jeune que lui

prête à décamper

 

percussions dans l’air et

rongeurs écorchés

pendus tête en bas

aux branches des arbres rachitiques

percussions deviennent

bruits de cloches

un prêtre séduisant est contraint de gravir des marches

les yeux bandés

une vieille aristo

reste cachée derrière son fauteuil

intérieur extérieur

un enfant enterre

une escalope d’homme

sous le regard impassible de Maria Callas

qui finit par prononcer quelques mots d’italien

mal doublés

tandis que des villageois masqués

courent dans la garrigue

 

ça n’a aucune chance de bien finir

 

une femme démêle

une épaisse pelote de laine écarlate

c’est comme si elle jouait avec de la barbaque

des chiens et des chasseurs traquent une mariée

jusqu’à une église de western spaghetti

et cette scène semble moins violente que la précédente

la mariée en fuite

décapite un homme au passage

la tête retrouvée dans le désert

arrêtera la meute

la freinera à tout le moins

puis ce sera un bras

une jambe

à chaque fois

le morceau sera récupéré avec soin

par les poursuivants

qui l’envelopperont dans une étoffe

tandis que la fugitive

gagnera le temps nécessaire

pour sauver sa vie

enfin c’est ce qu’elle croit

 

Pasolini a beau préférer les hommes

il sait que ce ne sont pas eux qui comptent le plus

message reçu cinq sur cinq

mon gars

 

une brune devient blonde

une blonde devient brune

une rousse se rase le crâne

une femme reste femme

pour pencher sa tête hors du lit

et zoom sur la main qui ramasse la rose tombée au sol

une sarabande d’étudiants joués par des acteurs trop âgés

passe devant la caméra

ce n’est plus du Pasolini me dit-on

qu’importe

Pasolini je le place où il me sied

et si je le veux polonais

il le sera

 

Frédérick Houdaer

(texte publié dans l'anthologie "Un printemps sans vie brûle" aux Editions La Passe du Vent)

 

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07/12/2014

Vrac de vrac # 23

 Une règle d'or. La meilleure chose à prendre dans ce "Livre du courtisan". Pour le reste... Je n'ai pas fait de ce livre un mode d'emploi (contrairement à certains).

Pas très loin, un entretien avec Jean-Louis Murat : "Je ne suis pas un chevalier blanc, je vois juste la pourriture du système".

Une interview encore plus inouïe, celle de Pasolini quelques heures avant sa mort.

Autrement ? Ecouter cette émission économique consacrée aux mille et un financements des mouvements terroristes... et se dire que nous, les petits éditeurs de poésie, avons encore bien des choses à apprendre. En tout cas, moi, j'ai pris des notes.

Nous retrouver ? Une lecture très prochaine (entrée libre) :

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Pour l'occasion, je lirai plusieurs textes inédits.

Et une chansonnette pour la route :

 

22/12/2012

Italia # 4

 

Plus que jamais, en 2013, j'aurai besoin de poésie. Et d'Italie.

Italia # 3

Italia # 2

Italia # 1

 

03/08/2012

Italia # 2

Pasolini & sa "Fleur de papier" 

 

Français & italien mêlés, toujours 

01/05/2009

Défilés du jour

"Trop d’absolu et des mots trop lourds pour les hommes qui les employaient, voilà un régime indigeste. Nous réclamons un peu plus de mesure. C’est elle qui nous guidera. Puisque personne, parmi nos aînés, ne s’en est montré capable, nous voici condamnés à une sorte de prudence envers les événements. Nous avons envie de les mettre en ordre. On nous dira que cette attitude est indigne et qu’il faut courir dans les rues pour manifester sa flamme, son goût de la liberté, son amour de la patrie. Nous ne demandons pas mieux. Nous ne voulons à aucun prix passer pour des égoïstes. Alors nous descendons dans la rue, mais le premier cri qui s’échappera de nos lèvres sera : “Vivent les Armagnacs !” Nous avons cinq siècles de retard. On nous reproche d’avoir la mémoire courte, eh bien ! nous prouverons le contraire. Dès aujourd’hui, nous allons constituer une Ligue dont le but principal sera l’extermination du Parti bourguignon et nous tiendrons pour fols, mal avisés ou perfides, ceux qui n’y prendront point part."

Roger Nimier, Le Grand d’Espagne

04/05/2006

Jeudi 4 mai

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J’ai déniché les « Écrits corsaires » de Pasolini chez un bouquiniste. À trois euros. Et je ne les ai pas achetés. Je suis un con.

Pour me consoler, je viens de trouver le blog de Fabrice Melquiot.

Pendant ce temps là, Peter Handke est censuré au nom des droits de l’homme et de l’humanisme. On vit une époque formidable. Woody Allen disait que « La dictature pour un artiste, c’est ferme ta gueule, et la démocratie, c’est cause toujours ». On voit vers quoi s’oriente notre société. Demain, elle sera bien propre sur elle et elle puera.

Elfriede Jelinek (Prix Nobel de littérature il y a  deux ans) se dit « horrifiée » par la décision de Monsieur Bozonnet, administrateur de la Comédie Française. Il y a de quoi.