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04/11/2017

J'y suis...

... jusqu'au 7 novembre. 

Pour me joindre : frederick.houdaer@laposte.net ou au 06 43 09 15 10.

 

08/09/2017

Parisien...

... dès aujourd'hui jusqu'à lundi soir. Spectacle autour du recueil de Gilles Farcet "Rédemptions ordinaires" (publié au Pédalo Ivre) samedi soir.

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Lundi matin, je serai dans les locaux du Dilettante pour corriger les épreuves de mon roman à paraître. A part cela ? Une histoire de "Dame de coeur" et de "tête haute"...

 

14/03/2017

"Clause Molière"...

... ce "small business act" (sic et re-sic)...

Avant d'aller emm... les types qui bossent sur les chantiers, on ne pourrait pas commencer par l'appliquer aux slogans pourraves que la mairie de Paris concocte pour la campagne des Jeux olympiques ?

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28/11/2016

GRANDE PREUVE DE COMPASSION À L’ÉGARD DU LECTEUR

je suis né à Paris

je ne m’en souviens pas

Paris non plus

depuis nous nous ignorons

 

autour de ma naissance

bruit un essaim d’anecdotes

comme un nuage de petites fées merdiques

 

F.Houdaer, in "ENGEANCES"

 

 

04/10/2016

Hommage à Jacques Noël...

... parce que sa librairie rue Gît-le-Cœur était l'une de mes adresses parisiennes les plus sûres.

 

 

10/06/2014

Marché de la Poésie, Place Saint-Sulpice, Paris...

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Je serai à Paris du vendredi 13 au mardi 17 juin (Marché de la Poésie, expo "Mousquetaires" aux Invalides, Marche pour la fermeture des abattoirs...) et signerai mes livres place Saint-Sulpice sur le stand de la Passe du Vent (stand n°210) le samedi 14 juin à 17h30.

Mes amis(hs) parigots peuvent me contacter au 06 43 09 15 10

Pour mémoire, ce passionnant reportage que j'ai consacré au Marché de la Poésie l'an dernier... Il m'a valu le Pulitzer, mais je n'ai pas trop voulu la ramener à l'époque.

Autrement ? L'heure n'est pas qu'aux crachats, il y a même des saluts qui font du bien, beaucoup de bien...

 

13/06/2013

UN MARCHÉ (DE LA POÉSIE) À PARIS

 

œil-qui-pleure

s’assoit dans le siège 108

de la voiture 15

du TGV qui le conduit Place Saint-Sulpice

quand œil-qui-pleure arrive à Paris

c’est pour s’enterrer tout de suite

prendre le métro à même la gare

grimper dans la première rame

et là bingo

il s’assoit

re

dans un bain de langues

à côté d’une fameuse auteure à scandale

qui lit religieusement le Libé du jour

œil-qui-pleure la dévisage

sans envie

et partage avec elle

les mêmes hoquets ennuyeux

jusqu’à ce que la rame

se remplisse brutalement

d’une classe entière de lycéens

complètement bourrés

une lolita demande à œil-qui-pleure

si elle peut caresser son crâne parfaitement chauve

œil-qui-pleure refuse

elle le fait quand même

tandis qu’un jeune sosie de Joe Dassin se met à hurler

aux Champs Élyséééées

œil-qui-pleure se dit que ce n’est pas à Lyon

que l’on verrait un puceau beugler du Joe Dassin

dans le métro

 

pieds-qui-brûlent

se déchausse

lors de sa visite au Musée des Arts Premiers

maison des hommes

bâton de danse

ancestor figure

pieds-qui-brûlent finit par revenir

Place Saint-Sulpice

pour apprendre de la bouche d’une femme

engraved stone

skull-mask

que l’un de ses amis

n’est qu’un satyre

pieds-qui-brûlent est sommé de répondre

à la question

est-ce que ce connard PEUT ÊTRE un bon poète ?

pieds-qui-brûlent répond prudemment

ce ne serait pas le premier

et reprend un café à trois euros

il souhaite que la femme

achète l’un de ses recueils

male figure

poteaux funéraires

Sèvres-Babylone

 

dos-qui-fait-mal arpente les allées

serpente au milieu des stands

renvoie aux éditeurs leur absence de sourire

beaucoup de belles femmes ici

heureusement qu’il y a beaucoup de belles femmes ici

se dit dos-qui-fait-mal

la poésie n’attire pas que des enseignantes ménopausées

elle attire aussi des enseignantes non ménopausées

voilà ce que pense

dos-qui-fait-mal

en devenant vessie-qui-presse

 

en visitant l’algeco-pissotière

du Marché de la Poésie

vessie-qui-presse se soulage

au dessus de chiottes qui ont déjà vu passer

les queues de centaines de poètes

vessie-qui-presse en établit mentalement

une première liste

 

vessie-soulagée

tourne le dos aux stands pour quelques minutes

le temps de rentrer dans l’église Saint-Sulpice

d’y mater une scène de catch

entre Jacob et un ange

peinte par Delacroix

vessie-soulagée ne s’attarde pas

sous ses dents

une miette de biscuit

lui rappelle que le seul vrai dieu

qu’il ait l’habitude de prier

se nomme Speculoos

vessie-soulagée retourne aux stands

l'y attend 

une nouvelle catégorie de ses lecteurs

il y avait ceux qui aiment ce qu’il écrit

ceux qui n’aiment pas ses poèmes

depuis peu

vessie-soulagée sait qu’il existe une catégorie de gens

qui éprouvent un plaisir coupable

à dévorer ses livres

c’est l’expression qu’ils emploient le plus souvent

plaisir coupable

et vessie-soulagée ne sait comment la recevoir

il espère progresser

aujourd’hui