17/06/2026
Hommage à mon oncle Gérard qui vient de partir
Il y a quelques mois, je rendais visite à Gérard (mon oncle, qui a servi dans la Marine de ses 17 à ses 55 ans).
Gérard se souvient. Il était sur le Jaureguiberry (escorteur d’escadre) quand les séquences les plus impressionnantes du film Le Crabe-Tambour (Pierre Schoendoerffer, 1977) y furent tournées. Il me raconte pour la première fois :
- Ils nous ont demandé de trouver du mauvais temps. On l’a trouvé. En mer d’Iroise. Ils avaient installé du matériel, une caméra spéciale à l’avant du navire. Ils l’ont jamais récupérée. Ou des morceaux. Ca tanguait, c’était du 30 degrés d’un côté, puis du 30 degrés de l’autre.
Gérard partage des précisions techniques auxquelles je ne comprends rien. Gérard évoque (avec un respect très marqué) la figure d’un Pierre Schoendoerffer passant sans difficulté d’un « carré à l’autre », ou celle du malicieux Dufilho buvant sec. Le contexte ? La tempête, toujours. Sur un équipage d’une trentaine de personnes, il n’y en avait que quatre pour trouver la force de manger.
Gérard ne nous parle pas de Jean Rochefort et de son personnage atteint d’un cancer. Je sais mon oncle atteint du même mal.
Gérard a été « Enseigne de vaisseau » tout comme le personnage joué par Jacques Perrin dans le film.
Je quitte mon oncle. Je revois le film de Schoendoerffer. Du niveau des meilleurs films de Werner Herzog.
Coïncidence supplémentaire : je lisais un roman de Schoendoerffer (« L’adieu au roi », adapté par Milius au cinéma) au début du mois."
Pierre Schoendoerffer est certainement le seul cinéaste qu’ait rencontré mon oncle de toute sa carrière. De toute sa vie.
Je les sais associés à présent.
15:14 Publié dans a.2) MES TEXTES, où je zieute des images qui bougent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le crabe-tambour, pierre schoendoerffer, jean rochefort, rochefort, schoendoerffer, dufilho, rich, merdiroise
14/03/2012
Hier, ce matin...
Hier, j'ai lu (entre autres) des poèmes de Charles Bukowski à des classes de CE2-CM1-CM2. Ce n'est pas pour me vanter, mais... c'est-y pas une Première mondiale ?
Ce matin, en écoutant à la radio Pascale Clark interroger le responsable d'un institut de sondage, j'ai mieux compris pourquoi j'écrivais de la poésie.
Et ? Un bon voyage à Jean Giraud dit "Gir" dit "Moebius", ainsi qu'à Pierre Schoendoerffer...
14:40 Publié dans où sont rangées diverses notules incasables | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bukowski, école, france-inter, clark, poésie, giraud, moebius, schoendoerffer, gir



















