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13/11/2019

Physique quantique

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"Quiconque n'est pas choqué par la physique quantique ne la comprend pas.

Niels Bohr

 

12/11/2019

Quelques trucs à lire...

Le nouveau numéro de la revue "N.A.W.A." est à lire.

Que des textes inédits… ici, , ou encore . Si cela vous intéresse de faire le tour de ma boussole...

Autrement, rien à voir, un article sur "le retour à l'ordre moral" signé Pierre Jourde. Pas ça qui inversera la tendance, mais il est parfois bon de se compter.

Zsa Zsa Gabor for Paper-Mate, 1953.jpg

 

11/11/2019

CABARET POETIQUE LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE...

... à 17h, au Périscope, et entrée libre !

Avec...

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... (la légende) PIERRE TILMAN &...

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… le phénoménal MATHIEU BEC !

Prévoir un voltage assez élevé !

 

 

07/11/2019

C'était la soirée de lancement des Editions Le Clos Jouve...

... c'était le 25 octobre, et près de 200 personnes s'y sont pressées entre 19 et 23h.

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Anne de Boissy lisant "Profils perdus d'Antoine Vitez" de Jean-Pierre Léonardini.

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Jean-Pierre Léonardini

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Jindra Kratochvil & (Chéri-)Bibi.

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Les sinistrissimes Jindra Kratochvil & Stéphane Libert !

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Pendant ce temps-là, au mur...

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Les éditeurs (Philippe Bouvier and me)

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André, le patron du lieu (Café du Clos Jouve)

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Pierre Desmaret lisant "La Rome d'Ettore Scola" de Michel Sportisse"

Pierre Desm

Fin de soirée

05/11/2019

« Aujourd’hui j’ai invoqué tout dieu disponible dans la forêt embrumée... »

jim harrisson,harrisson,brice matthieussent,une heure de jour en moins,dieux

J’ai oublié où j’ai entendu que les poèmes

sont censés réveiller les dieux endormis ;

de nos jours et à leur manière habituelle,

ils prennent des formes presque méconnaissables ;

l’un est un chien, l’autre un épouvantail

hors d’usage – les corneilles se perchent

sur ses manches fouettées par le vent,

l’un est un charpentier qui ne devient pas Jésus,

un autre une fille montée au ciel

soixante ans trop tôt. Les dieux meurent,

pas toujours de leur plein gré,

tels des chats myopes bondissant

entre deux immeubles de sept étages.

Un dieu a fait sortir des plumes hors de ma peau

pour que je vole, une faveur frisant la terreur.

Mais je ne dresse pas ici une carte des dieux.

S’ils habitent les rivières,

c’est qu’elles sont sans équilibre figé ;

les dieux détestent l’équilibre, car tout

ce qui vit bouge ; les rocs

sont une guerre d’atomes, le pissenlit

perfore le goudron de la route.

Le scarabée tropical de Seltzer grandit à partir

d’une boule larvée dans le bras d’un homme,

pour en sortir adulte, en agitant ses pinces.

Sur le mont Cuchama il y avait tant de dieux

qui passaient là que je me suis terré au creux

d’un rocher, réveillant l’un d’eux par accident.

J’ai fui en serrant les fesses, mort de trouille.

Je pourrais tracer une carte du lieu,

mais on ne les surprend jamais deux fois

au même endroit. 

 

Jim Harrisson, « Une heure de jour en moins » (trad. Brice Matthieussent)

 

01/11/2019

Toussaint

Qu'est-ce qu'un Saint ?

Un saint c'est quelqu'un qui a atteint une lointaine possibilité humaine.

Il est impossible de dire ce qu'est cette possibilité. Je pense que ça a quelque chose à voir avec l'énergie de l'amour.

Le contact avec cette énergie aboutit à une sorte d'équilibre dans le chaos de l'existence.

Un saint ne dissout pas le chaos ; s'il le faisait, le monde aurait changé depuis longtemps. Je ne pense pas qu'un saint dissolve le chaos même pour lui, parce qu'il y a quelque chose d'arrogant et de guerrier dans l'idée d'un homme mettant de l'ordre dans l'univers.

C'est une sorte d'équilibre qui fait sa gloire. Il glisse sur les congères comme un ski échappé. Sa course est une caresse de la colline. Sa trace est un dessin de la neige à un instant particulier de son rapport avec le vent et le rocher.

Quelque chose en lui aime tant le monde qu'il s'abandonne aux lois de la gravitation et du hasard.

Loin de voler avec les anges, il trace avec la fidélité d'une aiguille de sismographe l'état du paysage solide et sanglant.

Sa maison est dangereuse et limitée, mais il est chez lui dans le monde.

Il peut aimer la forme des êtres humains, les formes belles et sinueuses du coeur.

C'est bien d'avoir de tels hommes parmi nous, de tels monstres d'amour qui rétablissent l'équilibre.

 

Leonard Cohen, Les perdants magnifiques, 1966

 

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