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06/12/2016

Abattoir 5

C'est une histoire vraie, plus ou moins. Tout ce qui touche à la guerre, en tout cas, n'est pas loin de la vérité. J'ai réellement connu un gars qu'on a fusillé à Dresde pour avoir pris une théière qui ne lui appartenait pas. Ainsi qu'un autre qui menaçait de faire descendre ses ennemis personnels par des tueurs à la fin des hostilités. Et ainsi de suite...

Abattoir 5,kurt

La formation survole à contre-courant une ville allemande en flammes. Les bombardiers ouvrent leur trappe, déploient un magnétisme miraculeux qui réduit les incendies. les ramasse dans des cylindres d'acier et enfourne ceux-ci dans le ventre des coucous. (...) Quand les bombardiers regagnent leurs bases, les cylindres d'acier sont ôtés des râteliers et réexpédiés aux Etats-Unis où les usines tournant nuit et jour pour les démanteler et séparer les dangereux composants, les réduisant à l'état de minéraux. (...) Puis on envoie ces minéraux à des spécialistes, dans des régions lointaines, il s'agit pour eux de les enfouir, de les dissimuler habilement, afin qu'ils ne puissent jamais plus nuire à personne. (...)

abattoir 5,kurt vonnegut,vonnegut

Robert Kennedy, dont la maison de vacances est située à quatorze kilomètres de celle où j'habite toute l'année, a été atteint d'une balle il y a quarante-huit heures. Il est mort hier soir. C'est la vie.

Martin, Luther King a été abattu le mois dernier. Lui aussi est mort. C'est la vie.
Et chaque jour mon gouvernement me communique le décompte des cadavres que l'art militaire fait fleurir au Vietnam. C'est la vie.
Mon père s'est éteint, ça fait des années maintenant, de mort naturelle. C'est la vie. C'était un brave homme. Et un mordu des armes à feu. Il m'a légué ses pistolets. Qu'ils rouillent en paix.
 
Kurt Vonnegut (1969)
 

05/12/2016

Ciao, Maestro

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"Escargot mon ami, qu'as tu fait de ta vie ?"

Gotlib (1934-2016)

 

ME NOYER DANS UN VERRE D’EAU (VIDE)

je suis tombé amoureux d’une pêcheuse

ma mère m’avait mis en garde contre les pécheresses

pas contre les pêcheuses

Diane n’est plus chasseresse

elle lit Jim Harrison et Brautigan

et attrape des truites dans le Jura

le plus souvent

elle libère ses prises

toutes sauf

moi

 

F.Houdaer (in « NO PARKING NO BUSINESS »)

no parking no business,jura,jim harrison,brautigan,richard brautigan

 

 

04/12/2016

"Les salades de l'amour"

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L'avez-vous lu ?

 

03/12/2016

Initiales B.B.

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Naturellement Mercedes.

Naturellement décapotable.

Naturellement dimanche midi.

Naturellement grand soleil.

Naturellement route de l’océan.

Naturellement lunettes noires.

Naturellement beaucoup plus jeune que lui.

Naturellement blonde.

Naturellement ?

 

Bernard Bretonnière (si proche d’un Roger Lahu que, d’ailleurs, il cite plusieurs fois dans ce recueil comme l’ami)

Le commander

 

 

02/12/2016

C'était le Cabaret Poétique du 27 novembre 2016

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Photos signées Magali Prieux & Carlo de Boisset

Prochain Cabaret Poétique (spécial REALPOETIK) le dimanche 22 janvier !

 

01/12/2016

"Deux frères"

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Le livre de Sammy Sapin vient de sortir. C'est un "Polder" (revue Décharge / éditions Gros Textes). J'en signe la préface. La couv' est de Sara Laé.

Avec la (grosse) participation de Ludwig Wittgenstein & de Charles Bukowski.

 

30/11/2016

Remise à niveau (english) #56

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29/11/2016

Une nouvelle lecture de "PARDON MY FRENCH"

jean azarel,pardon my french

 

Commençons par un aveu nécessaire en ces temps où la repentance est inéluctable pour exister : je n’ai jamais jusque là été emballé (sic) par les œuvres poétiques de Frédérick Houdaer. « Pardon my french » est pourtant le 4è livre de l’intéressé que je possède (alors que si ça se trouve il n’en a aucun de moi, sauf que maintenant que j’ai écrit cette chronique plus dithyrambe que bique, je vais pouvoir lui demander de répondre à cette lancinante question), mais soit je les ai mal lus, ça m’arrive, soit ils étaient moins bons, c’est envisageable. Toujours est-il qu’à la fin de « Pardon my french » j’ai éprouvé le besoin d’en parler en bien. C’est que, (bonne) mine de rien, nous partageons (le savions nous ? je prends le risque du nous) avec Frédérick le postulat d’une écriture pince sans rire, affirmativement provinciale, délicatement désabusée, voire roublarde, capable de sublimer sans tambours ni trompettes la chiennerie de la vie dont s’offusquent en catimini nos cœurs d’artichaut. A la bonne adresse « Chez Fred » le lecteur attentif verra jouir à répétition un moteur de rolls dans une carrosserie de deux chevaux. Sans chichis ni effets de style (il y en a suffisamment comme ça dans une certaine poésie), sans oxymores psychodrameux ou chiantes allégories, le stylo magique d’Houdaer rend la banalité de l’existence aussi légère qu’un nuage de lait dans un biberon de pétrole. Chapeau (le sien) ! Chaque poème est tout autant un instantané doux-amer sous préservatif d’humour parfois vache, une chronique faussement minimaliste des situations dans lesquelles s’est fourré, ou se trouve embarqué, l’auteur. Diantre, il y a du Buster Keaton, que dis-je, du Jean Carmet, du Gary Cooper aussi, dans cet homme là ! « Pardon my french », ce titre à la mords moi le nœud a le bon goût velouté (bien que mâtiné d’un fond de pierre à fusil), de se contenter d’agréables suçons sur la bête. O joie, ils conduisent sans crampe au mollet et avec justesse au même résultat de la dénonciation des petites et grandes faiblesses, les nôtres comprises, de ce foutu monde.

« Que fait Jean-Pierre Siméon ?

sur le site de you porn

on ne trouve pas de catégorie poetry

moi

je dis cela

c’est pour faire avancer les choses ».

Mieux que la ringarde méthode Assimil « Pardon my french », est le cadeau de Noël idéal pour apprendre la langue française à moindres frais.

Jean Azarel, le 24 novembre 2016

 

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