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28/09/2006

Jeudi 28 septembre

       Poésie rétive.

 

23/09/2006

Samedi 23 septembre

On trouve mes livres n’importe où (même ceux dont le tirage est officiellement épuisé).

01/09/2006

Vendredi 1ier septembre

Quelque soit les représailles que je doive essuyer après un pareil aveu, disons-le : je suis entré en maçonnerie. Je veux parler de la Ligue des Lugduniens Extraordinaires. Je lui prête l’intention de devenir la plus connue des sociétés secrètes. On verra bien… Deux noms à balancer : les sieurs Alexis Nevil et Markus Leicht

 

19/08/2006

Manège industriel

Jamais pris des poses « situ », et pour cause… Quand j’ai découvert Debord, il avait été déjà bien récupéré (détail rigolo : à 16 ans, je croyais que lui et Manchette ne formait qu’un seul et même bonhomme !).

C’est donc sur le tard que je m’invite chez Guy D. (qui a « Guy D. » combien de personnes ?) pour creuser sa moquette. Et voilà que je découvre ses notes sur l’immigration. Ça fait très, très mal.

Pour se soigner après une telle lecture, faites rouler souris et yeux vers les sites de Virginie Poitrasson et de Marie-Ange Sebasti.

Je descends en bas de chez moi, re-lire le re-cueil de l’une de ces poétesses au pied d’un toboggan digne du Couloir de la Chimie.

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05/08/2006

Brest

Huit ans après, il était temps de retourner en Bretagne.

Une semaine dans le Morbihan, avec une parenthèse Brestoise de 24 heures, le jour de mon anniversaire. Dans cette ville attachante mais dont le moins que l’on puisse dire est que ses rues ne puent pas l’argent, je me suis attaché les services d’un très bon guide : Renaud.

Attention, portrait ! Après « L’homme de l’Atlantide », après « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », voici « L’homme qui nageait au milieu des sous-marins » !!! Pour ceux qui m’accuseraient d’irresponsabilité après avoir lu le paragraphe suivant, qu’ils sachent que décrire une pratique n’est pas forcément l’encourager, que Renaud est écrivain (ce qui n’excuse pas tout, certes, mais bon…),etc., etc.

Donc, bref, en résumé, Renaud me retrouve à Brest, non loin de deux voitures garées, d’une poubelle, et d’un feu de la circulation (pour préciser). Il me fait faire le grand tour, de la loooongue rue de Siam à la peinture giganto-murale de Paul Bloas (puis-je parler d’une fresque alors qu’elle ne comporte qu’un personnage ?).

On descend de voiture, on marche, on remonte dans la voiture, on roule, on redescend de voiture, on sort les grappins, on escalade le château de la ville, on re-remonte dans la voiture, on redémarre le plus vite qu’on peut, on baisse la vitre à cause de la vitre arrière qui vole sous les impacts, etc.

Arrive le moment où Renaud me montre, non sans fierté, SA base de sous-marins. Je ne le vois pas venir. Il prend soin de me préciser pourtant :

-         C’est là que je me fais plaisir. Ce sont les eaux les plus surveillées de la Rade. 

-         Et ?

-         Et quand je suis satisfait d’un chapitre que je viens d’écrire, c’est ici que je me récompense.

À peine a-t-il fini sa phrase que le voilà en maillot de bain (la transformation vestimentaire est digne de Fregoli). Et plouf ! Au milieu de tant de béton, de militaires et d’alarmes de toutes sortes, Mister Renaud nage. Je laisse faire. J’ai passé l’âge de suivre mes amis dans leurs folies. Est-ce que je me ruine en publiant de la poésie comme Éric ? Est-ce que j’essaye de survivre à la Duchère comme d’autres ? Sûrement pas !

Pendant ce temps, Renaud est tout à ses jeux d’eau : et que je saute au dessus de la surface pour tenter un double salto, et que je recrache de la flotte par la bouche pour lâcher un geyser d’un mètre de haut, et que je jongle avec un bidon retrouvé flottant entre deux eaux… Pas l’ombre d’une mitraillette n’a encore pointé le bout de son nez (je m’améliore, du côté des métaphores) au dessus d’un muret de béton.

C’est alors que j’aperçois une masse énorme qui se déplace dans la mer (spontanément, je pense plus à un énorme « étron » qu’à un cétacé). J’ai beau crier sur la rive, tout faire pour alerter Renaud, celui-ci ne prête aucune attention à mes avertissements. Quand il sent le sous-marin lui effleurer la plante des pieds, il avale une grande bouffée d’air avant de se laisser couler.

Je m’agite sur la plage, commence à courir de droite et de gauche, bouscule quelques marins joggeurs…

Je vois réapparaître Renaud un peu plus loin. Il caresse la coque du sous-marin, tandis que l’eau a pris une jolie couleur rouille. Ô vision Homérique (Homéresque ?).a8df3a2e51b2d245ee098a2974c3ffae.jpg

Je n’ai pas entendu les militaires m’encercler, l’arme au poing.

-         Le gars qui fait le con dans l’eau, là, c’est votre ami ?

-         Heu… Oui, c’est un ami. Il est écrivain, mais pas seulement, il est aussi directeur de collection, et… je peux pas lui dire ce qu’il doit faire ou pas faire, vous comprenez ?

-         Ça lui prend souvent ?

-         Quand il est très satisfait de lui. Mais il est super exigeant quant à ce qu’il écrit.

Quelques heures plus tard, seul, je me remets de mes émotions dans le train pour Auray. Je me réjouis de ne pas avoir pris mon nouvel appareil photo numérique Polaroïd 2500X. Ce blog n’aurait pas supporté certaines images.

Conclusion (provisoire ?) : ce n’est pas parce qu’on est un spécialiste international des lutins, ou que l’on a prouvé que Ron Hubbard était Témoin de Jéhovah, que l’on doit se permettre d’embêter notre Marine Nationale. À bon entendeur...

30/06/2006

Vendredi 30 juin

Un lien vers une vidéo relatant ma lecture (im)mobile, voir note du 17 mai.

 

Autrement ? Je relis ce blog. J’élague, j’élague pas ? Je décide de ne pas virer la citation d’Olivier Py en date du 24 février, malgré sa prise de position écœurante dans l’affaire Handke. Ce n’est pourtant pas l’envie de censurer les inquisiteurs qui me manque… Je préfère me souvenir de ma découverte de « La servante », la première pièce de Py que j’ai lue.

 

Handke. Une phrase de lui : « Ecrire, c’est être attentif à la manière dont on vit. »

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14/03/2006

Mardi 14 mars

Un lien obligé dont je nourris mon blog avec beaucoup de retard.

08/03/2006

Mercredi 8 mars

Ma grand-mère gît en terre picarde. Aux côtés de mon grand-père, parti quarante ans plus tôt.

Lors de l’enterrement, j’ai fixé la terre (grasse, sombre, sans doute très riche) comme jamais je ne l’ai fait.

La présence de cette terre était hallucinante.

23/02/2006

Jeudi 23 février

Je viens de découvrir que l’ami Léon, taxi driver à Montréal, reconduit son blog  depuis quelques mois. Suivez le guide… je sais ce que je lui dois. Lors de ma résidence d’auteur à Montréal il y a 3 ans, Léon m’a fait découvrir quantité de coins et… d’auteurs (il est également l’un des meilleurs lecteurs que j’ai rencontrés à ce jour).

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