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16/03/2026

"Je voulais..."

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Je voulais intituler ce recueil de nouvelles “Liebestod”, mais on me rappela avec gentillesse que peu d’Américains aiment l’opéra, que tout le monde ne peut pas comprendre instantanément ce mot allemand, que peu de gens savent qu’il est tiré de l’acte II de “Tristan et Isolde” de Richard Wagner, et que même si toutes ces conditions étaient réunies… ce ne serait pas une bonne idée d’associer mon livre à l’image d’une grosse dame portant un soutien-gorge en laiton et qui chante à pleins poumons un hymne funèbre indéchiffrable sur le cadavre de son amant. C’est ce que m’ont dit mes conseillers littéraires. Bien sûr, je pense que ce sont des philistins. Mais, à vrai dire, je ne suis pas, moi-même, un si fervent admirateur de Wagner.
Il paraît que Mark Twain a dit : “La musique de Wagner n’est pas si mauvaise qu’on pourrait le croire à l’entendre”, mais je n’ai jamais trouvé d’où venait cette expression. Par contre, je suis tombé récemment sur une lettre que Mark Twain a écrite pendant un voyage en Europe où il assista pour la première fois de sa vie à un opéra wagnérien, et cet extrait montre l’enthousiasme qu’une telle expérience a éveillé en lui :
“Chaque chanteur, accompagné par un orchestre de soixante instruments, y allait de son récit accusateur, et, après un bon bout de temps, juste au moment où on espérait qu’ils finiraient peut-être par s’entendre et feraient moins de bruit, un grand choeur composé uniquement de fous se déchaînait soudain, et pendant deux minutes, parfois trois, je revivais tout ce que j’avais souffert la fois où l’orphelinat avait été réduit en cendres.”
J’ai alors envisagé d’intituler ce recueil “L’incendie de l’orphelinat”, mais en dépit de la ravissante sonorité de cette phrase, mes conseillers littéraires l’ont de nouveau emporté sur moi.
Alors, ce sera : “L’Amour, la Mort”.
 
Dan Simmons, extrait de l'avant-propos de L'Amour, la Mort
 

14/04/2022

"DURES COMME LE BOIS"

 

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Il m’a demandé si le cortège nous suivait toujours puis de regarder sur ma droite, à l’intersection. La voie était-elle dégagée ? J’ai vu la voiture arriver. Elle était à une centaine de mètres. Elle roulait à environ 50 km/heure. C’est ce que j’ai pensé mais je ne conduis pas. Quand je prenais des cours j’avais beaucoup de mal à estimer l’allure des autres véhicules sur la route, ce qui m’empêchait d’anticiper les manœuvres pour m’engager sur le périphérique ou doubler un camion. J’étais dangereuse. J’ai su en voyant la voiture qu’elle arrivait trop vite pour prendre le risque d’engager la nôtre, mais j’ai dit : « Vas-y, la voie est libre ».

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Fier de rejoindre le catalogue des éditions Sous le sceau du Tabellion !
 
Extrait de la présentation sur le site de l’éditeur :
« Dures comme le bois est un recueil de nouvelles de Judith Wiart et Frédérick Houdaer, écrit à quatre mains, qui explore les zones grises de notre époque et n’évite aucun terrain glissant.
​Si ce recueil était un végétal, ce serait assurément un cactus.
Si ce recueil était un animal, ce serait le crocodile et particulièrement celui de Michaux qui lance dans Face aux verrous (...) cet avertissement sans frais :
Ce n’est pas au crocodile à crier : Attention au crocodile ! »
216 pages / 19, 50€
 
Le commander sur Internet (avec frais de port minimes et sans Amazon) ? Ici
Premières librairies - à Lyon & aux alentours - où vous pouvez le trouver (cette liste sera mise à jour au fur et à mesure) :
Librairie Passages, Lyon 2ème
Librairie Vivement Dimanche, Lyon 4ème (Croix-Rousse)
Librairie L'Esperluette, Lyon 5ème (Saint-Just)
Libraire Lucioles ( à Vienne)

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24/08/2005

Mercredi 24 août

Croisez les doigts, allumez des cierges, faites des prières, improvisez des danses chamaniques pour mon recueil de nouvelles « TIRS TENDUS ». Pour l’heure, il m’a valu les compliments d’un Pascal Garnier et une belle lettre des éditions Le Dilettante. Je ne peux pas m’en contenter. D’où de nouveaux rendez-vous avec la photocopieuse, mes visites au bureau de poste près de la place Flammarion… « Tirs tendus » n’a rien à voir avec une collection de fonds de tiroir. Cela fait plus de deux ans que je suis dessus. Je l’ai fait passer de 300 à 170 pages (et non l’inverse). La couleur de ces nouvelles est noire, mais l’ensemble est parcouru par un véritable arc électrique.

À suivre…