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18/07/2017

"NUIT GRAVE" lu par Marc Guimo

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"Nuit grave" n’est pas un recueil, c’est un morceau de nuit, littéralement. Un morceau de nuit tombé entre nos mains et qui au départ, on imagine, se serait fait la malle depuis le cerveau d’un homme infidèle au jour, un homme jouant à quitter l’orbite trop stable des ampoules, à franchir ses frontières domestiques pour rejoindre les routes imprévisibles et dénudées de son film noir. Ici la nuit n’est ni un pote de chambrée ni une couverture que l’on tire à soi : tout simplement, elle s’installe dans nos corps et dans nos yeux comme chez elle, posant devant nous ses valises chargées de questions : sa présence n’est plus évitable et ses tours de gardes sont les libres extensions de nos sens. Ici, on écrit blanc sur noir : le soin apporté par l'éditeur à l’impression est exceptionnel, et les pages noires s’enchainent telles des ellipses sous nos doigts : nous n’échapperons pas à la nuit dans le texte, à ses craquements d’allumettes plus tenaces que le monde qui grogne plus loin, des allumettes comme un passeport, et à vrai dire nous ne sommes pas pressés de fuir lorsqu’on nous demande d’en tenir quelques unes, chaque poème est une enquête et nous y mettons aussi notre part d’ombre, car tout le monde ne dort pas à la même heure, car tout le monde n’a pas envie de dormir.

Marc Guimo

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