Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/04/2018

Estelle Dumortier...

a lu ce livre.

couv.jpg

"DE LA LECTURE DE FRÉDÉRICK HOUDAER OU DU JEU DE DUPE

Je viens de finir de lire « Armaguédon Strip » de Frédérick Houdaer (prononcez « HouDAR ») sorti en janvier de cette année aux Éditions Le Dilettante. Autant le dire tout de go : il est parfaitement interdit de sauter des pages et de lire les dernières avant d’y arriver sous peine de damnation éternelle ! Qu’attendre d’un livre dont le titre et la couverture annoncent l’ultime bataille et dont le sujet principal semble êtr...e les tribulations molles d’un fils à maman témoin de Jéhovah… si ce n’est la fin du monde ! L’auteur, qu’on peut croiser sur une colline de Lyon (la Croix-Rousse) et dont le mot « poetry » est tatoué en grand sur le bras droit (celui qui écrit), revient en force dans le roman, ses premières amours. Il n’est pas anodin que, parmi ses sept recueils de poésie, il y en ait un (« Fire Notice » aux éditions Le Pont du Change (2013)) qu’il consacre à la magie. Le magicien n’est-il pas celui qui excelle dans le jeu de dupe ? Christophe Cordier, dit ÉphèZ, dessinateur de BD, voit son petit monde bousculé par l’hospitalisation de sa mère, témoin de Yahweh, qui a besoin d’une transfusion sanguine : c’est le début du roman. On entre alors dans ce petit monde comme dans une paire de vieilles baskets confortables : ça va vite, on avance, on est pris dans l’histoire, et nous voilà aux trente dernières pages comme si de rien n’était… sauf qu’arrive ce qu’on n’avait pas vu arriver ! On sentait bien un peu de sable dans les rouages, des hics, mais ce qu’on n’avait pas repéré, c’est que l’auteur avait endormi notre attention, l’avait retenue à un endroit alors que c’était à un autre que tout se jouait. On finit la dernière phrase, le dernier mot, et on n’en revient pas et on décide de revenir en arrière, de retrouver ce qu’on avait raté, où le sable s’était logé. Morale : les derniers seront les premiers et les premiers les derniers, méfiez-vous des fils à maman, le maître de l’histoire c’est le Créateur. Que ce soit dit !"
Estelle Dumortier

2303229151.jpg

 

 

Les commentaires sont fermés.