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12/10/2025

"Les anges..."

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Les anges qui, de façon générale, ne s'intéressent pas aux statistiques, n'en savent pas moins qu'il y a trois pour cent des humains (certains supposent que c'est sept pour cent) qui agissent, et c'est à cause d'eux que se produisent dans le monde tous les meilleurs évènements (et les pires !). Le reste, la majorité des gens, vivent sans accomplir aucun acte.
C'est à cette espèce rare de ceux qui agissent qu'appartenait la petite Génia Reznikova, qui avait accompli son premier acte important à l'âge de sept ans en se coupant elle-même la natte que sa mère, une personne aux idées des plus traditionnelles, avait laissé consciencieusement pousser à sa fille pour son entrée à l'école. Et c'est justement la veille de son premier jour d'école, le 31 août, que la petite Génia de sept ans avait coupé à la racine sa natte déjà tout à fait convenable.
 
(trad. Sophie Benech)
 

06/10/2025

Cliffod D. Simak

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Les étoiles erraient seules dans l'espace, se disait Enoch. La distance à laquelle elles se trouvaient, ce qu'elles étaient, pourquoi elles existaient, il n'en savait rien. C'était un autre monde - non, il faisait erreur : de nombreux autres mondes. Il y avait là-bas des peuples, sans doute de maintes sortes, un par étoile, peut-être. Et l'un de ces individus assis dans sa cuisine attendait que la cafetière bouille, que les oeufs et le jambon finissent de frire.
- Mais pourquoi avait-il demandé. Pourquoi ?
- Parce que nous aimons voyager, avait répondu Ulysses. Il nous faut un relais ici. Nous voulons faire de votre maison une station, et de vous, son gardien."
 
Au carrefour des étoiles de Clifford D.Simak (nouvelle traduction signée Pierre-Paul Durastanti)
 

04/10/2025

Résurrection de ma chaîne Youtube

N'hésitez pas vous y abonner et à liker.
Dans les prochaines vidéos, j'évoquerai d'autres ouvrages que les miens (ce sera plus confortable pour moi).
 

02/10/2025

Recevoir la réponse négative d'un éditeur...

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... et penser à Ed Wood.
 

01/10/2025

"Il est arrivé devant ma porte une nuit..."

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Il est arrivé devant ma porte une nuit, mouillé, maigre, blessé et terrifié : un chat blanc, louche, sans queue. Je l’ai fait entrer, je lui ai donné à manger… et il est resté.
Il a fini par me faire confiance, jusqu’au jour où un ami a monté la rampe du garage… et l’a renversé.
J’ai emmené ce qu’il restait de lui chez le vétérinaire, qui m’a dit : « Il n’a pas beaucoup de chances… donne-lui ces comprimés… sa colonne est brisée ; elle l’était déjà avant, mais d’une manière ou d’une autre, elle s’était ressoudée. S’il survit, il ne marchera Jamais. Regardez ces radios : on lui a tiré dessus, là, voyez ? Les plombs sont encore là… Et autrefois, il avait une queue, mais quelqu’un la lui a coupée… »
Je suis rentré avec le chat. C’était un été brûlant, l’un des plus chauds depuis des décennies. Je l’ai installé sur le carrelage frais de la salle de bain. Je lui donnais de l’eau et ses médicaments, il ne mangeait pas, ne touchait même pas à l’eau. Alors je trempais mon doigt dedans pour lui humidifier la bouche.
Et je lui parlais. Je ne le quittais pas. Je passais des heures dans la salle de bain à lui parler doucement, à le toucher avec délicatesse. Il me regardait de ses yeux clairs, bleus et louches. Et les jours ont passé.
Un jour, il a bougé : il s’est traîné en avant avec ses pattes avant, les arrière ne répondaient pas. Il a réussi à atteindre la litière, à s’y hisser tant bien que mal. C’était comme si une trompette sonnait la victoire, dans la salle de bain et dans toute la ville.
Je me suis vu en lui. Moi aussi, j’en avais bavé — pas autant, mais assez quand même.
Et puis, un matin, il s’est levé. Il a tenu debout, est retombé, m’a regardé.
« Tu peux le faire », je lui ai dit.
Il a continué, tombait, se relevait, jusqu’à ce qu’enfin, il fasse quelques pas. Il titubait comme un ivrogne ; ses pattes arrière refusaient d’obéir, il retombait, se reposait… puis recommençait.
Tu connais la suite : aujourd’hui il va mieux que jamais — toujours louche, presque édenté, mais il a retrouvé sa grâce. Et ce regard… ce regard n’a jamais disparu.

Et parfois, on m’invite à des interviews. On veut m’entendre parler de la vie, de la littérature. Alors je suis un peu ivre, je prends dans mes bras mon chat louche, criblé de plombs, écrasé et sans queue, et je leur dis :

« Regardez, regardez ça ! »

Mais ils ne comprennent pas. Ils disent des trucs comme :

« Et vous dites que Céline vous a influencé ? »
« Non », je réponds. Et je soulève le chat :
« C’est ça qui m’influence. Ce genre de choses. Cela, lui ! »
Je le secoue doucement, je le tiens dans la lumière trouble et alcoolisée, il reste calme. Il sait.
C’est là que l’interview se termine. Et même si parfois je ressens une certaine fierté quand je vois les photos ensuite — moi, et lui, ensemble sur l’image… Lui aussi sait que tout cela est idiot. Mais que d’une manière ou d’une autre, ça aide. »
 
Charles Bukowski
 

29/09/2025

Toulet

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Un Jurançon 93
Aux couleurs du maïs,
Et ma mie, et l’air du pays :
Que mon cœur était aise.
 
Paul-Jean Toulet
 

27/09/2025

Saumon

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j'ai joué la sécurité
pour les murs de mon nouveau bureau
j'ai choisi l'une de mes couleurs préférées
"terracota"
la première couche m'a laissé dubitatif
la seconde également
l'ensemble me paraissait plus "saumon"
que "terracota"
je me suis dit que c'était une question de lumière
qu'il fallait que la peinture sèche
trois semaines plus tard
je dois me rendre à l'évidence
les murs de mon bureau sont non seulement "saumon"
mais du "saumon" des pages du Figaro
consacrées à l'économie
j'aurais mieux fait de tapisser directement les murs de ma pièce
avec le cahier "chiffres & pognon" du fameux journal de droite
 
à bientôt pour de nouveaux conseils Arts & Déco
 

24/09/2025

"Pourquoi..."

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Jogging le long de la plage havraise. Je croise plusieurs couples repliant-démontant leur cabane, le coeur lourd. Le ciel est chargé et sublime. Un pur chaos d'équinoxe. Et, je ne sais pas pourquoi, me reviennent ces quelques lignes lues récemment dans ce remarquable ouvrage (lignes qui trouvent un écho dans les statuts d'amis auteurs sur facebook évoquant la réalité des chiffres dans le paysage éditorial hexagonal) :
 
"Si vous prêtez une oreille attentive à ce qui se passe outre-Atlantique, vous le savez. Là-bas, les écrivains écrivent. Et ils le font jusqu'au bout : Asimov, Herbert, K.Dick (...) ont emmené leur machine à écrire dans la tombe...
(...) Quand une nouvelle génération d'écrivains prend son envol, aux Etats-Unis elle n'est pas seule face aux lecteurs, ni déjà un peu oubliée, grâce à des éditions régulières. Une bonne partie des auteurs des générations précédente (...) est toujours là - toujours active. Les connexions, les filiations s'établissent naturellement entre les anciens et les nouveaux. Les écoles sont durables (à tout le moins, peuvent l'être). (...)
Pourquoi certains écrivains révélés par les pulps dans les années trente continuèrent-ils d'écrire ? Parce que c'est leur boulot. Parce qu'ils gagnent leur vie avec ça.
Pourquoi en France les auteurs même importants s'effacent-ils au bout d'un moment ? Parce que ce n'est pas un boulot et qu'il est excessivement difficile de gagner sa vie en écrivant à plein temps, dans le marché contraint de l'imaginaire en francophonie."
 

23/09/2025

Que sont...

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Que sont mes amis partis sur Mastodon ou Bluesky devenus ?
...
Ah, oui, tiens... Ils sont tous (ou presque) sur Facebook revenus.