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19/01/2012

Vendredi 27 janvier, à 19 heures...

... vous savez où me trouver (cliquez sur l'image pour tout voir-tout lire).

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 Extrait du journal "Topo" :

" En 2012, les Jeux dits de la poésie zoomeront parfois sur un acteur de la poésie vivante ou laisseront carte blanche à un poète. À travers leurs réalisations, leurs textes, leurs univers, ces auteurs, éditeurs, revuistes rencontreront le public pour échanger sur la diversité de la poésie contemporaine. C’est Samantha Barendson qui a été sollicitée pour cette première carte blanche, qui aura lieu exceptionnellement un vendredi. La poétesse franco-argentine Samantha Barendson se fait maître de cérémonie et convie deux autres poètes voyageurs – Robert Notenboom et Frédérick Houdaer – à une lecture des écrits composés à partir des photographies de l’artiste lyonnais F(ak ) Artist. Lecture-vernissage qui laissera ensuite place à la discussion et aux éventuelles questions autour d’un verre. Dans le cadre de cette rencontre spéciale, les oeuvres de F(ak ) Artist seront exposées à la bibliothèque tout le mois de janvier.

Samantha Barendson, née en 1976 est un peu argentine, un peu française, un peu italienne et très poète. Elle écrit des poèmes dans toutes ses langues, seule ou avec ses amis également poètes, peintres, illustrateurs ou photographes, elle écrit à la main des livres d’artiste, des pièces de théâtre aussi et des contes pour enfants. Elle aime à déclamer, crier, hurler ou chanter, elle est parfois un peu comédienne, un peu frustrée de n’être pas une chanteuse de tango.
Bibliographie poétique :
• Coquelicots, Le Pré # carré éditeur, 2011
• Les délits du corps, Christophe Chomant éditeur, 2012
• Le combat, avec Jean de Breyne, collection Duos, 2012

 

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Robert Notenboom est né en 1931 à Paris, entre deux guerres, d’une mère allemande et d’un père néerlandais. Il a connu une vie mouvementée pendant laquelle il a toujours écrit mais ce n’est qu’après avoir traversé les souffrances d’une grave maladie qu’il s’est ouvert aux lecteurs. Il vit sur l’île de Groix depuis 25 ans. La poésie de Robert Notenboom qui se veut
sobre et dépouillée résulte de cette simplicité à laquelle « on arrive malgré soi en s’approchant du sens réel des choses » (Constantion Bràncusi). Puisant aux sources d’une spiritualité
fraternelle, elle privilégie l’expression pure de l’émotion et de l’amour.
Bibliographie :
• À l’embaumée des fleurs, Ed. du Puits Du Roulle, 2011
• Fables et contre-fables, Ed. AG.C., 2010
• Il n’y a pas d’hiver, Librairie Galerie Racine, 2010
• Du silence à l’éveil, Librairie Galerie Racine, 2009

Frédérick Houdaer est né en 1969, année poétique. Et si d’aucuns le cataloguent d’auteur de polars qui écrit de la poésie, d’autres pourraient également le qualifier de poète qui écrit des polars ! Il y a dans la poésie de Frédérick Houdaer des promenades, des scènes volées dans la rue, des interrogations et des doutes qui le rendent universel, mais il y a surtout une grande (auto)dérision, et un humour qui, loin d’être noir, nous réconcilie avec le monde.
Bibliographie poétique :
• Engeances, à paraître aux éditions La Passe du Vent, 2012
• Engelures, Éd. Oniva, 2010
• Angiomes, La Passe du Vent, 2005

Greg B., alias F(ak ) Artist, est né en 1976.
Photographe lyonnais, F(ak ) Artist is a real artist, un vrai artiste à l’imagination polychromée, l’oeil toujours en éveil et l’objectif en bandoulière, indubitablement attiré par les tags, les friches et tous les lieux désaffectés et fantomatiques qui échappent aux regards aseptisés. F(ak ) Artist retrouve ou révèle la poésie urbaine d’un monde qui semblait jusqu’ici abandonné."

En attendant la sortie de mon prochain livre (le mois prochain) ainsi que la parution de quelques uns de mes textes dans la très chic revue annuelle "PLS, Place de la Sorbonne" (la revue de Paris-Sorbonne IV) également le mois prochain...

Bon, c'est pas tout ça, mais je vous laisse pour un petit jogging hivernal.

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19/12/2011

La pré-Noël...

L'enfer ordinaire de la Fnac Bellecour à quelques jours du 24 décembre (pas pour acheter des livres... pour acheter des livres, il existe des librairies à Lyon, celle-ci par exemple). Et soudain, les photos exposées d'Anastasia Taylor-Hind (demoiselles cosaques & mannequinat russe sans une once de bling-bling). De quoi me faire oublier les files d'enseignants avec leur exemplaire de Foekinos et leur intégrale "How i meet your mother". 

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Autrement ? "Il y a comme un air / De cimetière militaire / Pourtant tout est vivant" ("des coquelicots" de Samantha Barendson, Pré#Carré éditeur).

24/11/2011

Le Gang des Lyonnais # 1

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 « Je suis un homme de télévision, je la fais, et je sais que le meilleur moyen d’éteindre la lecture, de tuer toute curiosité, d’abandonner ses projets de voyage ou de refuser de sortir le soir, c’est d’allumer cette saloperie. »

Jacques Martin, in « L’autre journal » (1992)

06:52 Publié dans LyonnÈseries | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : martin, brassens

02/10/2011

Mon tour du pâté de maison # 4

Comme dans les épisodes précédents, ces photos ont été prises à moins de cinq minutes à pied de chez moi (cliquez sur les images pour les agrandir... et merci de glisser un lien vers mon blog si vous m'en piquez une).

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25/09/2011

EXTRAIT DE L'UN DE MES TEXTES LUS...

... la veille :

 

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(Photos de Pauline Catherinot)

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les eaux usées

qui coulent sous ma ville

viennent de faire l’objet d’une étude très sérieuse

d’où il résulte

que chaque lyonnais consomme en moyenne

un kilo d’héroïne

et autant de gaufres liégeoises

par an

 

pendant ce temps

des employés des espaces verts

font pousser dans un square

les tours du World Trade Center végétalisées

pour commémorer le dixième anniversaire du 11 septembre

et personne n’a l’idée de passer

commettre un attentat

à l’aide d’une tondeuse

 

pendant ce temps

une fillette s’étouffe avec un pois chiche

lors de son anniversaire

a-t-on idée de manger du pois chiche

le jour de son anniversaire ?

 

pour le reste ?

rien à signaler

ou pas grand-chose d’autre

à un détail près

 

(...) 

parce qu’il va bien falloir en parler

de la queue de poisson cosmique

de mon dernier et méchant rêve

dans lequel je créée un nouveau parc d’attraction

POESIELAND

(...)

il va bien falloir en parler

de ce manifeste

rédigé un soir de jeun

puis brûlé un soir de cuite

un texte dont je ne me souviens que de la première phrase

ne montre pas ton cœur

 

22/08/2011

Mon tour du pâté de maison # 3

Photos prises à moins de cinq minutes à pied de chez moi (cliquez sur les images pour les agrandir... et merci de glisser un lien vers mon blog si vous m'en piquez une). 

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Les épisodes précédents ici et .

12/08/2011

Mon tour du pâté de maison # 2

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Photos prises à moins de cinq minutes à pied de chez moi (cliquez sur les images pour les agrandir... et merci de glisser un lien vers mon blog si vous m'en piquez une). 

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08/08/2011

Mon tour du pâté de maison # 1

Photos prises à moins de cinq minutes à pied de chez moi (cliquez sur les images pour les agrandir... et merci de glisser un lien vers mon blog si vous m'en piquez une).

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Lyon, Guillotière

 Lyon, Guillotière 

Lyon, Guillotière

Lyon, Guillotière

 

23/05/2011

"La Scène et le Cabaret… PoétiqueS !"

Un article signé Leila Lovato pour le Bloc-Note de la Mapra :

 

" Ce mois-ci, nous retrouvons Patrick Dubost et Frédérick Houdaer, écrivains, agitateurs de littérature et de poésie, déjà invités pour cette page par Gérard Mathie ou moi. C’est vrai qu’ils sont sur plusieurs ponts, et notamment ceux de la Scène pour l’un, du Cabaret pour l’autre… poétiques of course ! Petit échange alors que la Scène Poétique, pilotée par Patrick Dubost, reprend en mai à l’ENS à l’invitation de Eric Dayre (qui dirige le Centre d’Etudes et de Recherches comparées sur la Création), et après son éviction brutale du programme de la Bibliothèque de la Part-Dieu. L’occasion, selon Patrick Dubost, de “repenser certaines choses, de formuler des propositions que je réservais pour la BM. Tout cela verra doucement le jour, mais pas de gros changements sur le fond : donner la parole aux poètes, sans artifice, sans béquille”. Quant au Cabaret Poétique, emmené par Frédérick Houdaer, il fête son premier anniversaire en juin, au Périscope où il a vu le jour, en partenariat avec “L’Université Populaire” que Françoise Bressat a créé il y a quelques années. “Chaîne d’amitiés” qui de fil en aiguille a conduit à ouvrir le Cabaret dans “ce lieu formidable” initialement dévolu à la musique (Jazz). “J'aspirais à un rendez-vous qui ne se prenne pas au sérieux, mais où seraient conviés des personnes qui, elles, prennent l'écriture au sérieux. Pas une scène ouverte, non, le fruit d’une vraie programmation, mais réellement curieuse, avec mélange des genres et des générations. Et à l’arrivée, le contraire d’un zapping stérile”. Suite de l’entretien…

 

L - Pouvez-vous chacun donner une définition du moment de poésie que vous pilotez ?

F - Le Cabaret Poétique, ce n’est pas la messe. Ce n’est pas non plus le lieu du grand n’importe quoi. C’est un lieu (magique, une salle de jazz coincée entre deux prisons désaffectées) où souffle quelque chose qui fait beaucoup de bien aux gens qui y passent… On appellera ça “une brise fraîche” pour ne pas employer de formules trop connotées. C’est fragile. Rythmé. Pas question de s’y ennuyer.

P - La Scène Poétique permet de découvrir, à Lyon, des poètes qui font un travail singulier et fort, dans toute la diversité de la production poétique actuelle. Une attention particulière est portée sur l’oralité, et la capacité dans laquelle se trouve le poète de gérer cette situation de lecture publique, avec sa voix, son corps, son énergie et les différents moyens techniques dont il veut disposer. Je tente de trouver un équilibre entre poètes reconnus et poètes en devenir, hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, de la Région ou venant de loin, d’une modernité batailleuse ou d’une sagesse tranquille, sans oublier les inclassables.

 

L - Et présenter le moment que l'autre pilote ?

F - J’ignore les changements que connaîtra “La scène Poétique” en passant de la Bibliothèque de La-Part-Dieu à l’E.N.S. Penser à retirer à Patrick les poignards que certains lui ont plantés dans le dos.

P - À la différence de la Scène Poétique, le Cabaret Poétique animé par Frédérick Houdaer est beaucoup plus convivial, moins sévère, avec des interventions plus nombreuses et plus courtes, presque exclusivement centré sur des auteurs de la Région, avec une plus grande volonté encore de faire découvrir des jeunes et leur servir de tremplin. Le contexte plus institutionnel de la Scène Poétique (aujourd’hui l’ENS) m’oblige à plus de rigueur, en invitant des poètes avec un parcours déjà solide (sauf rares exceptions) en termes d’édition et d’interventions publiques, à l’échelon national.

 

L - Quelle est votre acception (ou acceptation) du mot “poésie” ?

F - Le lieu, le temps, l’espace de tous les “Why not ?” (dernière phrase prononcée par un cow-boy à la fin de “La horde sauvage”).

P - Cette question est un continent. Je vais livrer ici quelques phrases qui, chacune, mais aussi prises dans leur ensemble, seront toujours trop réductrices. La poésie est avant tout, pour moi, un travail sur la langue. (C’est là où l’on retrouve, souvent, tous les écrivains qu’on ne sait où situer, trop inventeurs dans leur domaine, parfois romanciers ou auteurs de théâtre, mais accueillis bras grands ouverts chez les poètes). C’est le lieu d’une langue utilisée non comme véhicule d’une pensée, ou d’images, mais d’une langue qui devient matière de pensée ou d’images. Une langue qui navigue entre les yeux et la bouche de celui qui écrit / dit, et entre les yeux et les oreilles de celui qui lit / voit / écoute. En situation d’écriture, la question de l’oralité induit des choix parfois difficiles : la parole agissant dans les yeux n’obéit pas toujours aux mêmes contraintes qu’une parole pensée pour la déclamation, ou simplement la voix haute. Enfin, lorsque j’emploie le mot “poésie”, c’est toujours dans un sens “littéraire”. Je distingue fortement dans leurs usages les mots “poésie” et “poétique”. Je me souviens toujours avec un sourire d’avoir lu, autrefois, un article dans un journal qui parlant d’une représentation théâtrale titrait : “Spectacle très poétique, dommage que le texte ne soit pas à la hauteur” !

 

L - La poésie est-elle soluble aujourd'hui ? C'est à dire se désintègre-t-elle, s'intègre-t-elle, ou va-t-elle toujours contre ?

F - Elle a tout l’avenir devant elle. Et le présent ne peut la menacer sérieusement, malgré…

P - Soluble je n’aime pas trop ce mot. Elle se désintègre (dans le sens où elle explose) oui, et se reforme ailleurs. Elle s’intègre, oui, avec le temps. Elle va souvent contre, et souvent profondément avec. Elle est partout et nulle part, et jamais soluble.

L - Y a-t-il une spécificité de la poésie à Lyon aujourd’hui ? Une spécificité du milieu lyonnais de la poésie ? Comment te débrouilles-tu / vous débrouillez-vous avec l’idée de milieu ? À quel milieu poétique (une région, un courant, un temps…) vous affileriez-vous le mieux, le plus volontiers ?

P - Non, je ne crois pas qu’il y ait de spécificité de la création poétique sur Lyon aujourd’hui. J’aimerais. Il faudrait pour cela une plus grande synergie, sur des années. Une ville comme Lyon pourrait certainement jouer un rôle, mais force est de constater que l’imagination et la volonté politique ne sont pas au rendez-vous. Quand au “milieu” de la poésie, il existe certainement, mais il me semble avoir des frontières suffisamment floues pour être supportables. Et j’aime cette richesse, ce territoire étendu. Je ne me sens d’aucune affiliation, sinon mon attention particulière pour la poésie orale, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier, et pour des formes expérimentales ou novatrices qui n’abandonneraient ni le sens ni le sensible. J’ai une grande tendresse pour ce qui sonne juste - juste jusqu’à la singularité - et ce qui, d’une manière ou d’une autre, a quelque chose à voir avec la profondeur.

F - Qui vous dit que nous sommes à Lyon ? Mes affinités ? Thomas Vinau, Jean-Marc Flahaut, Daniel Labedan, etc…

 

L - Quels seraient les invités d’un Cabaret / d’une Scène poétique idéal(e), merveilleuse, révolutionnaire ?…toutes époques confondues.

P - Jolie question. Mais quand je réfléchis plus de quinze secondes, je vois des dizaines de figures qui se bousculent au portillon, certaines venant de la Renaissance ou du XIXe, d’autres de plus en plus nombreuses en avançant dans le XXe, et tous ces anciens noyés dans la foule innombrable de ceux qui, bien vivants, ont encore le pouvoir de regarder leur montre.

F D’Agrippa d’Aubigné à Christian Prigent, avec de nombreuses joutes, des démonstrations d’escrime. Puisque “style” et “stylet” ont la même étymologie. Des musiciens. Des séances de spiritisme (demander au grand Buck combien de bières il a sifflées dans l’au-delà). Et du feu. Du vrai feu (à l’instar de ce qui a été proposé au Parc de la Tête d’Or lors de la dernière Fête des Lumières). Que des trucs “pas aux normes de sécurité”.

 

L - En peu de mots, à quelle expérience langagière, physique, sociale répond le besoin, le désir, d'écrire, d'entendre de la poésie ?

P - Une seule phrase ?…Très courte ?…Alors…Tout cela pour…Ne pas mourir ?!

F - Me souviens du beau texte d’un poète nommé Patrick D. Il s’intitulait “Pour ne pas mourir”.What else ? "