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14/06/2017

Faire-part

« Vous faites donc partie, Sabine, de ces gens qui estime qu’on ne peut rien faire sans diplômes. De ces gens qui, jusqu’à la fin de leurs jours, se contenteront de régurgiter le pauvre savoir que de mauvais maîtres les ont forcés à avaler. Dommage pour vous ! Laissez-moi vous dire que l’expérience, seule, compte, qu’il faut savoir payer de sa personne pour songer à remporter la moindre victoire. L’édition, comme l’écriture, ne s’enseigne pas et ne s’enseignera jamais. Et d’ailleurs, que devrais-je apprendre que je ne sache déjà ? Peau de balle, que dalle, nada… Il suffit de vouloir pour entreprendre. Les livres que je publierai sont des livres que j’ai envie de lire, et je ne doute pas de pouvoir découvrir de quelle façon les fabriquer, une fois que j’aurai devant moi leurs manuscrits. Même si, techniquement, je suis susceptible de me tromper, mais ça ne durera pas, croyez-moi, leurs qualités de fond feront vite oublier mes imperfections. J’ai créé plusieurs revues. Le premier numéro n’a jamais correspondu à ce que j’en attendais, mais il avait le mérite d’exister, si bien que le numéro 2 lui a été supérieur, et ainsi de suite. C’est comme avec l’amour, plus on le fait, mieux on le fait… »

Gérard Guégan, « Cité Champagne, esc.i,appt 289, 95-Argenteuil »

 

13/06/2017

Remise à niveau (english) # 69

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12/06/2017

"La joie qui avance chancelante..."

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La vie, man, la vie. Du jamais vu, je te le dis, de l’inédit jusqu’à aujourd’hui. Contemple et apprends, contemple et apprends. Tiens-toi tranquille et sache que la vie n’est que le bavardage de Dieu. Souvent, ce bavardage n’est que ça : du bavardage. Dieu divague, ou plutôt il semble divaguer. Il fait comme s’il divaguait, la canaille, ça fait partie de son éternel jeu de cache-cache. Un débit ininterrompu de situations, de collisions en apparence sans queue ni tête, de drames et de merveilles, parfois, entre surexcitation et abattement. Et puis il arrive que tout d’un coup, si tu regardes, si tu te tiens tranquille et que tu regardes calmement, la cohérence se fait jour. Le sens de ce discours selon toute apparence insensé se révèle et te foudroie. Le monde cesse d’être ce conte plein de bruit et de fureur raconté par un idiot et qui ne signifie rien. Ou, plus précisément, il demeure un conte plein de bruit et de fureur, mais plein de silence et d’amour, aussi, dit par une incommensurable intelligence et dont le sens fulgurant échappe à toute appréhension rationnelle, mais qui est pourtant bien là, de toute éternité.