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11/12/2013

DASSAVRAY (le retour)

Après "Les ruines de la future maison" et "Le dimanche, je m'appelle Olivier", je publie un nouveau titre d'Hélène Dassavray. Je ne le fais pas aux éditions A plus d'un titre mais aux éditions Le Pédalo Ivre, puisqu'il s'agit d'un recueil de poèmes. Le commander ? ICI

dassavray2.jpg

" Je n’aime pas celle que tu aimes

Je ne l’aime pas

Même si c’est moi

C’est le moi que je n’aime pas

Trop docile

Trop curieuse

Trop fragile

Même si c’est moi

Ce n’est pas moi

Bien trop soumise

Bien trop taiseuse

Ce n’est pas cette femme là

Que j’attends de moi "

 

Hélène Dassavray est née au milieu du siècle dernier dans le plus petit département de France. Ses écrits sans fioritures racontent sans dire, dévoilent avec une tendre ironie une humanité parfois blessée à vif, mais toujours espérante. Elle écrit et vit entre le Lubéron et Paris.

 

Une critique signée Christian Cottet-Emard

 

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10/12/2013

CIRCÉ

 

" maintenant tu

 

allumes une cigarette et

 

enflammes le pansement qui

 

te fait une poupée au doigt

 

 

maintenant tu

 

manges la meilleure glace que tu aies jamais mangée

 

tu

 

me le répètes trois fois en

 

remarquant le pourboire que je laisse à la serveuse

 

 

maintenant tu

 

m’écris une lettre d’une façon fort peu lisible

 

et tu

 

le fais exprès

 

tu

 

désires me forcer à relire ta lettre

 

un grand nombre de fois

 

 

maintenant tu

 

trébuches en trottinette

 

sur un obstacle invisible

 

et tu

 

râle après un dieu

 

dont tu

 

inventes le nom séance tenante

 

 

maintenant tu

 

fais une croix sur ce nom

 

qui a brillé trop

 

fort

 

trop

 

longtemps

 

dans le noir

 

dans ta

 

nuit

 

 

maintenant tu

 

sais doser parfaitement le café

 

maintenant que j’ai

 

appris à m’en passer

 

 

maintenant tu

 

rassembles tes esprits

 

et créées une nouvelle religion

 

face à un manège

 

sponsorisé par une radio

 

dont le fond de commerce musical

 

est le pire des années 80

 

 

maintenant tu

 

me parles des lézards

 

et de leur queue

 

que tu

 

m’apprends empoisonnée

 

tu

 

me parles de ton chat

 

qui se nourrit de ce genre de reptiles

 

bouffés dans leur intégralité

 

tu

 

m’expliques que

 

le laisser s’empoisonner un peu

 

c’est ta méthode pour le faire maigrir

 

maintenant tu

 

commences à m’effrayer "

 

 

F.Houdaer, " FIRE NOTICE "

 

 

 

09/12/2013

Ce vendredi...

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07/12/2013

Une nouvelle critique de "FIRE NOTICE"

 

" Si l'on excepte quelques points d'interrogation clairsemés, aucune ponctuation ne vient ralentir le rythme de ces poèmes alertes et nerveux. Tous ces fragments de vie volés au quotidien sont le reflet fidèle d'une époque improbable où l'imagination et la réalité flirtent sans pudeur. Oui, « la fin du monde / a bel et bien eu lieu / une fois / deux fois / dix fois / on a fini par ne plus y prêter attention ».  Mais non, voyons, pas d'affolement, inutile de lire les consignes d'incendie car « libre à nous... / de redevenir des anges/ aucune justification ne nous sera demandée ». On suit l'auteur au fil de quelques projets saugrenus comme celui de se faire tatouer les titres de ses recueils sur l'épaule droite ou d'explorer internet pour tout savoir sur la déesse Athéna. « Pas de quoi m'empêcher d'écrire » dit-il, même avec un voisin encombrant et bruyant. Houdaer écrit une poésie qui passe très bien à l'épreuve du gueuloir flaubertien : il y a un rythme interne et un tonus contagieux. Signalons enfin la belle et sobre réalisation de l'ouvrage ce qui complète agréablement le bonheur de lecture. "

Georges Cathalo

 

 

Tout savoir sur "Fire Notice" (lire les critiques, le commander...) ?

 

06/12/2013

COMMUNICATION POÉTIQUE

J’y étais allé :
« Module de Communication Poétique ».
   
Dans la salle
des instituteurs
des élèves-professeurs
des enseignants
des tonnes de pédagogie.
   
Ils ont lu des poèmes de leur choix.
   
Beaucoup de comptines
de poèmes pour enfants
ou de mots OuLiPo.
   
Par la fenêtre je voyais le ciel
de très beaux nuages
et les arbres penchaient
sous ce mouvement du monde
absent de leurs lectures.
   
Dans leur bibliothèque
j’avais pris un livre de Ramuz
pour une page manuscrite
« Toujours écrire des poèmes
animer l’air la terre et l’eau
– mêler les choses au hommes ».
   
Il n’avait jamais été emprunté.
   
François de Cornière

 

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03/12/2013

Bermuda brothers

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