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09/02/2026

"Le 14 janvier 1929..."

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M. Pomone causait pas tellement. C'était un renfermé, un homme qui avait en tête des pensées trop originales pour aller les déballer comme ça à des gens qui n'auraient pas compris. Seuls, certains privilégiés, uniquement des buveurs de "verte", de l'avis général plus réceptifs, plus ouverts au pittoresque, avaient droit, de temps en temps, à "l'histoire".

Ces soirs-là, Pomone baissait le rideau de fer, sortait du frigo un Borsalino dans une housse et une bouteille de whisky - boisson complètement extravagante au carrefour Tombe-Issoire - "Red Label". Ayant coiffé le feutre italien et versé la boisson américaine dans un verre qui ne servait qu'à cette occasion - et qu'il rangeait ensuite sur l'étagère du haut -, il racontait en une heure douze minutes très exactement le massacre de la Saint-Valentin. Jamais plus longtemps et jamais autre chose.

- Le 14 janvier 1929, il neigeait et un vent glacial balayait sans interruption les rues de Chicago. Dans un garage de North Clark Street, numéro 2122, sept hommes attendaient un chargement de whisky "Old Long Cabin", à cinquante-sept dollars la caisse. Appartenant à la bande de Georges "Bugs" Moran, ses hommes...

Il racontait la Saint-Barthélémy du crime avec des émerveillements d'enfant, dégustant comme un roudoudou le nom de certains voyous (Hymmie Weiss le ravissait) ou de certaines armes (Thomson, calibre 11, 43) ronronnant à la saga d'Al Capone. Ses yeux liquoreux et striés de vieux bibard retrouvaient un éclat - qui s'éteindrait au bout d'une heure et douze minutes (...).

- Le 14 janvier 1929, il neigeait et un vent glacial balayait sans interruption les rues de Chicago...

 

Michel Audiard

 

27/12/2022

Le retour du singe en hiver

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Revoir « Un singe en hiver », quelques mois après avoir relu le roman d’Antoine Blondin.
Une exception à la règle selon laquelle les grands livres n’inspirent pas de grands films. Travail d’adaptation au cordeau, etc. Le contraire d’un film en roue libre dans lequel deux monstres sacrés passeraient leur temps à se bourrer la gueule (c’est pourtant le souvenir qu’en gardent beaucoup de personnes). Un régal, donc.
Aucune nostalgie de ma part pour une époque que je n’ai pas connue. Les Trente Glorieuses  ? Je m’en fous. Le livre est l'un des plus tristes et revigorants que j'ai lus (le miracle de la littérature). La dernière scène du "Singe en hiver" version Audiard-Verneuil est un véritable trou noir.
Une remarque, tout de même. A l’époque, le ministère de la santé voulait purement et simplement faire interdire le film. Aujourd’hui, il y serait parvenu. Lui ou une quelconque association.  
 

30/07/2020

Dans le "Libération" du 30 juillet (1985)...

... Frédéric Dard rendait hommage à Michel Audiard, décédé deux jours plus tôt.

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(cliquez sur l'article pour l'agrandir)

dard,hommage,audiard,libération

 

15/05/2020

Il aurait eu un siècle aujourd'hui

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« Un type qui porte un brassard est toujours une ordure, sauf s’il est en deuil. Un type qui porte un béret basque est toujours une ordure, sauf s’il est basque. Et voilà que les ordures à brassard succédaient aux ordures à béret ! Ça recommençait, bordel de merde ! Le premier patriote prenait la relève du dernier collabo ! Belote et rebelote ! Le maquisard ramassait sur le tapis encore poisseux le jeu du milicien et abattait les mêmes cartes douteuses. Déjà les anonymographes saturaient les services postaux : les concierges dénonçaient les faux juifs ; c’était reparti et bien !

J’ai surpris Hortense sortant du Comité d’Épuration avec cette aura de visitandine qu’elle avait en sortant, la veille encore, de la Kommandantur. 

(...) »

 

06/02/2018

Cartouches

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27/05/2012

Où je ne donne pas de consigne de vote et évoque mon agenda parisien...

 

marché de la poésie

... Autrement, place Saint-Sulpice, entre le 14 et le 17 juin, j'achèterai des courgettes et de la poésie au Marché. Et signerai mes "ENGEANCES" sur le stand de "La Passe du Vent". D'ores et déjà, je me prépare activement à toutes les belles rencontres qui vont s'y multiplier :