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30/03/2013

PIERRE TILMAN + FREDERICK HOUDAER = SCENE POETIQUE...

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... le mercredi 3 avril, à 18h30, à l'E.N.S de Lyon. Ce sera gratuit & saignant. Toutes les infos, ICI. F-X, je te dédierai cette lecture, et tu sais pourquoi.

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29/03/2013

« satané » langage noble

 

Villon, Gérard de Nerval, Gongora me paraissent avec le grand Baffo, des sujets de réflexion actuelle quant à la technique poétique. Unir le langage populaire, le populaire, à une atmosphère inexprimable, à une imagerie aiguë : annexer des domaines, qui même de nos jours, paraissent incompatibles avec le « satané » langage noble qui renait sans cesse des langues nobles arrachées du cerbère galeux qui défend l’entrée du domaine poétique, voilà qui me paraît besogne souhaitable sans oublier, je le répète, certains motifs impérieux d’inspiration actuelle…


Robert Desnos

 

27/03/2013

XXème Cabaret Poétique, Jour J + 4

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Pas l'habitude de revenir sur un Cabaret Poétique qui vient d'avoir lieu (en dehors du partage de quelques photos signées Josette Vial). Mais force m'est de constater que le vingtième Cabaret a été l'un des plus beaux, l'un des plus forts, et que tout le monde a eu droit à son lot de surprise.

Pour ma part, j'ai reçu celle-ci :

 

Qui a provoqué de la part de Grégoire Damon cette riposte :

 

 

 

 

 

Éditeurs carrés

 

 

 l'éditeur de mon éditeur

 

 

vient de réciter un poème

  

où un poète dans un bistrot

 

écrit qu'il écrit un poème dans un bistrot

  

et

 

que ce bistrot est celui-là même

  

où il écrit

 

où il rencontre son éditeur

 

et où

 

je rencontre moi-même

 

mon éditeur

  

 

savent-ils que la construction de ce bistrot en tant qu'entité et fonds de commerce

 

est due à une douzaine de bénévole

 

dont je faisais partie

 

ainsi créateur du lieu de création

 

doublement créé

 

par mon éditeur au carré

  

quelle place puis-je occuper

 

dans la chaîne alimentaire

 

 

 

ô mes chers bistrotiers

 

nous sommes vos poupées 

25/03/2013

« Aujourd’hui j’ai invoqué tout dieu disponible dans la forêt embrumée... »

« J’ai oublié où j’ai entendu que les poèmes

sont censés réveiller les dieux endormis ;

de nos jours et à leur manière habituelle,

ils prennent des formes presque méconnaissables ;

l’un est un chien, l’autre un épouvantail

hors d’usage – les corneilles se perchent

sur ses manches fouettées par le vent,

l’un est un charpentier qui ne devient pas Jésus,

un autre une fille montée au ciel

soixante ans trop tôt. Les dieux meurent,

pas toujours de leur plein gré,

tels des chats myopes bondissant

entre deux immeubles de sept étages.

Un dieu a fait sortir des plumes hors de ma peau

pour que je vole, une faveur frisant la terreur.

Mais je ne dresse pas ici une carte des dieux.

S’ils habitent les rivières,

c’est qu’elles sont sans équilibre figé ;

les dieux détestent l’équilibre, car tout

ce qui vit bouge ; les rocs

sont une guerre d’atomes, le pissenlit

perfore le goudron de la route.

Le scarabée tropical de Seltzer grandit à partir

d’une boule larvée dans le bras d’un homme,

pour en sortir adulte, en agitant ses pinces.

Sur le mont Cuchama il y avait tant de dieux

qui passaient là que je me suis terré au creux

d’un rocher, réveillant l’un d’eux par accident.

J’ai fui en serrant les fesses, mort de trouille.

Je pourrais tracer une carte du lieu,

mais on ne les surprend jamais deux fois

au même endroit. »

 

Jim Harrisson, « Une heure de jour en moins » (trad. Brice Matthieussent)

 

 

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20/03/2013

FRANCK EINSTEIN

on raconte quantité de choses

 

sur le compte du fils Einstein

 

on dit qu’il est devenu fou

 

qu’il n’a pas supporté d’être le rejeton

 

d’un génie qui savait tirer une langue de berger allemand

 

on exagère

 

Franck

 

je l’ai rencontré

 

son épaule droite était un Lego rouge

 

d’une belle dimension

 

sa tête ressemblait à

 

celle d’un Big Jim décapité

 

après qu’on lui ait fait jouer

 

le rôle de Louis XVI

 

un magnifique contre-emploi

 

sur sa tête

 

trônait le scalp renversé d’un Playmobil

 

comme une petite couronne

 

le fils Einstein était d’un commerce agréable

 

mais sans plus

 

il était aussi

 

partiellement articulé

 

 

 

sans vouloir me montrer méchant

 

je dois bien reconnaître

 

qu’il n’avait pas inventé le fil à couper le beurre

 

 

 

on raconte quantité de choses

 

sur le compte des fils de Gandhi

 

et caetera

 

F.Houdaer

 

 

 

18/03/2013

XXème Cabaret Poétique

Cabaret Poetique 20.jpg

Cliquez sur la jolie n'image pour mieux lire/voir.

16/03/2013

Né un 16 mars, dans les Ardennes

 

Je suis mort parce que je n’ai pas le désir,

 Je n’ai pas le désir parce que je crois posséder,

 Je crois posséder parce que je n’essaye pas de donner,

 Essayant de donner, on voit qu’on n’a rien,

 Voyant qu’on n’a rien, on essaye de se donner,

 Essayant de se donner, on voit qu’on n’est rien,

Voyant qu’on n’est rien, on désire devenir,

Désirant devenir, on vit.

René Daumal