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31/12/2013

Le monument

" Elevons un monument

dans la cité, à la fin de la longue avenue,

ou bien au centre de la grande place,

un monument

qui s'inscrira dans n'importe quel ensemble,

parce qu'il sera

un peu constructiviste et très réaliste.

Elevons un monument

qui ne gêne personne.


Autour du piédestal

nous planterons des fleurs,

et si les pères de la cité le permettent

nous construirons un petit square

où nos enfants

cligneront des yeux

vers l'énorme soleil orange

et prendront le personnage campé au-dessus d'eux

pour un célèbre philosophe,

un musicien,

un général.


Autour du piédestal

chaque matin les fleurs

s'ouvriront.

Elevons un monument

qui ne gêne personne.

Les chauffeurs de taxis

admireront sa silhouette majestueuse,

le square sera le centre

des rendez-vous.

Elevons un monument,

nous le longerons en courant

pour partir au travail

et les étrangers en ronde autour de lui

se feront photographier.

Nous l'éclabousserons la nuit sous la lumière

des projecteurs.


Elevons un monument au mensonge. "


Joseph Brodsky, "Collines et autres poèmes", éd. Seuil (trad. Jean-Jacques Marie)


28/12/2013

" Mensonges, mensonges, mensonges... "

Le pays de la liberté ?

24/12/2013

Trompettes de Noël...

23/12/2013

Vrac de vrac # 12

Pas (ou très) superstitieux, j'ai glissé quelques poèmes dans le numéro 13 de la revue "COHUES". A lire ICI.

Après le Facteur Cheval et celui qui sonnait deux fois, Thomas Vinau a trouvé un autre Super-Facteur.

Et toujours... Guillaume.

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22/12/2013

Revue "CHIENDENTS"

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Pour éviter de fantasmer sur le monde de l’édition, et si vous avez aimé ma notule « Pourquoi publier de la poésie ? », je ne saurais trop vous conseiller la lecture du dernier numéro de la revue « CHIENDENTS » (le n°38) sobrement intitulé « ÉDITEURS : BON À TIRER ? ». Vous y trouverez quelques vérités-toujours-bonnes-à-dire-mais-rarement-dites. Exemple (extrait d’un texte de Roger Wallet) :

« Les bibliothécaires lisent aussi peu que les enseignants, que j’ai fréquentés pendant quarante ans et dont la curiosité intellectuelle m’a toujours fait leur préférer la fréquentation des sportifs. »

Plus de détails sur ce numéro, grâce à Jean-Jacques Nuel : ICI

Enfin, et surtout, vous procurer cette revue :  

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21/12/2013

Solstice (s)

 

"Au solstice d'été, le sol tisse du blé. Au solstice d'hiver, le sol tisse du verre "

Jean Pérol

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Et Fernando Pessoa ?

18/12/2013

Où l'on continue de parler de "FIRE NOTICE"

" Quand y a-t-il poésie ?

Dès qu'il y a langage ? Dès qu'il y a écoute ? Dès qu'on le décide ?

Dès qu'il y a un peu de tout cela sans doute, et dans des proportions que je ne m'aviserai pas de démêler, la tâche étant au-dessus de mes capacités.

Par contre, j'affirme que dans Fire Notice de Frédérick Houdaer il y a poésie. Sans rime, sans ponctuation presque, sans lyre, sans vers ou alors en ombres, poésie quasi nue, mais poésie. Pourquoi ? Parce qu'il y reste le langage, et que cela suffit pour être au cœur d'où ça pulse.

Mais langage avec quelle façon ? Eh bien, en surface à la façon moderne, c'est-à-dire sans manières, j'ai envie de dire sans chichis, langage offert un peu comme un apéritif à des amis qui passent, pour parler de tout et de rien, de la vie comme elle va, de la magie, de la souris de l'ordinateur, de tatouages, du catalogue de La Redoute, de forains aux portes de la ville, en vrac tout ça, en coq-à-l'âne assumé aussi parfois, avec, quand les sujets, les références, deviennent plus graves, mille pudeurs, délicatesses, je le répète, exactement comme avec des amis. Et en profondeur ? Ah, là, du classique ! Car c'est rien de moins qu'un recueillement qui nous est proposé, comme depuis toujours et jusqu'à récemment encore avec les vrais poètes. Le langage comme naissance du monde et de soi. Départ et fin, terminé, tout est dit. Mais attention ! Là encore sans appuyer ! Comme si de rien n'était. À vous de voir, vous êtes du voyage ou vous restez à quai, vous avez le droit de mourir sans avoir vécu.

Un petit moment entre amis pour sans façon prier, le café du village transformé en église, voilà la poésie de Frédérick Houdaer.

On en a bien besoin. "

Marc PELLACOEUR

 

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