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13/07/2015

" L'Amour est un chien de l'enfer "

charles bukowski,bukowski,l'amour est un chien de l'enfer

 

Trop grand
trop petit

trop gros
trop maigre
ou rien du tout.

Rire ou
larmes

haineux
amoureux

des inconnus avec des gueules
passées
à la limaille de plomb

des soudards qui parcourent
des rues en ruines

qui agitent des bouteilles
et qui, baïonnette au canon, violent
des vierges

ou un vieux type dans une pièce misérable
avec une photographie de M. Monroe.

Il y a dans ce monde une solitude si grande
que vous pouvez la prendre
à bras le corps.

Des gens claqués
mutilés
aussi bien par l’amour que par son manque.

des gens qui justement ne s’aiment
pas les uns les autres
les uns sur les autres.

Les riches n’aiment pas les riches
les pauvres n’aiment pas les pauvres.

nous crevons tous de peur.

Notre système éducatif nous enseigne
que nous pouvons tous être
de gros cons de gagneurs.

mais il ne nous apprend rien
sur les caniveaux
ou les suicides.

Ou la panique d’un individu
souffrant chez lui
seul

insensible
coupé de tout
avec plus personne pour lui parler

et qui prend soin d’une plante.

Les gens ne s’aiment pas les uns les autres.
Les gens ne s’aiment pas les uns les autres.
Les gens ne s’aiment pas les uns les autres.

Et je suppose que ça ne changera jamais
mais à la vérité je ne leur ai pas demandé

des fois j’y
songe.

Le blé lèvera
un nuage chassera l’autre
et le tueur égorgera l’enfant
comme s’il mordait dans un ice-cream.

Trop grand
trop petit

trop gros
trop maigre
ou rien du tout.

Davantage de haine que d’amour.

les gens ne s’aiment pas les uns les autres.
peut-être que, s’ils s’aimaient,
notre fin ne serait pas si triste ?

Entre-temps je préfère regarder les jeunes
filles en fleurs
fleurs de chance.

Il doit y avoir une solution.

sûrement il doit y avoir une solution à
laquelle nous n’avons pas encore songé.

Pourquoi ai-je un cerveau ?

il pleure
il exige
il demande s’il y a une chance.

Il ne veut pas s’entendre dire :
“non.”

 

Charles Bukowski (in "L'Amour est un chien de l'enfer", trad. de Gérard Guégan)

11/07/2015

La suite au prochain épisode...

Recevoir plusieurs « niouzeletteures » d’amis auteurs et y trouver tous les stratagèmes imaginables à mettre en œuvre pour ne PAS écrire. En rester défavorablement impressionné une grande partie de la journée.

 

09/07/2015

"Je sais ce que tu as ressenti..."

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08/07/2015

JUBILÉ

il est historien de formation

si l’on en croit la légende qui figure sous sa photo

dans le journal

il se fait fort de nous expliquer

le pourquoi de certaines superstitions

son analyse est censée mettre à mal

des légendes populaires qui se perdent dans la nuit des temps

à mieux regarder son portrait

on lit dans son regard une tristesse incommensurable

et sa veste rouge n’y peut rien changer

 

extrait de "FIRE NOTICE"

 

05/07/2015

Glou-glou

 

Vendredi 10 juillet, à 14h30, je serai sur une péniche en Avignon, invité par le collectif "Craie". Sur cette barcasse dite "Péniche Rhône-Alpes" amarrée Quai de la Ligne, je retrouverai Natyot, Samuel Gallet, Katia Bouchoueva, Radoslaw Klukowski, Magali Mougel, Sébastien Joanniez, Maud Paschal, Bernard Garnier, Sabine Chevallier, Philippe Labaune, Chloé Bégou, Franck Giraud, Sylvie Mongin Algan, Pierre Soletti, Jean Cagnard, Guy Naigeon, Yves Olry, Laura Tejeda, Jérémy Bonnaud et Claire Rengade... pour des "lancers de textes en plein cœur" ainsi qu'il est spécifié dans le programme officiel (je vais devoir m'entraîner avant).

Le thème de la disputation sera THÉÂTRE ET POÉSIE : QUI DIT CLOISONS ? Et hop, je vous copie-colle le pitch :

" Une poétesse qui ne lit que du théâtre, un théâtre qui découvre la Maison de la Poésie, une première mise en scène à cause d’un poète, des auteurs rangés en tout, des comités de lectures qui se « transdisciplinent », des témoins, des acteurs, des auteurs, des éditeurs de textes à foison. Quels espaces inventer pour l’inrangeable ? "

L'argumentaire sent trop son jargon officiel ? On verra... Seule certitude : sur cette péniche, je retrouverai plusieurs personnes que j'aime infiniment. J'espère également que l'éditeur Yves Olry m'initiera aux armes à feu (comme il m' a promis de le faire, lui... qui s'y connaît).

De toute façon, les uns et les autres, nous ferions mieux de ne pas trop la ramener, vu que nous finirons comme le monsieur dans cette vidéo :
 

10:05 Publié dans planches | Lien permanent | Commentaires (0)

02/07/2015

Ciao, Miss...

 

Hélène Monette

 

30/06/2015

C'était le Cabaret Poétique du 28 juin...

... spécial "BOXON" !

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Toutes ces photos sont signées DENIS SVARTZ (merci de le préciser si vous les partagez)

Je complèterai ces images par quelques légendes explicatives... en fin de journée.

 

29/06/2015

ERRI DE LUCA

 

" Hier, j'ai vu un des mes livres entre les mains d'une femme. Elle était assise dans le métro, ses doigts serraient les pages pour les immobiliser et les tournaient délicatement. J'ai compris hier que les livres ont un sort meilleur que ceux qui les écrivent. Gardés dans les bras, emportés en voyage, peut-être sur une île du Sud ou sous une tente en montagne, fixés avec intensité par deux yeux qui feraient aussitôt baisser les miens. Oui, les livres prennent du bon temps, bien plus que ceux qui les écrivent.

... Les mots que j'ai écrits ne sont plus à moi, ils sont devenus les siens. Elles les a voulus, en pêchant justement ceux-là dans le grand bazar des livres. Elle les a payés avec de l'argent prélevé sur d'autres dépenses, en se passant d'une bouteille de vin, d'une séance de cinéma, d'un concert. Ils ont pour elle une valeur ajoutée, celle de remplacer des choses plus agréables qu'un livre. Et maintenant, là sur ses genoux, feuilletés par une légère caresse, ses cheveux retombant dessus. Les pages ainsi prises et tenues sont les siennes, beaucoup plus qu'elles n'ont été les miennes."

 

(Le sort de l'écrivain, traduction Danièle Valin, Libération 13/14 janvier 2006)

10:40 Publié dans où je lis | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2015

Le film du dimanche soir # 4

La première version de "MAD MAX" !!!

 

Ce sera mieux avant !