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19/07/2016

"PARDON MY FRENCH" lu par Michel Thion

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Houdaer nous attend au tournant



Lu cet après-midi, en vitesse, " Pardon my french " (éd : Carnets du dessert de Lune), le dernier ouvrage de Frédérick Houdaer. Parenthèse, Houdaer ça se lit toujours en vitesse, je ne sais pas pourquoi, ça ne lui enlève rien, mais peut-être lui le sait-il ? 
Poésie. " Pardon my french " c'est de la poésie. De plus en plus, pas de doute. On s'éloigne de ces " short short " qu'il aime tant, à la Fredric Brown, où seule la chute importait.

Mais pourtant, c'est bien du Houdaer, comme d'hab, par certains côtés. L'impression de marcher pieds nus dans du gravier, au lieu d'être en ballerines sur un plancher ciré, comme chez les bons poètes qui font bêtement ricaner Houdaer. Très agréable les grands planchers cirés, un peu glissants, on y danse une valse viennoise à chaque fois qu'on dit " file-moi le sel ! "

Chez Houdaer, c'est plutôt une espèce de " frrrrtt, frrrrtt ! " que l'on soulève en marchant avec ses croquenots, dans ses racontars étranges qui trainent un peu des pieds.

Mais là, il y a un tournant, au coin du bois, là ou Houdaer nous attend. (Noter la jolie assonance " là où Houdaer " pour un peu on le chanterait…). Le tournant, c'est que Houdaer, dans ce nouveau livre, sans qu'il y paraisse vraiment, change radicalement de point de vue, sans prévenir : Il vit ce qu'il raconte au lieu de raconter ce qu'il vit, comme le Houdaer d'avant (ou bien doit-on dire l'Houdaer d'avant ?).

Le tournant, c'est que Houdaer passe ici du transfert situationnel au transfert personnel comme diraient les locuteurs de langues signées. Le texte devient performatif, le texte agit directement sur le lecteur/auditeur, le lecteur devient le poète, le texte devient poème, le texte n'agit pas sur le lecteur, le texte agit le lecteur.

Sans transition et sous les apparences de ces petits récits, plus ou moins anodins, ce qu'il nomme faute de mieux la "poésie du quotidien", on est entré en profondeur dans la poésie. C'est un choc. Vous vous baladez en pédalo le long d'une plage peinarde, vous regardez vaguement le fond de la mer à quelques mètres, et vous vous retrouvez à pédaler comme une buse au-dessus de la grande fosse du pacifique.

On n'en est encore qu'à l'orée du virage, au début de l'entrée, mais de ces virages on ne fait pas demi-tour, pas de retour en arrière.

Bref, il va mal le prendre, mais il aura tort, je dirais qu'ici et maintenant, Houdaer devient poète pour de bon.

Et ce n'est pas à cause du côté " trash " de sa langue. S'il n'y avait que ça ce serait du dumping poétique, une facilité bien peu rentable. C'est seulement une marque de justesse, d'exactitude de l'expression. En fait c'est une politesse faite au lecteur, de ne pas le prendre pour une petite chose fragile. Il est capable de vivre la vie, le lecteur d'Houdaer, et de marcher pieds nus dans le gravier. 

La preuve de ce que j'élucubre ici, s'il en faut une : le titre. L'expression utilisée par les anglais qui viennent de dire un gros mot comme on lâche une caisse est " pardon the french ". Houdaer, dans un joli lapsus, intitule " pardon my french ". Et le " french " d'Houdaer nous ouvre la porte de cette poésie activiste émergente à lire comme un premier livre. 

Michel Thion



" Pardon my French " de Frédérik Houdaer aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune - 80p. 12 €

Le commander, ICI

 

 

12/07/2016

Vrac de vrac # 39

Jean-Jacques Nuel a lu mon "Pardon my french", et il le prouve. L'extrait qu'il a choisi de recopier est d'actualité, alors que je reviens du Festival de Lodève (entier, contrairement à ma voiture).

Au fait, tant qu'on est dans les Estivaleries poétiques... C'est quand déjà, les "lectures sous les arbres" organisées par Cheyne Editeur ?

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02/06/2016

« PARDON MY FRENCH » (présentation en n’images qui bougent)

Je ne sais pas pourquoi, c’est toujours quand il pleut (matez la qualité de la lumière dans cette vidéo, on dirait un film polonais de Zulawski datant du début des années 70) et après une nuit presque blanche (matez mes cernes) que j’enregistre mes p’tiotes vidéi.

À venir, d’autres vidéi consacrées aux « 76 clochards célestes » de Thomas Vinau , au dernier recueil de Natyot et/ou au poète Roger Lahu. 

Commander l'ouvrage ? ICI.

 

28/05/2016

Vrac de vrac # 36

Les critiques éclosent (c'est le printemps) autour de "PARDON MY FRENCH", mon dernier livre Après celles de Patrice Maltaverne et celle de Jacques Morin, voici celles signées Michel Thion, Thierry Radière et Marie-Pierre Soriano.

Je vais l'écrire très simplement : ça me fait un bien fou. J'en ai besoin en ce moment.

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(Photos de Jean-Christophe Belleveaux) 

Autrement, pour élargir le cirque cercle, du côté de REALPOETIK, ils ont remis ça pour un cinquième numéro. Je vous conseille tout particulièrement la causerie édifiante de Grégoire Damon autour du dernier opus signé... Gégé Depardiou.

Autrement ? Je retrouve dans mes archives perso (1) cette note qui remonte à quatre ans jour pour jour :

"Propos tenus par Guillaume Musso dans le Journal Inattendu de RTL le 28 mai 2012 : Je suis curieux de tout, j'ai le goût des autres, je mets un point d'honneur à ne pas être sectaire, à aborder les situations et les gens sans préjugé... Je ne suis jamais dans la séduction."

Et l'on se quitte avec fille et guitare (ça vaut mieux) :

 (1) : Quand je mourrirai, je donnerai mes archives à la Bibliothèque de ma ville... Ils seront atterrés !

 

22/05/2016

« Une sorte de hold-up »

C’est ainsi que l’excellent Jacques Morin qualifie mon entrée en poésie, à la faveur de la sortie de « Pardon my french », mon septième recueil. Il a raison. Maintenant… Pour être honnête… Devant les discours des Jean-Pierre S. et des André V. sur le dos de la poésie, ce ne sont pas des envies de braquage qui me prennent parfois, mais de meurtres.

En avant-première donc, je vous copie-colle la critique de Jacmo à paraître dans le prochain numéro de la revue « Décharge » ! 

 

« Patrick Dubost l’indique très justement en quatrième de couverture : Frédérick Houdaer vient du roman noir, et cela explique beaucoup de choses. Et j’ajouterais de mon côté qu’il fait une sorte de hold-up sur la poésie. Le texte part la plupart du temps d’une situation vécue, très variée, souvent située à Lyon : inauguration d’un lieu culturel, voyage en car, en ferry, en voiture… et à partir de là, il décrit ce qu’il se passe : les personnages (souvent une femme), avec dialogue en italique, l’événement, l’incident, l’anecdote, la petite histoire, ce qu’il pense et constate. Rapidement, on s’attache au héros, le narrateur, aux péripéties qu’il raconte, dans son quotidien, souvent semblables à celles du lecteur dans leur diversité, et ce patchwork, c’est à la fois sa vie et le recueil. Le titre n’est jamais anodin, contribuant en contrepoint au texte. Lequel est écrit en vers, ce qui indéniablement apporte à son aspect poétique, et l’auteur n’hésite pas à écrire dans le vif : …cette actrice de toute façon / juste bonne à faire la couverture de magazines prétentieux / que je ne citerai pas dans ce poème… lui-même attestant ainsi la réalité de la chose et du genre. Sont importés directement du roman noir plusieurs ingrédients, comme l’humour, l’érotisme, le sens de l’observation, la vivacité du style… qui confèrent à son écriture une réelle originalité. On se laisse prendre aux micronarrations, tant et si bien qu’on ne lâche le livre qu’à la fin. Mission accomplie. »

© Jacques Morin, mai 2016

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12/05/2016

« PARDON MY FRENCH » : présentation & premières critiques.

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Que trouvons-nous derrière ce vilain titre en anglais ? Des histoires de pigeons (humains & animaux). Un solstice d’hiver. Une télé sans le son. Plein de scènes de café. Paul Gégauff et Bertrand Cantat. Des rêves érotiques qui font à peine bander. Dan Fante et Ezra Pound. Playmobils & Legos. Un tueur professionnel qui s’essaye au dessin. Une terrasse en Saône-et-Loire. Un magicien « vu à la tévé » incapable de réussir le moindre tour de passe-passe. Des femmes & des lectures (nombreuses). Des souvenirs de prison, de stade & de ferry. Un méchant petit poème sur Jean-Pierre Siméon. N’en jetez plus…

 

Quelques critiques :

« Un niveau d’anglais très pauvre. Un français guère meilleur. »

Renaud Camus

 

« Niveau lyrisme : zéro. Ni souffle, ni écharpe. »

André Velter

 

« (…) J’aime les losers, mais il y a des limites. »

Marc Lambron (académicien rock)

 

Le commander ? ICI ou

Il est également commandable sur le site de la Fnac

 

Du côté des véritables critiques, lire

- celle signée Jacques Morin

- celle signée Michel Thion

- celle signée Patrice Maltaverne

26/04/2016

Coming soon...

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Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Poésie. Format 14 x 20 cm. 88 pages. 12 €

Imprimé par La Maison de la Poésie d'Amay sur du papier bouffant 90 gr et Grund Kaschmir coton blanc 250 gr.

Couverture de Philippe Houdaer.

Parution prévue fin mai/début juin.

Première séance de dédicace annoncée : au Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice.

Si vous souhaitez précommander le livre, envoyez un mail à dessertlune@gmail.com et Jean-Louis Massot vous adressera un bon de commande.

 

31/03/2016

Dans le dernier numéro de la revue "DéCHARGE"...

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... mille et une pistes à remonter, comme d'habitude.

Des textes inédits signés Grégoire Damon, une critique d'un recueil de ce même Damon chez Gros Textes...

Une autre critique, des "Poèmes géographiques" de Thierry Radière au Pédalo Ivre...

Et une critique de mon essai consacré à Corbière aux éditions Le Feu Sacré ! Je recopie celle-ci :

« Ce qui intrigue au début, c’est le format. Plus petit que Polder (9,5 X 12,5), avec une tranche épaisse. Egalement l’objectif de la collection (les Feux Follets) qui demande à un auteur de défendre à sa façon, son livre, le livre qui a été majeur dans ses lectures. Donc le titre récapitule l’ensemble de la chose. Il n’est pas simple de parler d’un livre qui parle d’un livre… Tristan Corbière, auteur d’un seul livre (500 exemplaires, à compte d’auteur), fait partie de ses poètes singuliers, voire énigmatiques du XIXe siècle. Sa vie fut particulièrement courte. Il vit et meurt à Morlaix. Frédérick Houdaer évite, et comment, le pensum qu’un universitaire aurait pu écrire. Il déroule, mine de rien, la bio du poète. Récit jalonné par un dialogue savoureux avec Cindy-Jennifer. Donc éloge décontracté, avec le style d’un auteur de polar, ou tombeau souriant. L’auteur arrive avec brio à son but : donner envie à son lecteur de replonger dans ce recueil atypique : les amours jaunes, dont le titre baroque coiffait une œuvre insolite. »    Jacmo

Site de la revue "DECHARGE"

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08/02/2016

Corbière (suite)

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Pas mal d’échos ces derniers temps autour de mon petit essai (très libre) consacré à Tristan Corbière (poète sur-maudit punk & breton du XIXème siècle).

Une sélection :

Ce bel article signé Jérôme Leroy dans « Causeur » !

Du côté de France-Culture (émission « Les nouveaux chemins de la connaissance » du 8 janvier), ICI.

Sur le site « Remue.net », une critique de Jacques Josse .

Le commander ? C’est de ce côté.