UA-136760349-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/05/2017

100 % Goodis

" Rien, voilà à quoi son existence se résumait. Pas de boulot, pas d'argent, pas de petite amie. Il grappillait quelques pièces de monnaie à droite et à gauche, jouait au billard et buvait du mauvais whisky. Les jours se traînaient, gris, interminables, remplis de la douleur sourde des désirs refoulés. Jusqu'au jour où il la rencontra. Elle vint à lui, surgie du froid glacial et de la pourriture des ruelles étroites. Opulente, sensuelle et consentante, et brusquement, elle se retrouva entre ses bras, une traînée de bas étage qui mit sa vie en pièces et lui donna... Tout. "

David Goodis

sans-titre.png

 

23/03/2017

Vous trouverez...

Indic28CouvFin-350x468.jpg

... le texte que j'ai écrit à quatre mains avec Jérôme Leroy à Nantes ("Nos poètes sont tous des héros de roman noir") dans le dernier numéro de "L'Indic" !

 

26/01/2017

Un plateau impensable de nos jours...

... Malet, Manchette, A.D.G... 

 

19:51 Publié dans polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : a.d.g, malet, manchette

27/12/2016

Poésie & polar # 2

 

18/12/2016

Pete Dexter

gods.jpg

Mickey Scarpato avait quarante-cinq ans et ne comprenait pas les femmes. Rien à voir avec les tirades misogynes des barmen ou des comiques dans les cafés-théâtres, sa façon à lui de ne pas comprendre les femmes étaient plus proche de celle dont les pauvres ne comprennent pas l'économie. Ils peuvent rester plantés leur vie entière devant le bâtiment de la Girard Bank sans rien piger de ce qui s'y passe. Voilà pourquoi, quand il s'agit de braquer quelque chose, leur choix se porte généralement sur la supérette du coin.

Pete Dexter, "God's Pocket", éd. de l'Olivier (trad. Olivier Deparis)

pete dexter,god's pocket,olivier deparis

 

22/11/2016

Poésie & Polar # 1

 

jérôme leroy,le bloc,fondu au noir,maison de la poésie de Nante,le lieu unique, poésie et polar,polar,poésie

 

21/09/2016

En novembre, à Nantes...

PoesiePolarFondu.jpg

 DES INDICES...

02/02/2013

Cutter's Way

 

23353_10151355853898872_1155765257_n.jpg

 " - Tu veux des crevettes ? demanda la femme.

- Sûr.

- Il paraît que c'est bon pour la virilité, les fruits de mer, n'est-ce pas ?

- Dans ma branche, on ne peut pas s'en passer.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit.

- Ah, bon ?

- Dans ce cas, je regrette. C'est seulement que tout ça... Les femmes ont tout de même leur amour-propre.

- ça quoi ?

Elle eut un rire sans joie.

- Tu ne vois vraiment pas ?

- Tes amies, dit Bone, tu vas aller les retrouver ?

- C'est ce que tu veux ?

- Je croyais que c'était ce que tu voulais.

Il haussa les épaules. Il n'y avait rien à dire, rien qui puisse faire une différence. La femme appartenait à un groupe de trois institutrices de Fargo, dans le Dakota du Nord, qui passaient les vacances de printemps à Santa Barbara. Elles avaient apparemment prévu qu'elles pourraient toujours se rabattre sur les sites historiques locaux, les boutiques d'artisanat et les antiquaires, si aucun homme ne se présentait. Il l'avait rencontrée alors qu'elle prenait un bain de soleil sur la plage, seule... ses collègues se levaient tard... mais elle n'avait guère été enthousiasmée par l'idée de les abandonner, de prendre cette  nouvelle chambre dans un motel, de passer deux jours et une nuit avec lui et, naturellement, de régler toutes les factures. Des problèmes, avait-il expliqué. Une mauvaise passe. C'était provisoire. Et elle accepta cela avec l'applomb tranquille des femmes d'aujourd'hui, parut même en fait éprouver une jubilation preque indécente à dépenser ses traveller's checks, à lui passer de l'argent sous la table et parfois même dessus.

(...)

- Qu'est-ce que je vais leur dire ? demanda-t-elle.

- A qui ?

- A mes amies. Qu'est-ce qu'elles vont penser?

- De quoi ?

- De toi. De ce qui nous est arrivé. Qu'est-ce que je leur raconte ?

- La vérité.

- C'est-à-dire ?

- Que tu t'es aperçue que je suis un minable. Un fauché. Un clodo.

- Tu n'en as pas l'air. "

Trad. Daniel Lemoine

 

08/07/2012

VAR # 1

09bb8edc9276933bbd218931e737bd25.jpg

En guise de carte postale toulonnaise, cet extrait de mon polar (inédit) « TRACEUSES » qui se déroule… devinez où.  

 

« Midi à l’horloge de la gare. Façades noircies par la pollution comme par un monstrueux fusain. Parfois, quelques tâches de rouge ayant viré au rose, des fringues qui sèchent aux balustrades, couleurs passées au soleil. Un, dix, cent volets fermés laissent filtrer vers l’extérieur les lumières inquiétantes de postes de télévision. Chaque pâté d’immeuble sert de coffrage à une centrale nucléaire en plein accident Tchernobyl.

Marion avance. Marche. Trace. La laideur comme un feu d’artifice permanent. Fausse blonde à l’âge indéterminé, Cine Sex Video, fausse blonde mangeant pizza, Elegance Canine, fausse blonde portant de vraies chaînes en or, Parfumerie Sandy, fausse blonde avec un méchant coquard, cinoche à la programmation 100% américaine, fausse blonde engueulant une autre fausse blonde, aloès albinos, fausse blonde sortant d’un hammam, plaque commémorative « Membres de l’Eglise Réformée de France morts pour la Patrie », fausse blonde crachant dans une fontaine à sec, bagarre dans le local des Associations des Harkis du Var, fausse blonde s’arrachant la peau bronzée de son bras droit contre le tronc d’un palmier, des fringues impossibles, toute une mode vestimentaire exhibant des zones érogènes parfaitement cramées, fausse brune… »

10:56 Publié dans a.2) MES TEXTES, polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toulon