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27/12/2025

"aucune raison"

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La date, je ne la précise pas. Pour nous autres Martiens, la chronologie compte peu, nous n'avons pas à proprement parler d'histoire, le temps ne nous apporte rien, et l'idée même de progrès nous est étrangère. Il n'y a aucune raison, à bien réfléchir, pour que l'avenir vaille mieux que le présent, et pour que celui-ci soit meilleur que le passé. A chaque génération de s'adapter, du mieux qu'elle pourra, au monde qui l'a vu naître , non seulement tel qu'il est, mais tel qu'il devient.
(...) Mes lecteurs martiens se contenteront de savoir que je vis et que j'écris plusieurs dizaines d'années après l'amarsissage du premier véhicule interplanétaire terrestre - ou plutôt du second, car le premier, c'était celui du Prophète Elie.

Pierre Gripari, Moi, Mitounet-Joli

 

11/05/2024

"Madelen"

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J’ai suivi (avec retard) le conseil que m’a donné Jérôme Leroy l’an passé : je me suis abonné à Madelen, la plateforme de streaming de l’I.N.A.
J’ai commencé par revoir (avec délectation) l’une des séries qui a marqué mon enfance, Chéri-Bibi, avec ses dialogues si savoureux signés ADG, ses numéros d’acteurs étourdissants et son festival de postiches et de fausses moustaches.
J'ai enchaîné avec Claude Jade sur L'île aux trente cercueils.
Mais c’est quand je me suis penché sur les docs et les émissions de débats (littéraires ou non) que j’ai halluciné : Jacques Sternberg vs Louis Pauwels, Gérard de Villiers (que j’ai connu au début des années 2000… ce qui nourrit quelques souvenirs pas partageables sur Fb) questionné par Gérard Guégan, des docs sur Auroville ou sur Leonard Cohen, Roger Vaillant & Pierre Gripari…
Un bonheur. Croyez-le ou non, ça n’a rien à voir avec la nostalgie.
 

21/08/2021

" les seules histoires... "

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(…) les seules histoires qui m’intéressent vraiment sont celles dont je suis sûr, dès le début, qu’elles ne sont jamais arrivées, qu’elles n’arriveront jamais, qu’elles ne peuvent pas arriver. J’estime qu’une histoire impossible, du seul fait qu’elle n’a pas, pour se justifier d’être, une quelconque prétention documentaire ou idéologique, a toutes les chances de contenir beaucoup plus de vérité profonde qu’une histoire simplement plausible. En quoi je suis peut-être – je dis ça pour me consoler – plus réaliste à ma manière que tous ces gens qui croient aimer la vérité, et qui passent leur vie à se laisser bêtement imposer des mensonges insipides – vraisemblables justement dans la mesure où ils sont insipides ! 


Extrait de la préface des Contes de la rue Broca de Pierre Gripari