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09/10/2011

Journée de primaires socialistes

Pour ceusses qui planent un peu trop vite & trop fort après avoir glissé leur bulletin dans l'urne :

 

Bon... Cela ne m'a pas empêché de voter pour le puissant lobby de Saône-et-Loire en espérant voir des Charolaises brouter la pelouse de l'Elysée prochainement.

20/09/2011

Samedi prochain...

(L'image, en grand, d'un simple clic)

barendson,brérot,bressande,caza,r.g,titanic,musique

J'en sera donc. Et pas tout seul. Quelques noms à balancer aux R.G, dès ce mardi ? Brérot, Bressande & Catherinot. Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose...

Et un peu de musique ? Un peu de musique. A force, elles vont finir par se voir, mes mauvaises fréquentations. Toutes mes excuses... Cela résulte d'une très mauvaise orientation scolaire en fin de troisième... 

19/07/2011

De M. à M.

« Vous parlez des forces démocratiques en Europe et ailleurs. J’aimerais bien savoir où elles sont. La Grèce ancienne fit des centaines d’expériences démocratiques, du moins c’est ce que nous disent les historiens. Pour moi c’est un mot sans aucun sens, tant que le dernier des hommes ne sera pas pris en considération, tant que nous ne renverserons pas tout le système d’éducation, d’éthique, de moralité basé sur la peur et le besoin, les superstitions et la bigoterie, les traditions et les conventions. Je ne connais aucun parti dont le programme annonce cet objectif, et vous ? »

 

Extrait d’une lettre d’Henri Miller à Malaparte (trouvée dans ce livre passionnant signé Maurizio Serra)

01/05/2009

Défilés du jour

"Trop d’absolu et des mots trop lourds pour les hommes qui les employaient, voilà un régime indigeste. Nous réclamons un peu plus de mesure. C’est elle qui nous guidera. Puisque personne, parmi nos aînés, ne s’en est montré capable, nous voici condamnés à une sorte de prudence envers les événements. Nous avons envie de les mettre en ordre. On nous dira que cette attitude est indigne et qu’il faut courir dans les rues pour manifester sa flamme, son goût de la liberté, son amour de la patrie. Nous ne demandons pas mieux. Nous ne voulons à aucun prix passer pour des égoïstes. Alors nous descendons dans la rue, mais le premier cri qui s’échappera de nos lèvres sera : “Vivent les Armagnacs !” Nous avons cinq siècles de retard. On nous reproche d’avoir la mémoire courte, eh bien ! nous prouverons le contraire. Dès aujourd’hui, nous allons constituer une Ligue dont le but principal sera l’extermination du Parti bourguignon et nous tiendrons pour fols, mal avisés ou perfides, ceux qui n’y prendront point part."

Roger Nimier, Le Grand d’Espagne

13/04/2009

Fuck l'OTAN (2)

Dédicace aux ami(e)s présent(e)s à Strasbourg voilà peu, et qui ont couru... vite.

"  - C’est là, dit Roudelort, écartant le rideau.

Il montra une salle, assez petite, plongée dans l’obscurité.

- Là quoi ? demanda Jérôme.

- C’est là qu’il parlait !

- Qui ?

- C’est là qu’à une dizaine de reprises au moins il a remis en question L’ORDRE DU MONDE.

- Mais qui, quoi ?

- Le Général !

- Le général ?

- Le général de Gaulle : C’est là que devant un parterre de cent ou deux cents journalistes de toutes nations, il donnait ses conférences. Le rideau s’ouvrait, il apparaissait sur une estrade, assis à un bureau, se détachant sur cette tapisserie des Gobelins… regardez bien ce lieu, un peu désuet sans doute, avec ses ors, ses velours, ses tapisseries, ce rideau de théâtre à l’ancienne, eh bien c’est là que ce vieil anarchiste, ce vieux fouteur de merde – plus fouteur de merde que vous autres gauchistes inoffensifs, a annoncé que les troupes américaines, les troupes de l’OTAN, devaient déguerpir de France avec armes et bagages ; c’est là qu’il a annoncé la construction par la France d’une force nucléaire indépendante ; c’est là qu’il a fait allusion à une défense tous azimuts, c’est-à-dire que nos missiles seraient tournés aussi bien vers l’Est que vers l’Ouest ; c’est là qu’il a affirmé qu’il fallait en finir avec la division du monde de Yalta, avec la vision schizophrénique de rideau de fer ; c’est là qu’il a réclamé une Europe de l’Atlantique à l’Oural, une Europe européenne, puissante à forte identité, une Europe des nations, point une Europe du marché, point une grande surface, une poubelle, c’est là qu’il a appelé à la renaissance de la Chine communiste ; c’est là qu’il a dénoncé, après son discours de Phnom Penh, la guerre menée par les Etats-Unis au Vietnam ; c’est là qu’il a remis en question une politique israélienne fondée sur une croyance à une victoire purement militaire sur le monde arabe ; mais c’est là surtout, crime suprême, qu’il a remis en cause, depuis le début des années 60 et jusqu’à la veille de votre farce manipulée de mai 68, le système monétaire international fondé sur la dictature d’un dollar en papier (…) : c’est là que, comme Harpagon, de Gaulle a réclamé aux Américains : " Ma cassette, ma cassette, mon or, rendez-moi mon or ! ", oui, ce vieillard indigne, cet implacable anar (anar de droite si vous voulez !) a réclamé contre la monnaie de singe du dollar son équivalent en or. (…) Gaulle-finger ! C’était une bombe dans la gueule de l’Amérique, un Pearl Harbor : et ça, à mon humble avis, c’est ce qu’on ne lui a jamais pardonné, cette remise en cause du dollar (…). 

Roudelort tenait ce discours en serrant fermement le bras droit de Jérôme, lequel écoutait cette tirade sans presque rien y comprendre. Au fond, il avait lu tout Sartre, tout Althusser, il avait dénoncé avec eux le " fascisme gaulliste ", sans avoir jamais lu une ligne de De Gaulle, ni rien compris à sa politique. Mais Sartre –ou Michel Foucault !- avaient-ils jamais essayé de comprendre de Gaulle ? Ils avaient tartiné des milliers de pages sur le " Pouvoir ", sans semble-t-il, avoir commenté ses conférences de presse ou ses Mémoires. Sans avoir abordé les problèmes économiques, monétaires. En eussent-ils été capables d’ailleurs ? Ces penseurs des sixties-seventies n’étaient-ils pas au fond des… cancres, drapés dans les obscurs oripeaux de leur style souvent abscons ? Des cancres littérateurs qui n’impressionnèrent que des cancres : comme moi Jérôme ! "

 Extrait de " MAOS " de Morgan Sportès

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19/11/2008

En vrac...

... Je serai au salon du livre de Colmar ce week-end du 22-23 novembre, sur le stand des éditions "A plus d'un titre" (Hélène Dassavray y signera ses "Ruines de la future maison").

... Le week-end dernier, j'étais au salon de Grigny où l'on a décerné le prix Léo Ferré au dernier et remarquable livre de Serge Rivron, "La chair".

... Après la lecture du dernier Todd...

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... un article de Libé m'oriente vers un autre texte.

Allez, un peu de zique pour se changer les idées (quoique...):

09/04/2008

pour Philippe B.

D'abord, cet entretien politique avec Christian Schiaretti... où la droite et la gauche sont (presque) renvoyées dos à dos, où la LCR et le FN se prennent une baffe dans la même phrase (chapeau, l'artiste!). 

Ensuite, une p'tiote vidéo: il s'appelle Bukowski (sic) et chante Cohen !

 

13/03/2008

C'est le "Printemps des Poètes"...

... c'est officiel, un peu comme les élections municipales :

Donc tu te dégages

Des humains suffrages,

Des communs élans !... 

(Rimbaud)

 

Deux infos : plus que deux jours pour découvrir le festival "Poésie nuit".

Et je viens d'apprendre qu'Il se produisait à Fourvière le 9 juillet !

15/09/2007

pas entendu à Grenoble

Tandis que beaucoup de choses se disent actuellement à Grenoble, une voix ne s'y est pas faite entendre : 

« La nouvelle gauche sera nietzschéenne ou ne sera pas. Elle devra se confronter à cette question : est-il possible d’obtenir une émancipation générale, d’obtenir une participation des masses aux biens de la liberté sans passer de pacte noir avec la politique du ressentiment ? C’est pour moi la question clé de toute politique future. (…) Nous vivons aujourd’hui dans une phase où la propagande de la mondialisation fonctionne comme une gigantesque Bourse aux illusions où l’on produit des illusions de victoires. Lorsque ces illusions entreront dans leur phase de déception, malheur à nous, si nous n’avons pu préparer une politique suffisamment mûre pour la réintégration de cette déception, de cette colère, de ce besoin de vengeance. »

Peter Sloterdijk (entretien accordé à Olivier Manonni pour "Le magazine littéraire")